REFLEXION

Inexistence d’un tissu industriel dans la région de la Saoura ?

Chaque jour que Dieu fait, les langues se délient dans les cafés et les places publiques, à cause de l’inexistence d’un tissu industriel à travers la wilaya de Béchar, et les participants aux débats de ce sujet n’hésitent pas à incriminer l’absence de volonté chez beaucoup d’investisseurs potentiels à se lancer dans le domaine industriel et font l’objet de critiques des plus insensées.



Selon certains observateurs de la scène locale, malgré les différents programmes de développement dont  a bénéficié  cette wilaya ces dernières années, il semble lui manquer toujours quelque chose d’essentiel qui  lui fait cruellement défaut, en l’occurrence un secteur industriel compétitif au vrai sens du mot. Cette ville est réduite à une économie de Bazard, où le secteur tertiaire occupe une place prépondérante, ne cessent-ils de répéter  à ceux qui veulent bien les entendre.  Et de poursuivre ;  aucune usine ou atelier de fabrication créateur d’emploi et de richesse n’existe, mis à part deux moulins d’agro-alimentaire l’un privé et l’autre étatique. Selon des sources proches de la direction de wilaya de la petite et moyenne industrie, les investissements privés dans des grands projets d’envergue, n’existent pratiquement pas. Les quelques investisseurs potentiels préfèrent des petits créneaux, d’hôtellerie, ébénisterie ou de fabrication de parpaing et carrelage, des petits projets, peu coûteux qui rapportent dans l’immédiat et demandent moins de main d’œuvre. La population de cette ville, dont une frange importante notamment des universitaires et autres diplômés est confrontée aux problèmes de chômage, ne cesse de réclamer des emplois stables et d’avenir. A part le problème de logements qui semble avoir trouvé une solution, à la faveur du programme complémentaire d’habitat rural dont a bénéficié cette wilaya, au lendemain de la dernière visite du premier ministre, de 10 000 unités supplémentaires, dont quelque 5740 unités ont été attribuées dans la commune de Bechar, avaient amené une accalmie, puisque beaucoup de jeunes célibataires ont en bénéficié. Rappelant que cette wilaya a bénéficié aussi au titre du plan quinquennal 2010-2014 d’un programme de logements ruraux de 10 200 unités, de 2000 logements sociaux, ainsi que de 1000 habitations promotionnelles. Il est à noter que l’attribution d’un programme de quelque 1000 logements sociaux est attendue dans les prochains jours qui viennent uniquement dans la ville de Bechar, en plus de 1500 lots à bâtir dans le cadre de l’auto-construction. Cette chance pour les gens dans le besoin d’un logement est à saisir, pour ne plus exprimer une autre fois leur colère et leur désespoir, avant que cela ne soit trop tard, nous a fait savoir le DLEP. Aussi, pour beaucoup d’observateurs de la scène locale, si le problème de logements ne pose plus avec acuité, c’est celui du chômage des universitaires qui demeure prépondérant, faute d’un tissu industriel créateur d’emploi et de richesse. « Comment voulez-vous que des promoteurs économiques investissent leur argent dans une zone industrielle où il n’existe pas le minimum vital de commodités ? », nous a soulignés un groupe d’investisseurs. En effet, il existe bel et bien une zone industrielle dans cette ville de quelque 200 hectares toujours en quête de réhabilitation, dont les travaux entamés depuis des années se prolongent indéfiniment et demeurent l’une des principales causes de la désaffection et du peu d’empressement des opérateurs économiques à investir. Le site industriel, qui a pourtant bénéficié d’une enveloppe financière de 300 millions de DA souffre en particulier des carences en matière de viabilisation, particulièrement l’AEP et l’assainissement, l’éclairage … Selon des sources proches de ce dossier, le choix a été porté sur une entreprise privée pour exécuter les travaux de viabilisation du site pour un délai de huit mois, les travaux connaissent un rythme long et durent depuis 4 ans. S’agissant des murs de clôture de cette zone, leurs travaux ont commencé depuis 2007 et durent encore et toujours, quant aux autres commodités nécessaires qui pourraient donner un élan nouveau à l’emploi dans cette wilaya, exige beaucoup de sérieux et de détermination. Ainsi, les Bècharois continuent de se poser la question de l’absence d’une zone industrielle digne de ce nom, capable d’ouvrir de large espoir et perspective d’avenir à toute la région de la Saoura. 

Fendaoui Hadj
Lundi 16 Juin 2014 - 10:26
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