REFLEXION

INTERVENTION MILITAIRE EN LIBYE : La France s'aligne sur l'Algérie

Après le refus de l’Algérie et le « niet » exprimé, vendredi dernier, par le Ministre des Affaires Étrangères, Ramtane Lamamra, contre l’idée d’une intervention militaire contre le terrorisme en Libye soutenue par les pays du G5 Sahel (Niger, Mauritanie, le Mali, Tchad et Burkina-Faso), ce mardi 6 janvier 2015 le Président français F. Hollande rejoint finalement la position de l’État Algérien qui est resté jusque-là inflexible sur cette question en temporisant l’affaire, afin de laisser la place à la diplomatie.



Le président français François Hollande a écarté ce lundi l'idée d'une intervention militaire française en Libye, jugeant de nouveau qu'il revenait d'abord pour l'instant "à la communauté internationale de prendre ses responsabilités" dans ce pays.  "La France n'interviendra pas en Libye parce que c'est à la communauté internationale de prendre ses responsabilités et pour l'instant, elle doit faire en sorte qu'il puisse y avoir un dialogue politique, il n'est même pas installé, et deuxièmement que l'ordre puisse être rétabli", a-t-il déclaré à la radio France Inter. Rappelons que plusieurs pays de la région - Niger, Tchad notamment - ont estimé récemment qu'une intervention militaire internationale était "indispensable" en Libye, en proie aux violences et qui risque de basculer dans le chaos. Interrogé pour savoir si la France pourrait participer à une éventuelle intervention de l'Onu, François Hollande a répondu qu'une telle direction n'était pas en jeu actuellement.
La raison algérienne a prévalu !
« Le rôle des institutions internationales consiste à aider et non pas à se substituer dans les affaires internes de pays souverains. Par conséquent, nous ne pouvons accepter l’intervention militaire étrangère en Libye en aucune façon », a confirmé cette semaine Ramtane Lamamra. Et après la réunion de la Ligue Arabe ce lundi  de caractère "urgente" de ses représentants permanents pour discuter du "terrorisme" en Libye, a été consacrée à la situation sécuritaire en Libye a indiqué le numéro deux de l'organisation, Ahmed Ben Helli, secrétaire-général adjoint de la Ligue arabe. Ce marasme politico-militaire ne facilite pas le travail de Bernardino León, le représentant spécial de l’ONU en Libye. Il a organisé le 29 septembre un premier tour de négociations. Mais la communauté internationale ayant officiellement reconnu la CDR, León a refusé de discuter avec les représentants du gouvernement autoproclamé qui siège à Tripoli. «  Ghadamès I  » n’a donc rassemblé que les membres de la CDR, actifs et boycotteurs (certains élus de la CDR soutiennent Fajr Libya et refusent de siéger au sein du Parlement de Tobrouk). «  C’est comme s’il avait décidé de faire discuter une personne avec elle-même  », regrette Mosadek Hobrara, qui travaille au Centre pour le dialogue humanitaire, une ONG libyenne. Cette grossière erreur de Bernardino León n’a eu pour conséquence qu’une radicalisation des supporters de Fajr Libya. À Tripoli, ils se réunissent quasiment chaque vendredi sur la place des martyrs pour montrer leur soutien. Et depuis fin septembre, les pancartes montrent le visage du représentant spécial de l’ONU barré d’une croix ou avec des taches de sang. «  León, tu n’es pas le bienvenu en Libye  », disent les slogans. «  Même officieusement, l’ONU refuse de discuter avec nous. Je ne comprends pas  », déclare un haut fonctionnaire libyen qui soutient Fajr Libya.

 

AZZI S. Mohsen
Mardi 6 Janvier 2015 - 17:59
Lu 448 fois
ACTUALITÉ
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 11-12-2016.pdf
3.63 Mo - 10/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+