REFLEXION

Il agresse un fellah de 70 ans et extrait du tuf de sa propriété pour son chantier

UN ENTREPRENEUR MAFIOSI A ACHAACHA

Les histoires tragiques se répètent et se ressemblent, avec toujours les mêmes acteurs, à savoir des hommes qui se croient puissants, et qui n’ont aucun respect pour la propriété d’autrui, allant à contre courant des sensibilités et des lois défiant les pauvres citoyens qui n’aspirent qu’à la paix.



Il agresse un fellah de 70 ans et extrait du tuf de sa propriété pour son chantier
Certains arrivistes de dernières heures, qui se sont enrichis de manière forte douteuse et qui ont trempé à toute sorte de magouille, défient toutes les réglementations et toutes les institutions pour servir leurs intérêts au détriment de ces pauvres citoyens et de l'État.De tels actes, sont signalés de part et d’autres, sans toutefois que les autorités, ne soient au fait de ce qu’endurent les victimes de ces prédateurs assoiffés d’argent et de pouvoir de domination des faibles et la liste est longue. Ils croient qu’avec leur argent ils peuvent faire ce qu’ils veulent et nombreuses sont les victimes de ces nouveaux fortunés qui se permettent même de les menacer, tel est le cas d’un fellah du douar Beni Zerrara le dénommé Bouhassoune Mohamed Ould Mohamed, qui s’est présenté à notre rédaction pour nous mettre au fait de la situation cauchemardesque, qu’il vient de vivre face à un entrepreneur dénommé Sbahi Wahab. Ce citoyen qui a été humilié et touché dans sa dignité devant tout le monde, nous a fait part de son inquiétude du fait qu’il a été agressé pour avoir demandé à cet entrepreneur de quitter sa terre, car ce dernier en a fait une carrière de tuf pour ses travaux et ce sans son consentement. Le plaignant nous à relater les faits tels qu’ils se sont déroulés et  a insisté pour qu’ils soient retranscris, à la lettre.
M.Bouhassoune : « Je suis venu car ce qui m’est arrivé est grave, et me sentant menacé je tiens à me confier à votre journal. J’ai eu affaire à cet entrepreneur , depuis le jour où j’ai vu son frère Sbahi Charef sur ma terre en train de voler du tuf, pour l’utiliser dans les travaux des routes pour le compactage, je l’ai chassé une première fois , mais quelques jours après c’est son autre frère Bendehiba que j’ai surpris en train de charger des camions, je lui ai demandé encore une fois de quitter ma terre mais ce dernier ne faisant aucun cas de mon avertissement, exploitait à sa guise le tuf qui est dans ma propriété. Le soir même, j’ai reçu la visite de Miloud l’ainé des frères Sbahi qui m’a pris au collet et menacé, pour que je laisse son frère exploiter ma propriété et ce  à l’intérieur même de la mosquée, ce jour là  il a fallu l’intervention des personnes présentes pour qu’il me relâche. Je peux vous dire que ces gens n’écoutent personne,  du fait que je les ais surpris à trois reprises, et pour ne pas créer d’incidents je suis allé voir le cheikh qui nous a convoqué tous ensembles et après que celui-ci l’est sermonné, l’entrepreneur Wahab en personne a promis que cela ne se répèterait plus, je croyais après l’intervention du cheikh que tout était terminé et que l’incident était clos. Mais est-il que quelques jours après l’entrevue chez le cheikh, je suis allé pour labourer ma terre afin de la préparer et l’ensemencer, quelle fut ma surprise lorsque j’ai vu le frère de l’entrepreneur, Bendehiba qui était revenu à la charge et cette fois ci avec 10 camions qui étaient  en train de charger du  tuf qu’il venait d’extraire à l’aide d’une pelle mécanique de ma propriété. Je suis alors allé le voir pour lui demander pour la énième fois de ne plus remettre les pieds sur ma terre, mais il se jeta sur moi et se mit à me rouer de coups sauvagement, au point de me casser le nez  et il a fallu l’intervention des ouvriers présents pour me secourir, me criant que je pouvais aller me plaindre à qui je voulais car selon lui j’étais en train de perdre mon temps et que je pouvais aller même voir Bouteflika, après avoir été secouru  j’ai du parcourir près de 12 kilomètres pour me faire soigner à l’hôpital de Achaacha  car je saignais beaucoup. Vu que cet entrepreneur n’en faisait qu’à sa tête je suis allé déposer plainte auprès de la gendarmerie nationale d’Achaacha avec un certificat médical. Après tout ce qui s’était passé le lendemain de l’agression , J’ai rencontré l’entrepreneur au souk de Scandra Achaacha, qui était déjà au courant  de ma plainte auprès des autorités pour me faire des reproches, lorsque je lui ait dit  ce que son frère m’avait fait, en lui demandant si c’était juste d’agresser une personne de 70 ans, il éclata de rire devant tout le monde ». Bouhassoune Mohamed, ajouta à notre intention :  «  Si je suis venu voir le journal Réflexion, c’est pour dénoncer de tels comportements  et la hogra dont je suis moi et plusieurs citoyens victimes, surtout de ces vautours qui n’ont aucun respect pour les autres et pour ceux qui gagnent leur pain à la sueur de leur front,  Ne croyez pas, poursuivit-il : Que je fais cela pour de l‘argent, je n’en ai que faire de son argent, mais je le fais pour que justice me soit rendue, et parce que cette personne se dit intouchable et fait ce qu’elle veut quand elle veut et selon lui, elle dispose d'un réseau étendu d'hommes de paille, prêts à tout faire pour lui rendre service, mais il se trompe, car moi j’ai plus puissant que lui et c’est Dieu, aussi je m’en remets à lui.” Face à de telles situations parfois le citoyen se trouve désarmé et déconcerté par l’arrogance de certains entrepreneurs, qui osent s'approprier ce qu’ils veulent à ceux qui sont vulnérables, une situation qui à bien des égards met en lumière toutes les différences qui existent entre les classes sociales, car les difficultés rencontrées par des gens persécutés par les puissants s’accroit de jours en jours.

Benyahia Aek
Lundi 28 Novembre 2011 - 10:53
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MOSTAGANEM
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