REFLEXION

ILS SONT RECONNUS COUPABLES D’ESPIONNAGE POUR LE COMPTE DE LA FRANCE: Des peines de 10 ans de prison ferme pour trois Algériens à Annaba

Le Tribunal criminel d’Annaba a condamné, jeudi 7 avril, trois personnes à dix ans de prison pour trahison dans une affaire d’espionnage au profit de la France. B.K, 41 ans sans profession, H.R, 29 ans, ouvrier, résidant tous deux à Besbès dans la wilaya d’El Tarf et O.N, technicien supérieur en informatique, résidant à Souk Ahras ont été reconnus coupables de trahison.



ILS SONT RECONNUS COUPABLES D’ESPIONNAGE POUR LE COMPTE DE LA FRANCE: Des peines de 10 ans de prison ferme pour trois Algériens à Annaba
Une femme de 29 ans, répondant aux initiales de H.S, nièce du premier inculpé et fiancée du technicien supérieur a été condamnée à une peine de six mois de prison avec sursis pour le délit de non dénonciation de crime. L’affaire remonte au 12 juillet 2009. B.K s’est présenté à la sûreté de wilaya d’El Tarf afin d’avouer qu’il travaille pour les services de renseignements français installés au consulat de France à Annaba. Il est alors arrêté pour être remis aux enquêteurs du DRS. L’enquête conduit aux deux complices. Ils ont à leur tour été arrêtés et interrogés.Selon l’arrêt de renvoi de la chambre d’accusation, les déclarations des trois individus concordaient au détail près. Ils ont tous reconnus avoir pris attache avec le consulat de France à Annaba pour proposer leurs services comme agents de renseignements. Ils sont alors pris en charge par M. Patrice Maton, vice consul mais dont les fonctions réelles, établies plus tard, le désignent comme attaché militaire. Le deal passé entre les futurs agents et le responsable français est que celui ci s’engageait à leur délivrer un visa et qu’ils pourraient s’installer en France à l’issue de leurs missions. Dans un premier temps, ceux ci furent chargés de collecter des renseignements sur des sites sécuritaires et stratégiques pour ensuite faire des prises de vue qu’ils remettaient au vice consul après avoir pris rendez vous. Ainsi, le siège de la Présidence de la République, le ministère de la communication, de la défense nationale, la prison civile de Serkadji, le réacteur nucléaire de Aïn Ouessera, le commandement régional de la gendarmerie nationale à Constantine, les sièges de la 4e et de la 5e Régions militaires ainsi que la raffinerie de Skikda, les barrages fixes établis sur les principaux axes routiers, la caserne d’El Allelik à Annaba, celle des troupes aéroportées de Biskra et tout le périmètre de la 1ère brigade blindée de Téléghma ont été pris en photo à l’aide de téléphone portable, selon l’arrêt de renvoi.Puis ce fut au tour de O.N de prendre le relais en transmettant via Internet tous les éléments recueillis sur un site communiqué par Patrice Maton qui mit à sa disposition un micro portable de marque Toshiba. Lors de l’audience, le ministère public a requis la peine capitale contre les accusés, que tout accablait (photos, fax et autres). Les avocats ont bien tenté de disculper leurs clients mais le tribunal n’a pas suivi.Une source diplomatique française à Alger a expliqué que « la France n’a rien à voir avec ce dossier. C’est une affaire à dormir debout ! ».

Ismain
Dimanche 10 Avril 2011 - 12:12
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ACTUALITÉ
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