REFLEXION

INCIDENCES DE L’ELECTION PRESIDENTIELLE D’AVRIL 2014 EN ALGERIE : Quelle sera la situation de l’économie algérienne en 2014/2025 : développement ou déflagration sociale ?

Il s’agit d’éviter tant la sinistrose, tout n’est pas négatif entre 1963/2013 que l’autosatisfaction source de névrose collective, l’Algérie ayant les potentialités pour surmonter la crise multidimensionnelle à laquelle elle est confrontée. Entre 2014/2020 ou l’Algérie met en place les mécanismes pour un développement durable conciliant efficacité économique et justice sociale, ou elle sera éternellement sous développée avec des conséquences dramatiques tant sur le plan politique social qu’économique. C’est sa dernière chance.



1- Quel est le bilan socio- économique?  Si l’on prend les chiffres officiels du gouvernement  souvent  repris  par le FMI  avec de légers redressements,   le produit intérieur brut  a été de 215 milliards de dollars  en 2013 contre 208 en 2012 sur un PIB maghrébin durant l’année 2012 de 437 milliards de dollars soit 47,59%. Le taux de croissance moyen  entre 2000/2013  a été  d’environ 3%,  et en 2013 selon le  gouvernement  4,2% en 2013 contre 3,1% en 2012.  Le PIB par habitant est passé de 5582 dollars  en 2012 à 5.668  en 2013 pour une population estimée à 38,48 millions d’habitants. Les exportations ont été  d’environ 65 milliards de dollars en 2012 contre 74 milliards de dollars en 2012. Les importations de biens  sont passées de 47 milliards de dollars en 2012 à 55 milliards de dollars en 2013  auquel il faut ajouter environ 12 milliards de dollars de services soit au total 67 milliards de dollars. Selon la banque d’Algérie  les réserves de change non compris les 173 tonnes d’or sont estimées à 192 milliards de dollars au 01 janvier 2014. La dette totale est passée  de 33,2 milliards de dollars  en 1996, à 25,3 en 2000,  et à 3,4 milliards de dollars en 2013. La dette extérieure publique  a baissé de 98% entre 2000/2013 passant de 20,4 milliards de dollars  en 2000 à 374 millions de dollars fin 2013,  étant de 2,5%. L’inflation  qui était supérieure à 20% vers les années 1994/1996  a été de 5% en 2013  contre 8,9% en 2012 et le taux de chômage  de 29,7% en 2000 aurait été de 9,6% en 2012 et 9,3% en 2013. A la lecture de ces données il y a effectivement un équilibre tant macro-économique que macro-social mais un équilibre relatif permis grâce aux hydrocarbures qui ont permis d’éponger notamment la dette extérieure et intérieure et de lancer un  vaste programme dans les infrastructures, mais souvent avec des couts exorbitants et  des malfaçons  en référence aux normes internationales.
2- Se pose le problème de l’interprétation objective  de  ces données ? D’abord,  le taux de croissance (produit intérieur brut- PIB), du taux d’inflation ou du taux de chômage se calcule par rapport à la période précédente. Il faut impérativement corriger le salaire nominal par l’évolution des indices des prix à la consommation qui sont historiquement datés   (les besoins évoluant) et corriger le PIB par l’évolution des indices à la production. Il ne faut jamais raisonner à prix courants mais toujours à prix constants. Le PIB est un indicateur imparfait qui voile les disparités  sectorielles  et surtout les inégalités dans la  répartition du revenu national influant sur le modèle de consommation. En Algérie existe une concentration du revenu au profit d’une minorité de couches rentières  qui ne sont pas des entrepreneurs tournés vers l’investissement productif. Il est  souhaitable de lui substituer l’indice de développement humain que préconise le PNUD incluant la santé et l’éducation