REFLEXION

INTERVIEW DU PROFESSEUR DES UNIVERSITES DR ABDERRAHMANE MEBTOUL, A RADIO- ALGERIE- INTERNATIONALE (RAI) SUR LA CRISE GRECQUE : Sommet européen extraordinaire à Bruxelles sur la Grèce du 22 juin 2015



1.-Un sommet européen extraordinaire devait se tenir ce lundi à Bruxelles pour éviter à la Grèce un défaut de paiement de sa dette afin  d'éviter la faillite du pays et ses répercussions en cascade sur le système financier de l'ensemble de la zone euro. Les créanciers de la Grèce sont, pour 85 % du montant de la dette, des États et des institutions publiques comme la Banque Centrale Européenne (BCE) ou le Fonds Monétaire International (FMI). Le poids de la dette  par rapport au produit intérieur brut (PIB)  représente 175% du PIB environ  320 milliards d'euros de créances, alors que le PIB ne dépasse pas 183 milliards  d’euros. Rappelons qu’en mars 2012, les créances   ont du effacer entre/70 % de leur créance, soit 107 milliards d'euros, le premier plan d'aide s'élevant  à 110 milliards d'euros, constitués de prêts bilatéraux et le second plan d'aide  de 141,8 milliards d'euros, versés à travers le Fonds européen de stabilisation financière (le FESF). Au total, la Grèce a reçu près de 250 milliards d'euros d'aide, sous forme de prêts, mais qui ont fait gonfler   la dette du pays du fait des taux d’intérêts composés. Aussi si   le 30 juin 2015, la Grèce n’honore pas  le déboursement  de 7,2 milliards d'euros  dont un remboursement de 1,5 milliard d’euros au FMI, le pays serait en défaut de paiement Dans ce cas la Grèce commencerait selon les experts  à glisser sur la pente  du Grexit, avec  le risque de désintégration complète de l’édifice européen.
2.-Ici nous avons deux positions. Celle de l’Allemagne qui demande à la Grèce  plus de rigueur budgétaire, la lutte contre la sphère informelle dominante, l’évasion fiscale et la corruption et l’autre plus conciliatrice,  de la France de tenir compte de la situation sociale dramatique  devant concilier efficacité économique et équité et que sans retour à la croissance il serait impossible à la Grèce d’honorer ses engagements. Il  est probable un arrangement   afin de permettre des négociations futures, cette réunion  étant beaucoup plus d’ordre politique afin de faire avancer les dossiers  techniques prochainement. Car le retrait de la  Grèce  de la zone euro aurait des répercussions en chaîne sur toute la zone du fait que la majorité des pays  détiennent des créances remettant en cause la stabilité monétaire de la zone. Plus grave, à terme  cela accroîtrait la crise économique mondiale   du fait de l’interdépendance des économies étant à l’ère de la mondialisation et l’Algérie  étant concernée. En effet, l’Europe des 27 pour environ 900 millions d’habitants ont un PIB 2014 de 17.359.420 milliards de dollars  étant la première puissance économique mondiale avant les  Etat Unis d’Amérique qui ont un  PIB  de 16.768.100 milliards de dollars pour une population de 360 millions d’habitants ( ces deux zones concentrant plus de 40% de la richesse mondiale) sur un total mondial  de plus de 78.000.000 milliards de dollars.
3.-En bref, cette crise passe toutefois le problème de l’avenir de la construction européenne (– est-elle viable à 27) rendant d’actualité  d’une Europe  économique et sociale comme nous l’avons recommandé au sein d ‘une organisation qui porte le même nom,  à laquelle j’étais membre  en 1992 sous la  direction du feu le Professeur Raymond Barre Premier Ministre français.

 

Réflexion
Lundi 22 Juin 2015 - 18:13
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