REFLEXION

INTERVIEW DU PROFESSEUR ABDERRAHMANE MEBTOUL A L’AFP : L’Algérie peine à remédier au chômage des jeunes

Sans donner la structuration tant par catégorie socio professionnelle que par secteurs, des emplois permanents ou d ‘une durée limitée, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale lors du colloque réent Marseille a déclaré que « depuis 2008, Algérie a permis la création d’une moyenne de 700.000 emplois/an, soit environ 4 millions de postes depuis cinq ans ». Les étrangers ont du sourire pour ne pas contredire un officiel algérien. Encore des effets d’annonce déconnectés de la réalité par un ministre, ce qui discrédite l’Algérie au niveau international.



INTERVIEW DU PROFESSEUR ABDERRAHMANE MEBTOUL A L’AFP : L’Algérie peine à remédier au chômage des jeunes
En effet,   tant au niveau international  qu’au niveau local, les étrangers  et les Algériens connaissent  parfaitement la réalité. Comment peut –on affirmer  ce nombre impressionnant alors que le taux d’emploi est fonction de la croissance du tissu productif lui-même fonction de la dynamique de l’entreprise , taux  approchant  celui de la croissance de la population active  ne créant pas des emplois fictifs par décret ou en majorité dans l ’administration via la dépense publique Le premier ministre  Abdelmalek Sellal est  conscient de  la situation ( voir  ses propos - ci-joint de l’AFP ainsi que  deux de mes  contributions dans le dernier uméro -magazine international les Afriques). Les autorités algériennes peinent à remédier au chômage des jeunes en dépit de la création à leur intention de plusieurs programmes de soutien, censés les aider à s’insérer dans la vie active. Le chômage touche 21,5% des moins de 35 ans, selon de récentes statistiques du Fonds monétaire international (FMI), contre une moyenne nationale de 10%.  Pour faire face à la grogne des chômeurs qui manifestent régulièrement pour réclamer des emplois, les autorités leur proposent, notamment, de créer leur propre entreprise. «J’ai réussi à créer une petite entreprise de bâtiment après un véritable parcours du combattant», se plaint Malik Edjekouane, 37 ans, diplômé en gestion. Ce jeune homme de la petite localité de Mechtras, en Kabylie, une région montagneuse à 100 km à l’est d’Alger, s’est inscrit au programme de l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (Ansej) qui lui a accordé un prêt en 2008. Aujourd’hui, il est à la tête d’une micro-entreprise employant cinq personnes. «J’ai réussi à rembourser la totalité de mes créances», précise-t-il tout en déplorant l’échec d’un nombre important de chômeurs qui n’ont pas réussi à honorer leur dette. Selon une étude de l’Union des experts-comptables d’Algérie, plus de 50% des entreprises créées dans le cadre des dispositifs du micro-crédit finissent par disparaître, emportées par la faillite. Mais pour l’économiste Abderahmane Mebtoul, cette évaluation reste «en-deçà de la réalité». Il impute le problème à l’absence de contrôle des institutions en charge d’appliquer les dispositifs de création de micro-entreprises. «Les dispositifs sont extraordinaires sur le plan réglementaire, mais en pratique, il n’y a ni suivi ni contrôle de ces dispositifs et des entités qui les gèrent», a-t-il expliqué à l’AFP. Cela rend impossible toute évaluation crédible, a-t-il ajouté. L’Ansej est l’un des dispositifs créés par le gouvernement à l’intention des chômeurs de moins de 35 ans. Selon le ministre du Travail, de l’emploi et de la sécurité sociale, Mohamed Benmeradi, ces programmes ont permis, depuis 2008, la création de 70.000 emplois par an. Durant cette période, quelque 270.000 micro-entreprises ont été créées, selon le ministre. M. Benmeradi a précisé que le taux de recouvrement des prêts auprès de l’Ansej est de 63%, le reste étant en «contentieux». Pour M. Mebtoul, ces programmes pour lesquels l’Algérie dépense chaque année des milliards de dollars sont beaucoup plus destinés à calmer «le front social» qu’à créer des entreprises pérennes et créatrices de valeur ajoutée durable. «Cinquante ans après l’indépendance, l’Algérie n’a pas d’économie, exportant 98% d’hydrocarbures et important 7O% des besoins des ménages, et ses entreprises publiques et privées ont un taux d’intégration ne dépassant pas 10 à 15%», a-t-il déploré. Même le gouvernement a récemment admis que l’économie algérienne ne devait plus continuer à s’appuyer uniquement sur le budget de l’Etat pour financer la création de nouveaux emplois. «L’Algérie ne crée pas suffisamment de richesse et d’emplois. (...) Ceux existants sont créés surtout par la dépense publique.. Cela ne peut plus continuer», a jugé le Premier ministre Abdelmalek Sellal le 10 octobre lors d’une réunion tripartite de consultation avec les différentes organisations patronales et le seul syndicat officiel, l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA). Pour M. Sellal, la relance de l’industrie, représentant actuellement à peine 4% du PIB de l’Algérie, doit être obligatoirement le moteur d’une croissance forte et saine qui permettra au pays de créer de l’emploi durable et participer ainsi au PIB, au moins à hauteur de 10%.  (Source AFP)
• Voir  le dernier magazine international les Afriques (Paris Dakar- Genève) avec mes deux contributions une sur la loi de finances 2014 et l’autre sur la problématique de la réforme de l’école.

Riad
Mercredi 16 Octobre 2013 - 22:00
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ACTUALITÉ
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