REFLEXION

ILS FONT LES AFFAIRES DU PRIVE AU DETRIMENT DES DEMUNIS : Ces médecins « trabendistes » d’Oran

Face à l’absence d’un contrôle rigoureux et d’un suivi strict de la part des responsables du secteur de la santé de la wilaya d’Oran, de nombreux médecins et non des moindres, exerçant dans le secteur public s’attèlent depuis plusieurs années à orienter beaucoup de malades vers les cliniques privées au lieu des hôpitaux publics , en vue de gagner plus d’argent, profitant des malheurs et de l’absence de connaissances de ces malades, dont nombreux sont issus des classes sociales défavorisées.



ILS FONT LES AFFAIRES DU PRIVE AU DETRIMENT DES DEMUNIS : Ces médecins «  trabendistes » d’Oran
Il y a quelques jours, le Professeur Salah Bourezak, un spécialiste du centre hospitalier spécialisé Mohamed Abderrahmani de Bir Mourad Raïs, avait dénoncé la pratique du transfert des malades du secteur public vers le privé. Ce phénomène est devenu courant et les malades d’Oran, de condition sociale modeste en souffrent énormément. En effet, il ne se passe pas un jour sans qu’un malade vienne dénoncer un médecin ou un infirmier qui joue au rabatteur pour les cliniques privées disséminées à travers le territoire de la wilaya. Intervenant à l’occasion de la journée mondiale du cœur, célébrée le 26 septembre dernier de chaque année, il avait notamment dénoncé le fait de transformer le secteur public en annexe du secteur privé. Il y a quelques jours, une malade d’Oran, suivie au niveau du CHUO a été approchée par le médecin du service qui lui avait proposé une meilleure prise en charge dans une clinique privée de la capitale de l’Ouest. La patiente, sans le sou, s’est retrouvée à sillonner les mosquées et solliciter les âmes charitables pour tenter d’amasser les 34 millions de centimes exigés pour une prise en charge dans cette clinique. Il y a quelques mois, une patiente qui souffrait d’une cardiopathie, était prise en charge au niveau du secteur public. Cette dernière, après des mois de souffrance, avait cédé à l’offre de son médecin qui lui avait proposé une prise en charge dans une clinique privée spécialisée. Une fois l’intervention chirurgicale subie, la malade qui avait payé cette prestation 180.000 dinars, est rentrée chez-elle, souffrant du même mal, un mal qui finira par l’emporter après des jours d’intenses souffrances. La déontologie dans cette pratique est foulée aux pieds, puisque curieusement, ce sont les mêmes médecins rabatteurs qui officient dans ces cliniques et qui sont des pourfendeurs zélés du secteur public qu’ils ont transformé en mouroir, aidés en cela par une administration qui a fermé les yeux devant une concurrence déloyale érigée en règle de travail. « Il y a quelques années, mon fils, alors nourrisson présentait des signes d’une hydrocéphalie. J’ai appris en le confiant à un professeur de la clinique Aït Idir à Alger qu’il ne souffrait de rien. Mais à Oran, un neurologue m’avait présenté son cas comme désespéré avant de me proposer de lui installer, une valve de décompression qu’il gardera à vie. Ce médecin m’avait proposé de réaliser cette opération dans une clinique privée, tout comme il m’avait proposé la vente de cet appareil importé par une entreprise installée à Zeralda. J’était prêt à céder à sa proposition, mais sur les conseils d’un ami, j’ai présenté mon enfant pour une nouvelle consultation au service de neurologie infantile du CHUO et là, qu’elle fut grande ma surprise en apprenant que mon fils ne souffrait de rien et qu’en plus le médecin voulait me vendre une valve qu’il s’apprêtait à voler des dépôts de l’hôpital public, dira un citoyen oranais qui se dit prêt à dénoncer ce cas à une commission d’enquête sérieuse si elle venait à être installée. Le secteur privé devra en principe jouer un rôle complémentaire dans la carte sanitaire de la wilaya. Si certains établissements remplissent convenablement ce rôle, d’autres malheureusement «cassent» le secteur public et vivent à ses dépens. Il suffit seulement de faire un tour dans les établissements sanitaires publics pour comprendre que si aucune solution n’est apportée pour éradiquer le phénomène du rabattage, c’est tout le système sanitaire qui ira à  l’eau et qui tombera en désuétude avant de disparaître.

Medjadji. H
Dimanche 20 Octobre 2013 - 22:00
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