REFLEXION

IL YA 36 ANS … HOUARI BOUMEDIENE, S’EN VA : La mort d’un Zaïm !

La grandeur des héros homériques ne tient pas à leurs actes, mais à la conscience qu’ils en ont. Par les grands faits qu’il a su accomplir, la gloire qu’il a obtenue même en mourant, Houari Boumediene restera « le passé » du groupe, l’arrière-plan de la vie présente, les racines où s’implantent, les diverses lignées familiales comme une tradition culturelle qui serve aujourd’hui de ciment à la communauté algérienne, où elle se reconnaît elle-même, parce que c’est à travers son combat contre l’ennemi et sa révolution économique et agraire que ce héros défunt, continue à rappeler, aux algériens, le ‘’Nif Algérien’’ …



Houari Boumédiène, de son vrai nom Mohamed Ben Brahim Boukharouba était un militaire promu colonel et un homme politique, qui est né le 23 août 1932 à Guelma et mort le 27 décembre 1978 à Alger.

Son combat pour l’Algérie : de l’ALN à La présidence
Il vécut dans une famille pauvre du Constantinois, Boumédiène connut déjà très jeune les événements sanglants du 8 mai 1945 à Sétif et à Guelma, dont il dit plus tard : « Ce jour-là, j'ai vieilli prématurément. L'adolescent que j'étais est devenu un homme. Ce jour-là, le monde a basculé. Même les ancêtres ont bougé sous terre. Et les enfants ont compris qu'il faudrait se battre les armes à la main pour devenir des hommes libres. Personne ne peut oublier ce jour-là.’’
Durant les années quarante, il entreprit des études coraniques à l'institut Kettania de Constantine, puis les poursuivit à l'institut Zitouna de Tunis ; il se dirigea par la suite vers l'institut al-Azhar du Caire. En 1955, il retourne en Algérie où il rejoint les rangs de l'ALN (Armée de libération nationale). Très vite, il se fait remarquer et occupe le poste de Chef d'état-major. Une fois l'indépendance acquise, il devint vice-président et ministre de la Défense du Conseil de la Révolution qui est alors présidé par Ben Bella. Ne partageant pas les orientations politiques de ce dernier, il décide le 19 juin 1965 de mener un coup d'État au terme duquel il devient le nouveau président de l'Algérie. Sous sa direction, il entreprit plusieurs actions en vue d'estomper sur le plan intérieur, les tensions nées de la guerre d'indépendance. En 1968, il réussit à faire évacuer la dernière base militaire occupée par la France à Mers el Kébir (Oran) ; alors que sur le plan économique, il opte pour le modèle socialiste, il construisit sur la base de ce choix beaucoup d'usines et d'écoles, et contribua surtout, le 24 février 1971, au nom du principe de la récupération des richesses nationales, à la nationalisation des hydrocarbures, au grand dam de la France.

Boumediene, leader des arabes
Cette nationalisation réussie conféra à Boumédiène une importante dimension internationale; En effet, Boumédiène venait de réussir là où l'Iranien Mossadegh avait échoué. L’année 1973 lui donne une nouvelle fois l’occasion d’affirmer son influence sur le plan international en organisant avec succès le sommet des non-alignés auquel les plus grands dirigeants du Tiers-Monde de l’époque ont assisté, il s’en suit dès lors une période durant laquelle l’Algérie de Boumédiène offrit un soutien très actif aux différents mouvements de libération d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine, et c’est en véritable leader du Tiers Monde qu’il se déplaça en 1974 à New York, pour prendre part à une réunion spéciale de l’Assemblée générale de l’ONU sur les matières premières qu’il a lui-même convoquée au nom des non-alignés, il prononça à cette occasion un discours par lequel il exposa une doctrine économique, appelant entre autres à l’établissement d’un nouvel ordre économique international plus juste, qui prendrait en compte les intérêts du Tiers Monde. En 1975 il accueille le premier sommet de l'OPEP par le biais duquel les membres du cartel ont pu définir une politique pétrolière concertée. Dans le sillage de cette même réunion, il parvint à sceller la paix entre l'Iran du Chah et l'Irak de Saddam Hussein. Sur le plan intérieur, il fit voter en 1976 une charte en vertu de laquelle il promulgue la constitution d'une Assemblée législative ainsi que la création du poste de président de la République, soumis au suffrage universel.

