REFLEXION

IL COUVRE LES BESOINS DE 15 WILAYAS DE L’OUEST : Réflexion à l’intérieur du laboratoire régional de la police scientifique d’Oran

Une visite, au cœur du laboratoire régional de la police scientifique et technique aura permis, le temps d’une matinée, de suivre de l’intérieur le travail des huit départements sur lesquels veillent avec maîtrise des équipes de spécialistes de haut niveau et de compétence.



IL COUVRE LES BESOINS DE 15 WILAYAS DE L’OUEST : Réflexion à l’intérieur du laboratoire régional  de la police scientifique  d’Oran
Cybercriminalité, armes et balistiques, toxicologie, tels sont en partie les principaux secteurs dans lesquels activent, pour les besoins de l’avancement des dossiers criminels, des scientifiques de haut niveau qui nous ont ouvert, hier matin, les portes de l’un des endroits les mieux sécurisés de la sûreté de la wilaya d’Oran. Ils sont, trois laboratoires implantés à travers le territoire national, avec ceux de la région centre à Alger et plus à l’Est, celui de Constantine, le laboratoire régional de la police scientifique et technique d’Oran couvre, pour les besoins en travaux d’expertise criminelle, pas moins de 15 wilayas de l’Ouest du pays. Partagés sur 8 départements dont quatre techniques et quatre autres scientifiques, le laboratoire régional d’Oran très sollicité, effectue des recherches sur des affaires nécessitant une expertise scientifique. Les experts de la police scientifique sont tous des spécialistes, détenteurs de diplômes, en chimie, biologie, informatique et autres spécialités utiles, aux huit départements. Des formations continues, sont régulièrement assurées au profit des membres du laboratoire scientifique et ce, au niveau des plus importantes et prestigieuses institutions et écoles de police à travers divers pays, dont les Etats unis, la France… etc. Parmi les départements du laboratoire, il y a ceux concernant les armes, la balistique et l’outil informatique, outil des plus indispensables pour les différents services. Pour les besoins de l’expertise des faux documents, le département des documents et écritures, reste un service très sollicité, vu l’amplitude des dossiers et du nombre d’affaires qui traitent de la falsification de documents administratifs et autres. Ce même département, équipé de matériels de dernière génération en technologie de pointe, assure aussi l’expertise des billets de banque que l’œil nu ne peut détecter, ce qui sera d’ailleurs confirmé lors de notre visite, effectuée avant hier matin, dans les locaux du laboratoire scientifique et technique d’Oran, dans lequel de faux billets de banque de 1.000 dinars étaient en expertise. Mais, il se trouve que ces faux billets étaient établis sur un authentique papier fiduciaire, d’où la complication pour le citoyen lambda de reconnaître le «vrai du faux». Les autres départements, tout aussi importants et tout aussi sensibles, restent les chevilles ouvrières qui font le lourd travail sur lequel se basent les enquêtes, qu’elles émanent des instances judiciaires ou des différents services de police, à l’exemple des départements de biologie légale, chimie légale, toxicologie ou encore celui du contrôle de la qualité des produits alimentaires.

3346 expertises effectuées durant le premier semestre 2011

Avec l’acquisition des équipements de haute technologie et le savoir-faire, acquis par les équipes de spécialistes qui activent dans la discrétion et la plus haute confidentialité au laboratoire scientifique et technique d’Oran, le facteur temps pour le traitement des dossiers est devenu un réel challenge et pour cause, une grande célérité aura permis de traiter en un temps record de multiples dossiers. On apprendra que pas moins de 10.000 expertises ont été traitées durant l’année 2010, 50.000 l’ont été depuis le lancement du laboratoire scientifique, en 2005. Pour l’année en cours et durant le premier semestre, 3.346 expertises ont été effectuées. Concernant les alcootests, plus de 9.000 tests sont annuellement effectués, avec le traitement record de 5 minutes pour une expertise fiable et sans faille.

Le laboratoire scientifique et la cybercriminalité

Téléphone portable, puces usagées, disques durs détruits, menace et chantage par Internet, toutes ces nouvelles formes de crimes sur la toile et à partir de la téléphonie mobile, n’a plus aucun secret pour les experts de la police scientifique, toutes les données mêmes détruites sont récupérables et la traçabilité des e-mails, SMS ou autres données sont récupérables et leur émetteur, même anonyme, est identifié. C’est avec ces techniques que de nombreuses expertises ont abouti et permis l’identification de maîtres chanteurs, escrocs et délinquants.

A.Yzidi
Vendredi 5 Août 2011 - 11:38
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Oran
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