et les effets nocifs de la détérioration de l’environnement .Par ailleurs, un taux d’inflation faible en 2013 en référence à un taux d’inflation élevé en 2012 donne un taux cumulé élevé, idem pour le taux de chômage. Pour  le taux d’inflation officiel, il est  compressé par les subventions  qui dépassent   les 20 milliards de dollars en 2013. Le premier Ministre algérien a déclaré officiellement  que subventions et transferts sociaux représentent 30% du produit intérieur brut(PIB)  soit environ 70 milliards de dollars. Cela ne peut durer car sans ces subventions le taux d’inflation dépasserait les 10%  et ces subventions  généralisées sans ciblage  sont à la  fois source d’injustice sociale, d’inefficacité économique   et  freine le développement du tissu productif local.  Comme pour le taux de chômage, il y a prédominance des emplois/ rentes, plus de 50% dans la sphère informelle,  des versements de traitements sans contreparties productives pour calmer transitoirement le front social,  notamment dans l’administration, des emplois temporaires non productifs  sans compter les sureffectifs dans les  entreprises publiques économiques et corrigé le taux de chômage réel dépasserait les 20%. Lorsqu’on sait que l’assainissement des entreprises publiques en Algérie a coûté au trésor public plus de 60 milliards de dollars entre 1971-2013, sans résultats probants, 70% des entreprises publiques étant revenues à la case de départ alors que ces montants auraient pu être consacrés à la création de nouvelles entreprises dynamiques de quoi créer tout un nouveau tissu productif et des millions d’emplois à valeur ajoutée.  Concernant le PIB, 40% relève des hydrocarbures en calcul statique. Les 5/6% de croissance hors hydrocarbures sont  un taux fictif  car tiré essentiellement par la dépense publique via les hydrocarbures  globalement plus de 80% du PIB   avec les  effets indirects de la  dépense publique. Le secteur  du bâtiment travaux publics hydraulique (BTPH) moteur de la croissance actuelle a mobilisé plus de 70% des 600 milliards de dollars (part dinars et devises) de la dépense publique entre 2000/2013, le capital argent de ces segments provenant des hydrocarbures. Pour preuve  en 2013 , environ 97/98% des exportations relèvent des hydrocarbures à l’état brut et semi brut  ayant permis d’engranger 665 milliards de dollars de chiffre d’affaire (à ne pas confondre avec le profit net  de Sonatrach devant déduire les charges ) entre 2000/2013 et important 70% des besoins des ménages  et des entreprises publiques et privées dont le  taux d’intégration ne dépasse pas 15%. Tout en reconnaissant  un renouveau  dans l’agriculture (la quantité existe mais les prix sont élevés) grâce au dynamisme des producteurs privés,   normalement avec une  si importante dépense, le taux de croissance  aurait du être supérieur à 10%. Une étude de l’OCDE pour la région MENA  montre clairement  que l’Algérie dépense deux fois plus pour avoir deux fois moins de résultats par rapport aux pays similaires : mauvaise gestion, mauvaise allocation des ressources financières, les infrastructures au détriment de l’entreprise et son soubassement le savoir,  ou corruption, le problème est posé. Pour le niveau des réserves de change, cela provient essentiellement des hydrocarbures dont 86% sont placées  en bons de trésor américains et en obligations européennes dont le taux d’intérêt  fixe  ne dépasse pas 3% (placement à moyen terme)  couvrant à peine le taux d’inflation mondial  , une fraction dans des banques internationales privées  cotées dires AAA où le taux d’intérêt est plus élevé mais avec plus de risques.
