REFLEXION

Inquiétude chez les Israéliens



A l’heure où la Syrie s’engouffre dan s un semblant de guerre qui ne dit pas son nom, et suite à l’envoi de chars et de blindés pour faire taire les protestataires, dont le nombre ne cesse d’augmenter, les ambassadeurs syriens ont été convoqués dans cinq pays de l’Union Européenne que sont Londres, Paris, Madrid, Berlin et Rome qui, à l’unanimité, condamnent l’escalade de la répression dans ce pays. Il a sans doute été demandé aux ambassadeurs d’agir en vue de faire cesser, au plus vite, les tueries. Reste à savoir si les cinq ambassadeurs auront la force et les capacités d’influer sur Bachar El Assad pour qu’il rappelle ses blindés, range ses armes, s’adresse à son peuple et donne suite aux réformes exigées par les protestataires. Or il se trouve que la situation actuelle semble prendre un autre tournant du fait que les représentants des 27 pays de l’UE devaient se réunir hier à Bruxelles, sans doute pour discuter des sanctions à entreprendre à l’encontre du dirigeant syrien. Pendant ce temps, de l’autre côté des frontières israélo-syriennes, Israël suit de près le déroulement des événements. Les Israéliens sont plus que jamais inquiets et craignent, selon Itamar Robinovitch, ancien ambassadeur à Washington, le déclanchement d’un nouveau conflit avec Israël au Liban ou dans la bande de Ghaza que provoqueraient les Iraniens et El Assad, dans le but de détourner l’attention de la situation en Syrie. Ce que redouteraient le plus les Israéliens, au cas où Bachar El Assad venait à chuter, c’est l’apparition des frères musulmans sur la scène politique après le départ du président syrien. Selon les médias, Benyamin Nétanyahou aurait demandé à ses ministres « d’adopter un profil bas à propos de la Syrie », suite à la tournure que prend la situation dans ce pays qui risquerait de s’engager dans une guerre civile dont la fin serait imprévisible. Tout porte à croire que tout est possible, vu ce qui se passe en Libye avec Kadhafi qui ne veux pas plier malgré les frappes de l’OTAN. Hormis la Tunisie, où les dégâts n’étaient pas aussi importants étant donné que le chef de l’Etat a su se retirer en temps opportun, en Syrie comme en Libye, El Assad et Kadhafi ne semblent guère se soucier du nombre de morts et de blessés parmi leur peuple. Ces deux dirigeants semblent déterminés, plus que jamais, à poursuivre la répression des manifestants et ce, malgré les appels incessants de la communauté internationale de mettre fin aux tueries des populations. En attendant que la situation se stabilise, les Israéliens restent sur leurs gardes et vont jusqu’à penser à d’éventuels projets d’attentats terroristes anti-israéliens à l’étranger que serait sur le point de commettre le Hezbollah.

M. Bentahar
Dimanche 1 Mai 2011 - 11:22
Lu 428 fois
CHRONIQUE
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 11-12-2016.pdf
3.63 Mo - 10/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+