REFLEXION

ILS SONT PLUSIEURS A DECRIER CETTE SITUATION PARADOXALE : La DAS à quoi ça sert au fait ?



Les familles nécessiteuses attendent toujours les aides annoncées par le gouvernement. Les services de la direction de l’action sociale DAS de la wilaya d’Oran ne répondent plus aux doléances de ces démunis qui, selon eux, sont dépassés par les évènements. Pour preuve, un ensemble de citoyens rencontrés sur les lieux devant le siège de la DAS à Hammou Boutlélis, affirment que « pour figurer parmi les listes des démunis, il vous faut une charrue de documents administratifs », nous confie une vieille femme au bord de l’asphyxie. « Cela fait plus de deux semaines que je vais partout, à la mairie, à la daïra, à la CASNOS, au service de l’état civil, je ne vous dit pas les désagréments que ça me cause », s’exclamera-t-elle. Cette vieille femme n’est pas la seule à se retrouver dans ce cas là. Selon cette vieille femme, « il y a plusieurs familles qui comptent des handicapés parmi elles et qui ne peuvent pas se procurer un tel dossier et abandonnent aussitôt pour ne compter que sur les âmes charitables », notera-t-elle encore. Aussi, pour les handicapés, il n’existe aucun dispositif susceptible de répondre à leurs besoins de manière réelle et objective. Nombre de famille déplorent un dispositif désuet et sans consistance aucune sur le terrain. « Heureusement qu’il y a les associations et les âmes charitables qui concourent au bien être de nos enfants », note une femme, mère de deux handicapés, « moi, cela fait longtemps que je n’attends plus rien de la DAS », notera-t-elle, « ils ne sont ni au niveau de l’accueil, ni au niveau des prestations », s »insurgera-t-elle. Vérifications faites, des handicapés ont tenté de trouver un quelconque dispositif pour les aider à affronter les problèmes de la vie. Ils n‘ont trouvé comme réponse que leur éventuelle inscription pour recevoir l’hypothétique aide sociale prévue par l’état qui ne dépasse guère les 6.000 DA. « Les services de la DAS ne peuvent ni placer des handicapés, ni proposer des solutions durables pour les handicapés comme des centres professionnels pour handicapés. Ils se débrouillent tout seuls », note un sociologue, spécialiste des questions sociales. Aujourd’hui, les communes ont réussi à mettre en place des dispositifs sociaux plus huilés et plus souples en faveur des populations. Cela fonctionne de manière plus subtile et mieux organisée qu’à la DAS qui ne voit presque plus de pauvres et de démunis à ses portes. « La plupart des gens qui y travaillent n’aiment pas ce qu’ils font. Ils y travaillent parce qu’ils n’ont pas où aller. Ils n’ont ni compassion, ni amour pour les autres et sont dépourvus de cette dose nécessaire d’humanisme », nous explique ce spécialiste. Les chèques de solidarité du Ramadan qui devra être entamée par la DAS dans quelques temps, risque de faire mouche dans ces conditions. Les tensions sont déjà visibles au sein des démunis qui ont pris d’assaut les guichets des mairies et des antennes communales en quête de dossiers volumineux.

Medjadji H
Mercredi 24 Août 2011 - 10:23
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Oran
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