 3- Cette situation économique est donc   tributaire  de la  rente des hydrocarbures dont le pouvoir d’achat des Algériens (artificiel) en dépend à plus  de 70% et notamment du marché et des nouvelles mutations énergétiques mondiales  et notamment  européen (la directive européenne  électricité/gaz) qui  est de longue date, le marché naturel de l’Algérie pour ses hydrocarbures, notamment pour le gaz naturel à travers Transmed et Medgaz. Cependant, la part de l’Algérie dans les approvisionnements gaziers de l’Union européenne a baissé de façon significative dans les dernières années et les crises économiques en Europe n’en sont pas la seule raison. A moyen terme, de nouveaux concurrents  sont apparus, tels que les Etats-Unis, des pays de l’Afrique de l’Est (Mozambique, Tanzanie) et dans un proche avenir des pays de la Méditerranée orientale (Israël, Chypre, peut-être le Liban). Certains pays européens tenteront de développer leur propre potentiel de gaz non conventionnel et  les exportateurs traditionnels vers l’Europe, dont la Russie, devraient adopter un comportement plus agressif pour préserver leurs parts de marché. La souplesse commerciale du Qatar dont la part du marché en Europe approche celle de l’Algérie en 2012 (8/9%),  est  le concurrent le plus sérieux  avec Gazprom. En effet, pour le court et moyen terme doit être pris en compte   la concurrence de Gazprom avec le North et le South   Stream, qui contourne l’Ukraine  (120 milliards de mètres cubes gazeux, expliquant le gel du projet Galsi 8 milliards de mètres cubes gazeux  pour un cout qui est passé de 2,5 à plus de 4 milliards de dollars donc non rentables au vu du prix actuel, 15% plus cher que le South Stream russe . Et également  la concurrence   américaine  avec la  révolution du pétrole-gaz de schiste, ce marché représentant 20% des recettes de Sonatrach qui devra impérativement horizon 2017 avoir d’autres marchés. L’Algérie perd de plus en plus des parts de marché étant passée de 13/14% du marché européen entre 2009/2010 à 9% en 2013.
L’on peut  découvrir des milliers de gisements non rentables par rapport au vecteur  prix international,  Hass R’mel  et Hassi Messaoud  ayant épuisé  environ 45/50% de ses réserves. La rentabilité au prix constant 2013 pour les GNL doit être de 15/16 dollars le MBTU et 9/11 dollars pour les canalisations. Pour le marché  en Asie, l’Algérie, outre les faibles capacités de GNL, l’Algérie  devra contourner toute la corniche de l’Afrique avec des coûts de transport exorbitants pour  arriver en Asie. Ce qui n'est pas du seulement a des difficultés d'approvisionnement après l'attaque terroriste de Tiguentourine, représentant18% des exportations de gaz pour un chiffre d’affaire évalué à environ 4 milliards de dollars  mais pose la problématique des subventions qui expliquent   la forte consommation intérieure, le  prix de l’électricité étant  plafonné depuis 2005 entraînant un déficit structurel de Sonelgaz plus de 44 milliards de dinars en 2012 ; avec ce paradoxe,  la consommation des ménages étant plus élevé que celles des segments productifs expliquant la désindustrialisation du pays.. Cette politique des subventions  tant pour le marché intérieur qu’extérieur devient intenable. (prix intérieur environ le un dixième du prix international). Pour le cas de firmes étrangères, cette politique  a entraîné bon nombre de conflits  avec des partenaires étrangers dont la dernière en date est la rupture du contrat avec le groupe français Total  , d’une usine de vapocraquage de l’éthane  à Arzew , l’abandon de  la  joint-venture entre Sonatrach et le consortium émirati Dubaï-Moubadala unité d’aluminium  à l’Ouest du pays ( Béni Saf) prévu pour 5 milliards de dollars.  Ainsi se posera le prix de cession de l’importante unité sidérurgique de Bellara wilaya de Jijel de 4 millions de tonnes d’acier par an en vitesse de croisière  , l’unité d’ammoniac entre le groupe Sonatrach et El Djazairia El Omania Lil Asmida, pour 3 milliards de dollars portant  sur la fourniture, à compter de 2012, de deux milliards de mètres cubes de gaz naturel devant produire quatre mille tonnes par jour d'ammoniac et sept mille tonnes par jour d'urées granulées, sans compter les conflits de prix avec Arcelor Mittal à Annaba, la société espagnole Fertial, Sonatrach  avec plus de 245 000 tonnes d'engrais produits ainsi que 858 000 tonnes d'ammoniac. Même les Russes lors de leurs négociations avec l’OMC, qui a vu leur adhésion en aout  2012, se sont engagés à réduire l’écart entre le prix administré et le prix du marché dans le temps. Il ne peut y avoir d’exception pour l’Algérie.
