REFLEXION

Israël sous les sirènes

Alors que le bilan s’est encore alourdi dans la bande de Gaza , côté israélien, la population vit entre la crainte des roquettes et le désir d’en finir avec le Hamas. A Israël, les sirènes retentissent soudain à la hauteur de la ville, les automobilistes garent leur véhicule en toute hâte sur le bord de la chaussée avant de se précipiter dans de petits abris en béton.



Israël sous les sirènes
La violence se déchaîne, faisant déjà 85 morts à Gaza et 3 en Israël selon l'agence Reuters. En attendant de trouver – peut-être – un début d’accord ou une trêve des combats, les tirs de roquettes et de missiles se poursuivent. A Tel-Aviv, les journées sont entrecoupées par le bruit strident des sirènes qui préviennent d’un danger imminent. «Lorsqu’une sirène retentit on a 15 secondes pour se cacher dans un bunker», confie Marianne, une israélienne. Et pour la jeune femme de 24 ans qui n’a pas toujours vécu en Israël, la situation est parfois difficile à supporter. «C’est toujours beaucoup d’inquiétude quand que l’alarme se met à sonner et que deux minutes après, tu entends un énorme "Boum", raconte-t-elle. 
 
La peur hante les israéliens 
Dans la ville d’Ashkelon Juste au-dessus d’un immense verger, on distingue clairement le sillage de quatre roquettes tirées depuis l’enclave palestinienne : une détonation sourde, suivie d’un panache de fumée noirâtre. Puis, très rapidement, quatre nouvelles explosions, des boules de feu qui illuminent un instant les nuages. Le système de missiles antimissiles israélien financé par les Etats-Unis , vient d’entrer en action et de détruire les roquettes avant qu’elles ne touchent le sol. « Cette fois, on a eu chaud, mais ce bouclier n’est pas fiable à 100%, beaucoup d’ogives tombent quand même sur la ville », prévient, un officier  israélien à Ashkelon. « Toutes les écoles de la région sont fermées sur un rayon de 40 km. Ici, vous avez cinquante secondes pour chercher un refuge après le déclenchement des sirènes affirme l’officier israélien. Vers Sderot, plus près de Gaza, c’est quinze secondes. Comme beaucoup d’habitants du Sud, Rachel, 34 ans, employée agricole dans une ferme près de Kiryat Malachi, la souhaite ardemment. « Ici, on vit constamment dans la peur, sous les feux des roquettes s’énerve- t-elle. La plupart des habitants sont «choqués et perturbés et n’osent même pas aller dans la rue pour se rendre à l’école». A force d’alertes, l’angoisse perpétuelle d’une possible attaque sur la ville. «Ici, en Israël, on n’était plus en sécurité depuis plusieurs mois… on avait tous les jours la menace de roquettes, raconte une autre femme. D’après Jean-Claude Lefort, président de l’association France-Palestine, «il est impossible de parler de légitime défense». «Il y avait une trêve qui avait été acceptée entre les deux pays, et cette trêve a été brisée». Selon lui, si Benjamin Netanyahou a décidé d’attaquer Gaza, c’est d’abord pour une question électorale. «Comme en 2009, c’est insupportable que pour des questions électorales il y ait autant de morts, commente-t-il. 
 
1093 missiles atteignent l’occupant  
Les brigades d’el-Qassam, bras armé du mouvement de Hamas, ont annoncé avoir bombardé l’occupant israélien de plus de 1000 missiles et projectiles depuis le début de l’agression israélienne sur la bande de Gaza, mercredi 14/11, jusqu’à dimanche soir, le18/11/2012.  Les brigades ont affirmé avoir lancé, hier, 192 projectiles, l’un d’eux, lancé pour la première fois, a atteint la ville de Hartsilia qui se trouve à 80km de Gaza. "D’autre part un autre missile terre-air a visé un hélicoptère, ce qui augmente le total des missiles et projectiles à 1093 lancés depuis la bande assiégées", ont révélé les brigades d'el-Qassam.
 

Riad
Mercredi 21 Novembre 2012 - 00:00
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