REFLEXION

IL VOULAIT SANS DOUTE ARMER TOUT UN DOUAR : 36 fusils de chasse dans la voiture d’un émigré



Selon certaines sources proches de la structure portuaire d’Oran, vendredi dernier, un émigré résidant en France, débarquant en famille du navire en provenance d’Alicante (Espagne) avait bénéficié du passage par le couloir vert, prévu pour faciliter la sortie du port aux familles en voiture qui subissent un contrôle douanier allégé. Mais le voyage de l’émigré, quoiqu’en famille, n’avait sans doute pas pour seul but de lui permettre de passer des vacances avec sa famille dans son pays d’origine. C’était aussi, et surtout, un voyage d’affaires. En effet, le voyageur en question transportait dans le coffre de son véhicule 36 fusils de chasse et une certaine quantité de cartouches de calibres 16 et 12 le tout destiné à la vente. Mais c’était sans compter sur la vigilance des policiers du port qui avait le « touriste » dans leur ligne de mire, pour employer les termes qui se prêtent à cette situation. L’information leur était parvenue sans doute même avant l’embarquement au port espagnol. A la sortie du port, alors que le voyageur se croyait tiré d’affaire, les éléments des services de sécurité l’ont intercepté et une fouille rapide leur a donc permis de mettre la main sur ce lot d’armes et de munitions introduits frauduleusement. La grande majorité de nos émigrés avait l’habitude de rentrer au pays avec des véhicules surchargés. Les résidents à l’étranger avaient pour habitude de rafler tout ce qu’ils pouvaient trouver sur le chemin en rentrant au pays. Car ils étaient absolument sûrs de tout vendre à une époque où tout manquait sur le marché algérien. Ce qui leur rapporter de quoi se faire rembourser les frais de voyages, de séjour et même de faire quelques économies de dinars. La mise en place de l’économie de marché, qui a permis l’arrivée massive de tous ces produits longtemps et jadis inaccessibles, a porté un grand coup au «beznassa » venus de l’autre rive de la Méditerranée. La friperie et les produits de pacotille se sont déversés sur les marchés locaux et à des prix beaucoup moins élevés que qui étaient fixés par les petits « vacanciers-importateurs ». Ces derniers devaient donc se reconvertir dans d’autres créneaux. Et c’est bien celui des armes de chasse qui a dû leur sembler le plus porteur. Car, il ne s’agit pas de la première saisie de fusils de chasse importés frauduleusement. Il en eut bien d’autres qui ont été enregistrées tant au port d’Oran qu’au niveau national. A propos de l’individu pris en possession de tous ces fusils, un policier pince-sans-rire a déclaré : « … Il voulait armer tout un douar… »

A. Salim
Mercredi 28 Juillet 2010 - 00:01
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