4 - Quel est l’’avenir de l’économie algérienne ? Sonatrach c’est l’Algérie et l’Algérie c’est Sonatrach et encore pour longtemps car les réformes structurelles  indispensables pour une  croissance durable  tant institutionnelles que micro-économiques ont toujours été différées. D’où  l’urgence d’un nouveau mode de gouvernance et à une réorientation urgente de la politique socio-économique  entre 2014/2020 devant réaliser la transition d’une économie de rente à une économie hors hydrocarbures dans le cadre des avantages comparatifs mondiaux, l’Algérie étant liée à un Accord de libre échange avec l’Europe applicable depuis le 01 septembre 2005, le tarif douanier zéro étant prévu à 2020,  et désirant adhérer à l’organisation mondiale du commerce. Son espace naturel est  le Maghreb, pont entre l’Europe et l’Afrique,  dont l’intégration devient une urgence de l’heure et  les espaces euro-méditerranéen  et  africain, continent  à enjeux multiples et d’avenir. En effet, le  secteur industriel  composé à plus de 90% de PMI-PMI peu initié au management stratégique et à la concurrence internationale représente moins de 5% du produit intérieur brut. C’est la dominance de la tertiarisation de l’économie,  représentant plus de 85% du tissu économique mais en majorité de petits commerce-services, avec la dominance de la sphère informelle marchande  dépassant 50% du tissu économique global ( contrôlant 40% de la masse monétaire en circulation  avec une intermédiation financière informelle) où se cote le dinar qui au cours des trois  derniers mois janvier à mars 2014 est passé de 140 dinars un euro à 155 dinars un euro ( voir ma contribution  sur le Maghreb, réalisée pour l’Institut Français des Relations Internationales IFRI Paris 11 décembre 2013). L’économie algérienne est donc en 2014 une économie fondamentalement basée sur la rente des hydrocarbures. La situation   est d’autant plus inquiétante  que des tensions budgétaires  peuvent survenir en cas d’un fléchissement du cours des hydrocarbures prévues entre 2015/2017. Selon Africa Energy Intelligence du 02 novembre 2013, le méga-champ gazier d’Hassi R'mel connaît une baisse sensible de sa production, faute,  de travaux de développement et d'entretien.  Le site gazier en question, qui produisait 75 milliards de m3 en 2008, n'en livre que 55 milliards de m3 en 2012. Les exportations algériennes de gaz seraient passées de 60 milliards de m3 en 2007 à 52 milliards de m3 en 2011 et 55 milliards en 2012  et encore moins  selon certaines sources pour 2013 entre 45/47 milliards de mètres cubes gazeux alors que la consommation intérieure a été d’environ 35/37 milliards de mètres cubes gazeux.  Les réserves de gaz traditionnels  ne sont pas de 4.500 milliards de mètres cubes gazeux estimation de BP de l’année 2000 non actualisé mais serait inférieure à 3.000 milliards  de mètres cubes gazeux  en 2013 (moins de 2% des réserves mondiales). Ainsi sont effectivement  posées  à la fois les limites  des réserves de pétrole  exploitables, en termes de prix concurrentiel (en cas de non découvertes rentables substantielles), estimées en 2012 à 12.200.000.000 barils  (0,8% des réserves mondiales). Si l’on estime à compter de 2012 une production  de 2,2 à 2,4 millions de barils jour, se proposant d’exporter entre 1,4 à 1,6 million de barils jour - donnant environ 800 millions de barils annuellement, la durée de vie serait de 15 années soit 2027, avec ce paradoxe , l’Algérie ayant importé en 2013  au prix international 3,5 milliards de dollars de carburants  livrés sur le marché intérieur à un prix subventionné.  Egalement et surtout les limites  des réserves de gaz traditionnels en Algérie où en 2017 la consommation intérieure risque de dépasser largement les exportations ayant doublé les capacités d’électricité horizon 2017 à partir des turbines de gaz allant vers plus de 70/75 milliards de mètres cubes gazeux, dépassant les exportations actuelles qui peinent à atteindre 50/55 milliards de mètres cubes gazeux. L’on devrait arriver, sauf découvertes exceptionnelles, à un coût compétitif   à un épuisement horizon  2030 pour le gaz  traditionnel, devant produire plus de 155 milliards de mètres cubes gazeux  annuellement, si l’on veut exporter 85 milliards de mètres cubes gazeux.
