REFLEXION

Impliqué dans l’explosion de l’aéroport d’Alger, en 1992, le fils d’Abassi Madani arrêté en Inde



Impliqué dans l’explosion de l’aéroport d’Alger, en 1992, le fils d’Abassi Madani arrêté  en Inde
Les services de sécurité indiens viennent d’interpeller le fils cadet d’Abassi Madani, fondateur et ancien dirigeant de l’ex-FIS. Salim Madani, 42 ans, a ainsi été interpellé en fin de semaine au niveau de l’aéroport de Madras dans le district de Chinay. Il se dirigeait, pour on ne sait quelle raison, vers la contrée indienne de Bangolo.
Il venait de Kuala Lumpur, capitale malaisienne, où avait séjourné son père pendant un temps et où résiderait toujours l’officier félon Teguia, ce qui tend à conforter les suspicions des services de renseignement algérien par rapport à cet individu.
Salim Madani, il faut le souligner, est accusé par les services de sécurité algériens d’avoir partie liée avec le terrible attentat terroriste de 1992 qui avait visé l’aéroport international d’Alger. En date du 26 août de cette année, un attentat à la bombe, commis en plein cœur du hall d’attente, a fait 9 morts et plus d’une centaine de blessés.
Les investigations, menées tambour battant par les services de sécurité algériens, ont vite fait de remonter la piste des auteurs et des commanditaires, permettant d’établir un lien direct entre les cerveaux de cet acte criminel et lâche, et le fils cadet d’Abassi Madani. Celui-ci, déjà en fuite à l’étranger, avait donc fait l’objet d’un mandat d’arrêt international lancé par les autorités algériennes.
Mais comme durant les années 90, avant les terribles attentats du 11 septembre 2001, même les criminels du GIA revendiquaient ouvertement leurs attentats à partir des capitales occidentales, collectaient des fonds et acheminaient des armes vers l’Algérie, il va sans dire que Salim Madani n’a commencé à être «inquiété» par les polices du monde entier que depuis quelques années. Celui-ci, d’ailleurs, aurait fini par trouver refuge auprès de son père, à Doha, capitale du Qatar. Il semble ainsi qu’un impératif de taille, peut-être lié aux activités délictueuses que certains membres de cette famille n’ont jamais cessées totalement de commettre, ait poussé Salim Madani à risquer d’entreprendre un voyage aussi périlleux.
Les observateurs, cependant, ne s’attendent pas à ce que New Delhi remette le suspect à Alger. Plusieurs considérations, qu’il serait superflu d’énumérer ici, devraient jouer en faveur d’une sorte «d’apaisement». Cela à fortiori que notre pays, qui joue actuellement la carte de la réconciliation nationale, avait déjà permis à de nombreux anciens leaders de l’ex-FIS, dont certains soutenaient vertement la violence terroriste, de rentrer au pays en vue de régulariser leur situation.
L’un d’eux, Rabah Kébir, était revenu en 2005, l’espace de quelques jours, promettant de rentrer au pays définitivement. Lors de notre rencontre avec lui, il nous avait assuré avoir «énormément évolué» sur le plan politique, sans doute à cause de son long séjour en Allemagne. Kébir, pour ne citer que ce cas édifiant et dont le frère Mustapha n’est autre que le principal lieutenant de Madani Mezrag, nous avait ainsi annoncé avoir renoncé à défendre un «Etat théocratique», indiquant même qu’il «croit désormais aux vertus de la démocratie».
Certes, on ne peut pas en dire autant d’Abassi Madani, lequel continue à distiller pas mal de venin à partir de la capitale qatarie. A ceci près que plus personne n’y prête réellement garde.

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Mardi 23 Juin 2009 - 08:11
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ACTUALITÉ
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