REFLEXION

ILS N’ONT PAS PERÇU DE SALAIRE DEPUIS TROIS MOIS : Les travailleurs de l’ENCG en grève de la faim

Les travailleurs de l’ex- ENCG, située dans la zone industrielle d’Es-Sénia, ont entamé depuis trois (3) jours une grève de la faim pour exprimer leur colère et faire part aux autorités locales et nationales, de leurs désagréments et dénoncer ce qu’ils qualifient d’injustice.



ILS N’ONT PAS PERÇU DE SALAIRE DEPUIS TROIS MOIS : Les travailleurs  de l’ENCG en grève de la faim
En effet, interrogés sur les raisons de cette grève, un gréviste nous dira : «Le plus ancien parmi nous travaille au sein de la société depuis quinze (15) ans, lorsque nous nous sommes rapprochés de la direction générale de la société pour demander dans un premier temps, une augmentation des salaires et par la suite des explications sur les trois (3) mois de salaires impayés, le directeur nous a répondu que nous n’avions aucun droit sur la question et que si ça ne nous plaisait pas, nous n’avions qu’à aller déposer plainte auprès de la justice». Choqués par ces réponses rapportées par les travailleurs, ces derniers se sont sentis indignés et ont manifesté durant plusieurs heures devant le siège de l’administration. Signalons dans ce même contexte, que ces travailleurs dont la plupart sont des pères de familles, sont obligés de s’endetter. Ils ont affirmé qu’ils n’ont pas de quoi subvenir aux besoins de leurs foyers, alors que quelques jours seulement nous séparent du mois sacré du Ramadhan. Il est important de signaler aussi, que la grève de la faim observée par ces travailleurs, surtout en cette saison de chaleur, a fait une victime qui a eu un malaise et qui a été transportée au CHU d’Oran pour recevoir les soins nécessaires. A cet effet, les travailleurs en colère, disent que si leurs doléances ne seront pas prises en considération, ils devront recourir à d’autres actions. Pour mémoire, il y a quelques années, des manifestations violentes ont eu lieu à Es-Sénia pour les mêmes motifs. Selon les travailleurs, cette situation est cyclique et beaucoup sont partis à la retraite pour éviter de la revivre. De leur côté, certains responsables de cette entreprise privée, ont préféré aviser leur hiérarchie dont des missionnaires sont attendus demain dimanche, pour trouver une solution au problème qui se pose. De ce fait, ils ont préféré éviter de nous donner des explications.

Medjadji H
Mardi 2 Août 2011 - 11:17
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Oran
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