En résumé, le constat  est que le futur président de la république  et son gouvernement entre 2014/2019  n’hériteront plus   du faste de la manne des hydrocarbures   qu’a connue l’Algérie entre 2005/2013. Devant éviter toute sinistrose, nous avons assisté à  des  réalisations, mais force est de constater qu’il n’ ya pas eu proportionnalité entre la dépense monétaire  et les impacts économiques et sociaux faute d’une vision stratégique et d’une gouvernance mitigée.  Une nouvelle orientation de la politique économique, si l’on veut éviter cette autosatisfaction suicidaire que contredit la réalité,  s‘avère urgente avec des ajustements économiques et sociaux douloureux afin de  réaliser la  transition d’une économie de rente à une économie hors hydrocarbures dans le  cadre de la mondialisation. C’est dans ce cadre  qu’animé uniquement par l’avenir de l’Algérie, non partisan, préoccupé par  l’avenir du pays  j’ai remis le professeur des Universités à sa demande,  au premier ministre Abdelmalek SELLAL  un rapport opérationnel réalisé sous ma direction entre janvier et  décembre 2013  par 27 experts indépendants non partisans de différentes formations  et sensibilités, ainsi que   des présidents d’organisations patronales  de 10 volumes- 1000 pages  sur : «  Face aux mutations mondiales, les  axes stratégiques  et les segments de la relance socio-économique de l’Algérie  entre 2014/2020 ». Ce rapport s’articule comme suit : les conditions de la réussite du programme : Etat de Droit, lutte contre la bureaucratie et la sphère informelle liée, l’indépendance  de la justice -stabilité juridique et bonne gouvernance (1 volume),  mondialisation  et mutation des filières internationalisées (1 volume), refonte globale du système socio- éducatif,  transfert technologique  et managérial (1 volume), comment relancer le secteur industriel dans le cadre des filières mondialisés et la politique de substitution d’importation  par la dynamisation des PMI-PME en levant les  contraintes d’environnement, la bureaucratie néfaste, le système financier sclérosé, le système socio-éducatif et l’épineux problème du foncier  (1 volume) et enfin les axes sectoriels autour d’entreprises compétitives  en termes de cout/qualité: a- énergie/industries pétrochimiques-b-- chimie /pharmacie-c- agro-industries/ agriculture-d- industries sidérurgiques -mécaniques, métallurgiques, électriques-e – bâtiments-travaux publics- hydraulique – BTPH-f- services et nouvelles technologies – g- tourisme et restructuration du commerce (6 volumes). Pour éviter toute mauvaise interprétation,  ce rapport réalisé gratuitement, en toute indépendance,  a été réalisé pour l'Algérie-  et pour objectif uniquement les intérêts supérieurs de l’Algérie qui a d’importantes potentialités pour devenir un acteur actif au niveau du bassin euro-méditerranéen et euro-africain. Et que chacun prenne  ses responsabilités, les 27 experts  que les recommandations ne dormiront pas dans les tiroirs. Pour la majorité des experts, cela impliquera   une moralité sans faille de ceux qui auront à gérer la Cité, donc l’instauration d’un Etat de Droit( indépendance de la justice et stabilité et adaptation du cadre juridique par rapport aux réalités locales et mondiales)  et  donc une nouvelle gouvernance. Faute de quoi, il faut s’attendre à des remous sociaux inévitables, avec des incidences politiques, avec l’hypothèse d’une déflagration sociale,  ayant des incidences régionales,  ce d’autant plus que l’on devrait assister à une reconfiguration géostratégique au niveau du bassin  euro méditerranéen et euro-africain, dont les tensions au Sahel  en sont le prélude. Devant distinguer la stabilité dynamique avec l’implication des citoyens  par la démocratie, de la stabilité statique source d‘immobilisme. La stabilité, préservant des intérêts étroits de la rente  d’une minorité,   ne saurait signifier statu quo conduisant au suicide collectif.


            

Dr Abderrahmane Mebtoul
Samedi 15 Mars 2014 - 18:35
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