La mort du Zaîm
À partir de l'année 1978, les apparitions publiques du président Houari Boumédiène se font de plus en plus rares, il s'est avéré qu'il souffrait d'une maladie du sang, la maladie de Waldenström, mais il reste que très peu de choses ont été dites à propos des circonstances qui entourent sa mort, qui survint le 27 décembre 1978.
Selon d'autres sources, les premiers ressentis de la maladie de Houari Boumédiene furent lors de son voyage du 20 septembre 1978 à Damas (Syrie) où, alors qu'il était accompagné de Taleb-Ibrahimi et de Bouteflika, ces derniers avaient remarqué sa fatigue inhabituelle. Le diagnostic avancé dès lors était « une hématurie avec tumeur maligne de la vessie ». Pour cela il choisit de se faire traiter en URSS du 29 septembre au 14 novembre 1978. Le 12 octobre, lors de la visite de son jeune frère Said venu le voir à Moscou, Boumediène n'apprécie pas que le voyage de son frère soit financé par de l'argent public et demande aussitôt qu'il soit retenu sur le salaire du président. Quelques jours après, il sera hospitalisé à l'hôpital d'Alger Mustapha Bacha où il décédera le 27 décembre 1978 à 4 heures du matin avec deux hématomes dans le cerveau. Les funérailles officielles auront lieu le 29 décembre 1978 au cimetière d' El Alia (à Alger)..

La mort de Boumediene est-elle suspecte ?
La mort de Boumediene est-elle suspecte ? Belaid Abdesselam l’a qualifiée de « suspecte », affirmant à El Khabar qu’il « croyait que la mort de Boumediene n’était pas naturelle ». Il a ajouté « pour moi sa mort reste ambiguë, et j’en ai fait part auparavant».
Tout le monde se pose la question : de quoi est mort le président Boumediène ? Comme si le mystère n’était pas suffisamment épais. Il a fallu que le nom de sa maladie soit si compliqué qu’on ne puisse le retenir que si on est un habitué du vocabulaire médical.
Syndrome de Waldenström , une rare maladie du sang du nom imprononçable du médecin suédois qui l’a découverte et qui a posé lui-même le diagnostic en se déplaçant au chevet du président Boumediène. Le second président algérien qui avait marqué pour une longue période son passage à la tête de l’Etat algérien s’est éteint officiellement le 27 décembre 1978 à l'âge de 46 ans après 9 jours de coma profond.
Mais ce que l’on sait aujourd’hui et que les témoins de l’époque racontent sans trop insister est passé pour un véritable secret d’Etat, laissant dans l’opinion le fâcheux sentiment que l’on a voulu éloigner le président du peuple, le même peuple qui a suivi dans un mouvement de foule indescriptible le cortège funèbre le jour de l’enterrement.  L’hospitalisation même du président Boumediene avait été entourée d’un secret extraordinaire tendant même à faire croire que le président effectuait un invraisemblable « voyage de travail et d’amitié » de six semaines à Moscou. Le président Boumediene avait commencé à présenter les premiers symptômes de sa maladie en septembre 1978. Les premiers examens à Alger, passés sous silence seront suivis de l’hospitalisation prolongée en ex URSS.

