REFLEXION

Informatisation de l’état civil à Sidi Bel Abbès : Un marché au cœur d'une polémique remis sur la table

Le fameux projet de l’informatisation de l’état civil de l’APC de Sidi Bel Abbès qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive est en finalité un échec avec à la clé pas moins de trois milliards de centimes partis en fumée du budget communal. Ce constat d’échec est facilement vérifiable du fait que l’usager de l’état civil continue à retirer son extrait de naissance au stylo après de longues files d’attente à l’exception des actes de naissance qui sont passés par l’opération dite « catalogage ».



Informatisation de l’état civil à Sidi Bel Abbès : Un marché au cœur  d'une polémique remis sur la table
Pourtant l’initiateur du projet annonçait pompeusement sous la houlette des responsables de l’entreprise que dès la réception du projet, tous les documents de l’état civil allaient être imprimés à la seconde ce qui ne fut finalement que mirage puisque les documents continuaient à être délivrés au stylo. Avec trois milliards déboursés rubis sur ongle l’on se retrouvait il y a quelques temps toujours  au point de départ et à la merci de l’entreprise réalisatrice qui ne voulait pas lâcher du lest avec la complicité d’un élu actuellement en exercice. La dernière visite de l’émissaire de Dahou Ould Kablia qui remonte à un peu plus d’une année a fait ressortir le sentiment du fait accompli, affirment des sources proches de l’APC. Toutefois, le représentant du ministre de l’intérieur avait  été formel sur l’interdiction de l’utilisation du réseau d’Algérie télécom pour parer à d’éventuels piratages et empêcher par tous les moyens l’entreprise privée d’intervenir sur les équipements installés même sous le prétexte de l’entretien. Qu’en est il actuellement de cette instruction ? … A cette époque l’APC se trouvait sous le coup d’un chantage et l’insistance inexpliquée de cet élu pour approuver une convention d’entretien pourtant formellement interdite par le ministère de l’intérieur. Cette question a fait l’objet d’une chaude polémique au sein d’une assemblée ordinaire du mandat expiré. Entre le refus de l’entreprise de mettre à la disposition des informaticiens de l’APC, la source du système et les instructions du ministère de l’intérieur, l’on s’achemine vers la mise en place de la convention puisque, a-t-on appris, le maire a chargé une commission d’élus  composée de l’élu artisan du projet et de l’actuel maire qui était chargé du suivi du dossier de peaufiner les clauses de la convention d’entretien pourtant interdite. L’informatisation de l’état civil de Sidi Bel Abbès qui a été initiée en 2006 du temps du maire Mr M. a été frappée par un refus catégorique de l’approbation de la délibération par l’ancien chef de daïra qui aurait senti le roussi. Lors du mandat précédent, le même élu qui avait entamé son second mandat en a fait son cheval de bataille pour tenter de convaincre tout le monde et en 2009, il a réussi par son insistance à convaincre l’actuel chef de daïra qui avait signé la délibération et le projet non actualisé à l’époque avait été entamé  et concrétisé en quelques semaines avec une liquidation express des situations. La célérité avec laquelle les situations de ce projet ont été liquidées avec l’assistance de cet élu a dépassé toutes les logiques des projets octroyés par l’APC. En finalité avec l’informatisation qui a été généralisée par le ministère de l’intérieur qui n’avait d’ailleurs jamais accordé son  autorisation, l’APC de Sidi Bel Abbès a non seulement déboursé la faramineuse somme de 3 milliards mais se retrouve handicapée par rapport au reste des communes du pays qui délivrent en toute facilité des documents de l’état civil imprimés. Les documents de ce marché sont restés et continuent d’être la chasse gardée d’un service et aucun élu de l’ancienne APC n’a eu le droit d’en prendre connaissance des articles passés dans cette convention sauf pour ceux qui ont défendu et suivi le projet. Le chapitre de la fibre optique contenu dans la convention devrait être retranché du fait que l’entreprise avait branché les trois annexes dans le réseau d’Algérie télécom avec une convention passée à l’époque avec cette entreprise qui détient le monopole pour un loyer annuel de 2 millions de dinars. On parlait à ce moment de la somme de trois millions de dinars. L’élu en question avait proposé que l’APC rachète la fibre optique pour relier d’autres annexes. La vache à traire qui est la municipalité continuera contre vent et marée à allaiter pour peu qu’elle puisse arriver un jour à produire du lait.

D.M.
Dimanche 26 Mai 2013 - 10:35
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