REFLEXION

Immigration : Paris et Alger engagent des négociations difficiles sur les accords de 1968

La France et l'Algérie ont entamé il y a quelques jours des négociations en vue de réviser l'accord bilatéral de décembre 1968 sur l'immigration.



Immigration :  Paris et Alger engagent des négociations difficiles sur les accords de 1968
Selon des sources diplomatiques algériennes et françaises, ces discussions, qui se déroulent à Alger, ont été engagées à la demande de la partie française. Paris, dans le cadre de sa nouvelle politique migratoire, souhaite aligner les Algériens sur le régime général appliqué aux autres étrangers vivant en France. L'accord actuel est en effet favorable aux Algériens. En France, ils sont par exemple les seuls étrangers à disposer d'une carte de séjour valable 10 ans. Les sans-papiers algériens sont également les seuls étrangers régularisables sans conditions au bout de 10 ans de présence continue sur le territoire français. Les Algériens obtiennent également des autorisations de séjour temporaire (APS) pour pouvoir effectuer des soins ou exercer une activité commerçante en France. Un privilège auquel les autres étrangers n'ont pas accès. Les deux seuls inconvénients majeurs du régime actuel appliqué aux Algériens concernent : l'âge à partir duquel un mineur peut opter pour la nationalité française - 13 ans pour les Algériens au lieu de 10 pour les autres nationalités- et l'obligation faite aux étudiants algériens d'obtenir au préalable une autorisation pour pouvoir travailler 20 heures par semaine en parallèle à leurs études. Mais pour Alger, ces contraintes subies par une partie de la population sont relativement insignifiantes comparées aux avantages dont jouissent les Algériens en France. Aujourd'hui, Paris veut amener Alger à accepter un nouvel accord basé sur les quotas, comme c'est le cas avec plusieurs pays africains et la Tunisie. Mais, selon nos informations, le gouvernement algérien serait hostile à tout changement. « Les Français veulent nous traiter comme les Turques ou les Pakistanais. Ils oublient que l'Algérie est un pays particulier du fait de l'histoire entre les deux peuples », explique une source proche du gouvernement algérien. « Paris peut, s'il le souhaite dénoncer l'accord de 1968. Mais nous avons déjà fait beaucoup de concessions en matière d'immigration », poursuit la même source. Une position défendue par le Premier ministre Ahmed Ouyahia. Ce dernier a clairement signifié son hostilité à la révision des accords de 1968.

Dans les discussions entre les deux parties, Alger insiste notamment sur le « respect de la dignité des Algériens » en France. Les Algériens s'inquiètent notamment de la multiplication des interpellations dans les écoles, les préfectures et les lieux publics de sans-papiers algériens.

Pour tenter de convaincre les Algériens d'accepter les changements proposés par Paris, le ministre de français de l'Immigration Eric Besson prépare actuellement un voyage en Algérie.

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Jeudi 10 Septembre 2009 - 00:21
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