REFLEXION

IL Y A DIX-HUIT ANS : 12 ENSEIGNANTS ASSASSINES A SFISEF : Sidi Bel Abbès se souvient toujours

En ce 27 septembre, la population de Sidi bel Abbès se rappelle de l’assassinat collectif de 11 enseignantes et un enseignant dans un faux barrage dans la localité d’Ain Aden, dans la région de Sfisef, le 27 septembre 1997. Un acte de la horde barbare des terroristes sans religions et sans cœur. Une date qui reste archivée dans "les annales du crime", qui marquera à jamais la mémoire d’une décennie sanglante qui a failli envoyer notre pays à l’enfer... mais, le courage et le nationalisme du peuple algérien a dégommé à jamais ces monstres assoiffés de sang pour faire régner la paix et la fraternité.



Dix-huit ans après, les Belabésiens se rappellent toujours. Le 27 septembre 1997, les 12 enseignants dont la plupart habitaient Sfisef, une à Mostefa- Benbrahim, une à Belarbi et une à Sidi-Bel-Abbès, revenaient à bord d’un Karsan vers 15h30 d’Ain-Aden, où elles exerçaient.Une embuscade leur a été tendue par une vingtaine de terroristes au détour de la route menant vers Sfisef et une à une, elles ont été sauvagement égorgées. Le seul rescapé de ce carnage est le chauffeur du bus, épargné intentionnellement, afin que l’horreur soit racontée dans le détail.Ce jour cauchemardesque, les Belabésiens s’en rappelleront toujours avec émotion et terreur à la fois. Alors que la journée s’annonçait belle en cette saison automnale, vers 16h30 où les malheureuses enseignantes étaient égorgées une à une, le temps a soudain viré au gris-cendre, et des pluies diluviennes se sont abattues sur la région et quelques minutes après les rues étaient impraticables. Devant le temps qui avait revêtu un aspect apocalyptique, certain chefs d’établissement craignant pour la vie des enfants avaient ordonné qu’on les libère avant l’heure. Oui, le ciel ce jour-là avait pleuré, car il venait d’être témoin d’un acte d’une rare sauvagerie et barbarie dont ont fait preuve les bourreaux n’épargnant que le chauffeur du Karsan qui les transportait afin qu’il puisse relater dans le détail l’horreur de l’assassinat. Elles étaient jeunes, la plus âgée n’avait pas bouclé ses 40 ans. Elles étaient jeunes et porteuses du message du savoir, mais hélas, l’obscurantisme en a décidé autrement. Une stèle a, quelques années plus tard, été érigée sur les lieux arrosés de sang, rappelant à chaque visiteur le douloureux événement. Pour commémorer cet énième anniversaire de leur assassinat, les martyrs ont eu certainement droit à la gerbe de fleurs déposée sur leur stèle. Nulle part ailleurs, même pas dans le secteur où elles exerçaient, la commémoration de l’assassinat n’a été enregistrée. Mais pour leurs proches, en ce 27 septembre, il est certain que le souvenir vivace a ressurgi plus fort que jamais de leur mémoire dont n’a pas eu raison l’amnésie. Elles sont mortes en martyres Le CLA prie les autorités compétentes nationales et de Sidi-Bel-Abbès particulièrement d’initier un acte pour commémorer le 15e anniversaire de l’assassinat des 12 enseignants dont 11 femmes sauvagement égorgés un certain 27 septembre 1997 à la sortie de la localité d’Ain-Aden, appelé plus communément “Shmada” dans la daïra de Sfisef (Sidi-Bel-Abbès) où elles exerçaient. Le monde de l’Éducation ne peut oublier ce 27 septembre et le CLA demande au ministère de ne pas oublier ces martyrs du devoir et que nos établissements portent leur nom.

 

Hakem Bachir
Dimanche 27 Septembre 2015 - 17:30
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