REFLEXION

IL EST DANS LE TOP 10 DES PERSONNES LES PLUS RECHERCHEES : Les confessions d’un djihadiste américain sur Twitter



Il a grandi en Alabama, assure avoir été un «garçon populaire» dans son lycée, plaisante sur le porno et les barbecues. Et pourtant, Omar Hammami prône le djihad et l’attaque systématique des intérêts américains sur la planète. Il se décrit lui-même comme «une contradiction sur pattes provenant de milieux vraiment différents».Ce musulman radical engagé dans la lutte armée en Somalie s’est confié via Twitter durant de longs mois au blog spécialisé du site américain Wired, Danger Room.Connu aussi sous le nom d’Abou Mansour Al-Amriki, le terroriste est à la fois sur la liste noire des services secrets américains (une récompense de cinq millions de dollars est sur sa tête depuis mars) et sur celle de ses anciens compagnons d’arme, les shebabs de Somalie, avec qui il est en rupture de ban.«Je pourrais être tué», reconnaît-il d’ailleurs, lors des échanges avec Wired. L’Américain de 28 ans passe son temps, selon le magazine, à «faire pousser des légumes, aider ses femmes aux tâches ménagères et “troller” ses anciens collègues d’al-Shebab sur Twitter, sa nouvelle passion». Le but du journaliste JM Berger, «comprendre ce en quoi il croit» et «voir s’il cherche une porte de sortie».Bien qu’il ne s’entende plus avec les shebabs somaliens, Wired précise bien que @abumamerican ne cherche aucunement une sortie et n’en a pas fini avec le djihad. «Je crois en l’attaque des intérêts américains partout. Pas de deuxième pensée et pas de regret», indique-t-il via message privé. «Ce genre de réflexions font qu’Hammami pourrait bien être le prochain ressortissant des États-Unis tué par un drône américain», insiste le blog Danger Room.Selon Will McCants, ancien conseiller antiterroriste au département d’État qui discute aussi via Twitter avec le terroriste, et cité par Wired et repris par Le Monde, «il apparaît comme quelqu'un d'agréable. Il est prêt à écouter, à entendre vos arguments et à y répondre. Il n'est pas simplement un robot, il a un grand sens de l'humour». Clint Watts, ancien du FBI cité sur Le Monde, contrebalance : «un terroriste peut être sympa un jour et se suicider avec une veste explosive le lendemain».S’il a rompu avec les shebabs, c’est parce qu’il n’est pas d’accord avec leur manière de perpétrer le djihad, notamment en prélevant «des sommes exorbitantes sur les pauvres ou emprisonner des civils sans preuves publiques», note l’AFP reprise par Le Monde.Des positions qui lui ont valu une popularité dans son pays d’adoption et qui l’empêcherait, selon Hammammi, d’être éliminé par ses anciens compagnons d’armes, qui, toujours d’après lui, «perdraient le soutien d’al-Qaida». «Notre mission en tant que musulmans est d'établir la charia partout sur la terre, le califat. Les shebab ont délaissé les deux», précise-t-il. Reste qu’il est toujours dans le top 10 des personnes les plus recherchées par son pays d’origine, les États-Unis.             

Nadine
Samedi 6 Avril 2013 - 10:22
Lu 1049 fois
ACTUALITÉ
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 08-12-2016.pdf
2.77 Mo - 07/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+