REFLEXION

IL TENTAIT DE SE RENDRE EN ÉGYPTE AVEC UN FAUX PASSEPORT : Le cheikh salafiste Ahmad el-Assir arrêté en Liban

La Sûreté générale (SG) a arrêté le cheikh salafiste Ahmad el-Assir à l'aéroport international de Beyrouth alors qu'il tentait de prendre la fuite, rapporte samedi l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).



Une source sécuritaire a indiqué à l'AFP qu'el-Assir a été arrêté samedi matin. Le cheikh, muni d'un faux passeport libanais avec pour nom "Rami Abdel Rahmane Taleb", voulait se rendre en Égypte, précise l'Ani. Il avait changé son apparence physique et était accompagné d'une personne détentrice d'un passeport portant le nom de "Khaled Sidani". L'Ani indique également que c'est à bord d'une Mercedes de couleur blanche que le cheikh est arrivé à l'aéroport. Le chauffeur du véhicule a été arrêté. Laissant éclater leur colère, des partisans d'el-Assir, hommes et femmes, ont brièvement bloqué la voie est de l'autoroute de Saïda, au niveau de la mosquée Hariri, avant que les forces de l'ordre ne rouvrent l'axe routier, ajoute l'Ani.  Réagissant à l'arrestation du chef de bande jihadiste, l'ancien président de la République Michel Sleiman a félicité sur sa page Twitter les FSI pour leur exploit : "El-Assir est... "assir" (jeu de mots en arabe, "assir" signifiant prisonnier). Même son de cloche de la part du chef du Courant des Marada, Sleiman Frangié, qui a estimé que "l'arrestation d'Ahmad el-Assir est un grand exploit réalisé par les forces de sécurité libanaises. Nous espérons être unis dans le combat contre le terrorisme". Le ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil a quant à lui appelé sur Twitter la justice à "révéler aux familles des militaires (tués par les hommes d'el-Assir) les noms de ceux qui ont soutenu et financé le cheikh, demandant également aux autorités d'arrêter ceux qui bloquent les axes routiers". Le chef du parti Tawhid druze, Wi'am Wahhab (proche du 8 Mars), a ironisé de son côté sur le sort du cheikh salafiste, félicitant sur son compte Twitter la ville de Saïda pour la fermeture de sa "deuxième décharge d'ordure", en référence à Ahmad el-Assir. Le premier juge d'instruction militaire, Riad Abou Ghida, avait requis en février 2014 la peine de mort contre el-Assir et 56 autres personnes impliquées dans les affrontements meurtriers contre l'armée à Abra-Saïda, au Liban-Sud. Parmi ces personnes figure l'ex-crooner Fadel Chaker. Ils étaient accusés, selon l'acte d'accusation, "d'avoir formé des groupes armés qui ont attaqué une institution de l'État, l'armée, d'avoir tué des officiers et des soldats, et d'avoir été en possession de matières explosives et d'armes légères et lourdes utilisées contre l'armée". Cheikh Assir était recherché depuis ces incidents survenus en juin 2013 et au cours desquels 18 soldats et 11 hommes armés avaient été tués. Il s'était toutefois, depuis, quasi-volatilisé. Certaines rumeurs affirmaient qu'il se trouvait dans le camp palestinien de Aïn el-Héloué. Hostile au Hezbollah, il avait diffusé plusieurs enregistrements audio et twitté de nombreuses critiques contre le parti chiite, son parrain iranien, mais aussi contre l'armée libanaise qu'il accuse d'être "complice" du Hezbollah aux dépens de la communauté sunnite. Il avait également appelé le Hezbollah à retirer ses combattants de Syrie et à "mettre un terme à ses crimes".

Nadine
Samedi 15 Août 2015 - 17:18
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ACTUALITÉ
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