REFLEXION

IL EST ACCUSE D’AVOIR JETE TROIS ALGERIENS A LA MER : La perpétuité par contumace pour le commandant du bateau chinois



Le dénommé Jin Hong Hay, commandant du navire battant pavillon chinois à l’époque des faits, a été accusé d’avoir jeté trois Algériens dans la mer, des passagers clandestins découverts par les marin du Wuzong-Shu, n’a pas daigné de répondre aux trois convocations successives adressées par le tribunal criminel d’Oran, l’appelant à pour répondre des faits qui lui étaient reprochés. Le procès s’est déroulé sans lui, le tribunal l’a reconnu coupable d’homicide volontaire avec préméditation et condamné par contumace, à la réclusion criminelle à perpétuité. Tout a commencé un funeste 16 août de l’année 2002, lorsque deux jeunes algériens, qui avaient décidé d’embarquer clandestinement, deux jours auparavant, dans un navire chinois amarré au port d’Oran, ont été secourus par un bateau de pêche au large de Bouharoun. Les gardes-côtes alertés ont signalé le fait à la gendarmerie nationale. Au cours des interrogatoires, les enquêteurs découvrent que les deux rescapés avaient survécu à un véritable drame, et qui ne devaient d’être encore en vie, qu’à la seule volonté de la providence. Le dénommé K.A. a déclaré qu’il était en compagnie de deux autres camarades lorsqu’ils ont eu la mauvaise idée de se glisser à l’intérieur du bateau chinois, pour aller de l’autre côté de la Méditerranée. Il faisait déjà nuit, et le navire se trouvait en haute mer, lorsqu’ils ont été découverts par des marins qui les ont conduits devant leur commandant. Ils ont appris, à ce moment, que le bateau se dirigeait vers la Russie et non vers la France comme l’espéraient les passagers clandestins. Sans aucun état d’âme, le commandant donne l’ordre à ses marins d’attacher les jeunes hommes à des barils et de les balancer à la mer. Ceux-ci s’exécutent en dépit des supplications des jeunes qui demandaient à être remis entre les mains des autorités algériennes, mais les marins restaient totalement insensibles aux prières des trois malheureux clandestins. K. A. a déclaré avoir le premier a été jeté par-dessus bord, et qu’il avait réussi à s’agripper à une corde et continuait à supplier le commandant qui est resté insensible, et donné l’ordre à un marin de trancher la corde. Les trois se sont trouvés au milieu des vagues en pleine nuit. Il voyait sa fin venir lorsqu’il s’est trouvé pris à bras le corps par un pêcheur qui l’a tiré de la mer pour le mettre sur le pont d’une embarcation de pêche. Trois jours plus tard, le corps du dénommé S.H., l’un des trois passagers clandestins, a été retrouvé au large de Tipasa, les mains nouées derrière le dos. Le rapport de l’autopsie pratiquée sur le corps a fait état de traces de violences. Le troisième n’a jamais été retrouvé, ni vivant ni mort. Sur la base de ces déclarations, une enquête a été ouverte conduisant au lancement d’un mandat d’arrêt international contre le commandant du bateau chinois qui n’a plus jamais donné signe de vie. A signaler que cette affaire n’est pas sans précédent. Des « harraga » avaient connu le même sort, il y a quelques années, dit-on, sur un navire ukrainien dont le commandant n’a pas daigné, lui non plus, répondre aux injonctions de la justice algérienne, et demeure recherche.

A. Salim
Dimanche 30 Janvier 2011 - 23:01
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