REFLEXION

INONDATIONS, DECHARGES SAUVAGES, LES LAMPIONS AU ROUGE : Saison des grandes lamentations à Oran

L’hiver 2010 fait partie de l’histoire, il s’annonce encore une fois avec les mêmes inquiétudes autour des quartiers de la ville. Comme à chaque hiver, les oranais anonymes réorganisent, comme ils le peuvent, leur lutte au quotidien pour boucler les fins de mois difficiles et affronter l’anarchie dominante dans presque tous les secteurs de l’activité publique communautaire



INONDATIONS, DECHARGES SAUVAGES, LES LAMPIONS AU ROUGE : Saison des grandes lamentations à Oran
L’hygiène publique, les transports collectifs, l’environnement, le vieux bâti ou infrastructures scolaires restent chaque année par les échecs et les déficits qui ne dérangent nullement les élus des assemblées locales. Les premières chutes de pluie du week-end dernier ont donné un avant-goût de ce qui attend la cité oranaise cet hiver. Le spectacle du nouveau boulevard du millénium inondé et les grandes flaques d’eau de pluie aux alentours du palais des conventions de la Sonatrach, sont hélas le signe de la  fatale régression frappant la maintenance et la gestion de la ville. Dans certains quartiers populaires comme ceux de Petit- Lac et Victor Hugo, les habitants ne cessent d’exprimer leur ras-le bol face à l’anarchie qui règne dans ce secteur en matière d’hygiène et d’état des chaussées. Les tas d’ordures qui s’entassent au niveau de plusieurs rues et ruelles ont poussé quelques résidents à organiser eux-mêmes des opérations de ramassage et de nettoyage. Mais faute de moyens, certains endroits ressemblent à de véritables décharges. De temps à autre et tout au long de l’année, des tas d’ordures sont brûlés ici et là par des équipes communales dépassées de colmater le chaos pour éviter le pire et c’est ce qui est bien dangereux. Est le fait que de  tas d’ordures  sont parfois brûlés près d’un site industriel à hauts risques comme cette unité de fabrication d’insecticides, des produits hautement inflammables. En cette saison pluviale, les lampions d’alerte  ne cessent de clignoter au rouge un peu partout à travers la ville. Malgré les moyens financiers considérables consacrés par l’Etat au développement local, les carences et insuffisances demeurent ici et là alarmantes. Dans le domaine de l’hygiène et du transport public, Oran et sa périphérie restent plutôt à la traîne. Après un été porteur de risques sanitaires connu l’hiver des catastrophes vient encore une fois s’installer à Oran qui va une fois marquer sa réputation méritée. Nourries au registre du laxisme et des médiocres improvisations, la ville et sa périphérie se préparent au bal hivernal 2010 au rythme des mêmes fausses notes et des dérives qui réduisent à néant les belles ambitions collectives. Mais comment garantir à Oran un avenir économique et social digne de son nom et de son rang de métropole régionale quand ceux qui sont au chevet de la ville restent eux-mêmes les otages ou les acteurs  d’un système de médiocrité en perpétuelle reconduction. A l’image des scandales et des agitations qui secouent très lourdement les arènes du pouvoir municipal le décor urbain et social reste livré au désordre marquant plusieurs secteurs de gestion des préoccupations des citoyens. De l’état civil déplacé à la foire, à la grève des bus de l’ETO, en passant par les caniveaux bouchés et l’argent gaspillés sur des trottoirs neufs, Oran est un sujet de plaintes et de grandes lamentations.

Noureddine Bentifour
Mardi 4 Janvier 2011 - 10:24
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