La main du Mossad
Après la mort de Boumediene, plusieurs révolutionnaires dans le monde sont morts dans le secret absolu, et même si Chavez et Arafat et avant eux Boumediene sont morts suite à un cancer selon la version médicale, la thèse de l’assassinat plane toujours du moment où le mobile du crime n’est autre que d’éliminer les portes paroles des mouvements de résistance dans le monde, c’est pourquoi il serait liquidé par l’ennemi N°1 des pays arabes et musulmans, Israël.
Le défunt Houari Boumediene soutenait activement les révolutions dans tous les pays du Tiers Monde et prônait une indépendance  économique et la nationalisation des hydrocarbures, ce qui constituait une atteinte aux intérêts stratégiques de l’Occident et à leur tête Israël. C’est pourquoi tous les soupçons se dirigent vers Israël et ses traitres dans le monde arabe.
Boumediene aurait été victime d'un empoisonnement lors de son séjour en Syrie. Le Mossad l'aurait contaminé avec du polonium. L'hebdomadaire britannique Sunday Express, citant une source française, affirme que les médecins ont détecté  une hématurie, caractérisée par des traces de sang dans les urines. Malgré les soins, le mal persiste. Dès lors, on décide de l'évacuer sur Moscou. L’Iraq aussi, avait  appuyé la thèse  de l’assassinat. Selon l'ex-ministre des Affaires étrangères irakien Hamed Jabori, Boumediene a été empoisonné par les services irakiens avec du thallium.  Le jeudi 5 octobre1978, Boumediene s'envole donc vers Moscou. Le diagnostic avancé dès lors était « une hématurie avec tumeur maligne de la vessie ». Pour cela il choisit de se faire traiter en URSS du 29 septembre au 14 novembre 1978. Les spécialistes russes, qui évoquent la maladie de Waldenström, une infection rare du sang découverte par un chercheur suédois qui lui a donné son nom. La dernière semaine du mois d'octobre, le secret est défloré : Boumediene est officiellement malade. À Bagdad, le ministre des Affaires étrangères, Abdelaziz Bouteflika, l'admet, quoique en termes diplomatiques : « Le président a éprouvé le besoin de prendre du repos, car il était complètement exténué », affirme-t-il. Le 14 novembre, on lit sur la une du  quotidien El-Moudjahid: « Le président est de retour à Alger. » Le samedi 18 novembre, Boumediene plonge dans le coma. Il sera hospitalisé à l'hôpital d'Alger Mustapha Bacha . Le vendredi 24 novembre, petite lueur d'espoir : le raïs émerge du coma. Il faut tout tenter pour le sauver. Quelqu'un suggère le nom de Jan Gosta Waldenström, médecin chef de l'hôpital de Malmö. Son diagnostic ne tardera pas : les chances de Boumediene sont infimes. Le 28 novembre, Boumediene sombre à nouveau dans le coma. Mercredi 27 décembre 1978, Houari Boumediene décède à 3 h 55 du matin. Il avait 46 ans. Les Algériens sont sous le choc. Ils seront des milliers à assister à son enterrement le vendredi 29 décembre, au cimetière d'El Alia, près d'Alger. Habillé d'un manteau noir, Abdelaziz Bouteflika prononce l'oraison funèbre.

690 dinars, solde de son compte bancaire après sa mort !
Quand il est mort, Boumediene avait 698 dinars algériens sur son compte en banque et aucune propriété ou compte en banque étrangère connu jusqu’à maintenant ! Il n’avait aucun patrimoine immobilier ..! Un document, fait état de l’avoir bancaire de l’ancien président de la république Houari Boumediene qui, en 1976 s’élevait à 690 dinars et ce, après onze années à la tête du pays. Selon ce document, Houari Boumediene était la deuxième personne à ouvrir un compte épargne à la Caisse Nationale d’Epargne et de Prévoyance (CNEP) et ce, en date du 6 mai 1966. Son numéro de compte était 000002/08 ouvert en y déposant la somme de 500 dinars. Le compte CNEP de feu Boumediene n’a connu aucun changement et la somme n’a pas changé si ce n’était les intérêts qui se sont élevés après onze années à 198.37 dinars, soit un total de 698.37 dinars, le solde laissé par l’ancien président de la république, feu Houari Boumediene après sa mort en 1978. A noter  que lors de la visite de son jeune frère venu le voir à Moscou, le 12 octobre 1978, Boumediene n'apprécie pas que le voyage de son frère soit financé par de l'argent public et demande aussitôt qu'il soit retenu sur le salaire du président. 

Riad
Dimanche 28 Décembre 2014 - 09:21
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