REFLEXION

INFLAMMATION DES PRIX, CHOMAGE ET PAUVRETE : Une minorité vit dans la richesse au détriment de la majorité

Le 1er janvier, la population Algérienne c’est réveillée sur la hausse des prix de certains produits à large consommation, notamment l’huile et le sucre. Alors que le ministre du commerce a déclaré que cette hausse est tout à fait normale et les prix devraient marcher avec le cours international, laquelle déclaration est considérée par la population à majorité jeune chômeurs et étudiants dans des conditions très pauvres une atteinte à leur dignité Le ministre revient sur sa déclaration, et en 24 heures les prix du sucre et de l’huile sont revu à la baisse.



INFLAMMATION DES PRIX, CHOMAGE ET PAUVRETE : Une minorité vit dans la  richesse au détriment de la majorité
Nous voilà exactement à un mois du mois sacrés de l’Islam, le Ramadhan, des ‘’musulmans‘’‘ commerçants, producteurs, importateurs, distributeurs, rabatteurs, profiteurs, poissonniers, bouchers, maquignons et autres on revu les prix vers la hausse. Une opération ‘’Sangsue’’ diront tous les consommateurs qui craignaient un soulèvement populaire, type Tunisie. La majorité de la population algérienne souffre déjà des maux de l’inflation et d’une croissance ralentie où la baisse du pouvoir d’achat persiste et se caractérise doublement. Tout cela se situe dans un contexte socio-économique, où une Mafia et des ripoux défient les lois de la république. La dette extérieure n’est plus qu’une histoire du passé et les caisses de l’Etat pleines à craquer de milliards de dollars au point que le trésors Algérien a effacé la dette du pays le plus riche du monde en pétrole l’Irak .Les institutions du contrôle de l’Etat en panne, absentes sur le terrain. Les augmentations anarchiques et illégales des prix acculent à la misère la grande majorité de la population et surtout les structures d’endiguement et de contrôle de la colère des travailleurs, des retraités et des chômeurs sont fissurées. Devant tous ce marasme caractérisé, la presse algérienne demeure la grande muette et ne consacrait ces pages que pour des affaires minimes et déjà entre les mains de la justice ou sous enquête et ce n’est pas la liberté d’expression qui fait défaut. Où veulent t-ils en revenir direz-vous ? Pourquoi se préambule ? Juste pour nous dire dans notre pays, nous trainons encore beaucoup de complexes de culpabilité, des vielles rancœurs. Les choses ne sont jamais abordées directement. Certes, tout ce monde a fini plus au moins à comprendre qu’une « puissance sans scrupule » maintient une pression sur les pauvres algériens pour le pousser vers l’inconnu. Ils maintiennent le monopole d’importation et d’exportation. Ce sont ces gens là qui hier donnait raison à un terrorisme aveugle et sanguinaire. Bien que le Président Bouteflika quant il a accepté de venir diriger le pays, il avait trois priorités. Il s’agit de rétablir la paix, du passage d’une économie centralisée à une économie du marché et de l’instauration de la démocratie et de l’Etat de droit. S’agissant de la paix, le chef de l’Etat a déclaré qu’il « fera la paix et la sécurité en Algérie » quelque soit le prix : « Quoi qu’il me coûte ! » a-t-il précisé. Au chapitre des réformes économique il a indiqué que du fait de la proximité géographique de notre pays avec le vieux continent. Le peuple Algérien est « extrêmement exigeant ». Il veut par conséquent se placer au même niveau de vie que les Européens (pourquoi pas !) C’est la raison pour laquelle le passage à une économie de marché était impératif « Quels que soient les sacrifices à consentir, nous irons vers une économie de marché a déclaré Bouteflika. Seulement, c’est le pauvre citoyen de cette majorité qui fait partie des sacrifices !! Quant à la troisième priorité, à savoir une véritable démocratie dans le pays et consacrer un Etat de droit, il a estimé que les réalisations en la matière sont jugées « prometteuses ». A ce propos. Il est revenu sur le parcours de certains pays, tels ceux de la France et de la Grande Bretagne, lesquels ont mis des siècles pour véritablement consacrer la démocratie. Le Président a indiqué au passage que le processus de démocratisation « est une culture qui en Algérie, n’est pas encore mûre dans les esprits ». Aujourd’hui, la presse constate elle-même, que la pauvreté atteinte progressivement la famille Algérienne. Une minorité vit la belle vie au détriment de la majorité. C’est pourquoi une partie de ceux qui sont nés avant l’indépendance revendiquaient la nationalité française qu’ils possédaient avant le 3 Juillet 1962 et selon les lois et la réglementation en vigueur en France, cette réintégration est incontestable, seulement il faut prouver que le requérant réside en France ou en autre mer (territoire sous domination française) Quant à une partie de la jeunesse, elle se jetait régulièrement et chaque semaine dans des embarcations de fortune pour quitter le pays vers la rive Européenne. Ceci une réalité à ne pas occulter. Les députés et les Sénateurs payés rubis sur l’ongle pour trouver une solution ne sont jamais inquiétés de cette aventure suicidaire de la jeunesse algérienne. Encore les défilés des immolés par le feu. Un mépris dira les jeunes ! Cette minorité qui c’est accaparée des biens des Algériens et vit la belle vie, avec en sus les voyages régulièrement à l’étranger sans aucune contrainte de visa. Et même durant la période du Président Chadli Bendjedid, celui-ci a prévoyait de lancer la sécurité militaire aux trousses de ce qui se sont enrichis illégalement. C’est pourquoi il voulait exécuter sur le terrain le slogan ‘’ Min Ayna Laka Hada ?’’ (D’où tu as cela ?) . Tout de même, il ne savait pas ou on n’a pas voulu lui expliquer la vérité : de quelle puissance cette mafia est si composée. Tout juste après, il y a eu les troubles du 5 octobre 1988, que le général Khaled Nezar qualifiera de « chahut d’enfant » qui a forcé le Président à donner le feu vert à l’armée de réprimander à balle réelle le peuple dans la rue. Quatre années plus tard, contraint, le Président Chadli déposera sa démission. La suite est connue. Création en cascade de Partis Politique et puis ce fut la décennie noir. Hommes, femmes, jeunes, adolescents et bébés de ce pays seront assassinés. Et le slogan ‘’ Min Ayna Laka Hada’’ c’est perduré et relégué aux oubliettes. Boudiaf tenta de se battre contre cette mafia, mais il perdra la vie, de la main d’un membre de ses protecteurs.La privatisation des entreprises et les licenciements de centaine de millier de travailleur venus s’ajouter sur la liste des chômeurs et des démunis, provoquée par l’ancien ministre Temmar Abdelhamid rendant l’Algérie un pays riche avec un peuple de chômeur.

Ibn Khaldoun
Vendredi 29 Juillet 2011 - 09:13
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ACTUALITÉ
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