REFLEXION

IL ASSEN NEUF COUPS DE COUTEAU A SA VICTIME : La réclusion criminelle à perpétuité pour le tueur



Cela ne pouvait être un cas de légitime défense, selon le tribunal. Asséner simultanément neuf coups de couteau sur différentes parties du corps, en visant notamment le cœur de son adversaire, qui ne portait aucune arme, est un acte qui relève d’une cruauté telle que le représentant du ministère public a réclamé la peine de mort pour l’accusé. Surtout que le mis en cause, un individu de 26 ans jouissait d’un triste palmarès. Son casier judiciaire était rempli de jugements pour des affaires aussi sordides les unes que les autres. Un coutumier des tribunaux, à en juger après la lecture de l’arrêt de renvoi, mais du mauvais côté du prétoire. Il collectionne, en effet, des délits aussi abjects les uns que les autres : consommation de drogue, agressions… même violence sur ascendant. Tout avait commencé le 13 avril dernier, dans le quartier de Ras El Aïn, lorsque la victime, décrit comme un homme paisible et sans histoire, s’était présenté chez son futur assassin, pour lui réclamer la restitution d’un téléphone portable qu’il avait dérobé à son gendre. La démarche était des plus pacifiques, n’a pas eu l’écho espéré auprès du mis en cause qui aurait mal accueilli l’intervention. Le ton est monté très rapidement, soudain, l’accusé tire un couteau et se met à larder de coups le corps de son adversaire, avant de le laisser gisant par terre dans une mare de sang et disparaître. Devant le tribunal, le mis en cause a déclaré qu’il s’agissait d’un cas de légitime défense. Affirmant avoir réagi machinalement au coup de poing que lui a porté la victime. Des déclarations qui étaient loin, très loin de convaincre le procureur général, étant donné que si c’est la victime qui avait ouvert les hostilités, elle l’avait fait à mains nues. Ce qui ne justifiait aucunement l’utilisation d’une arme blanche par l’accusé et son acharnement sur le corps de son voisin de quartier. Ce fut un acte d’une grande sauvagerie, avait-on estimé. Le représentant du ministère public a donc réclamé, à l’issue de son réquisitoire, la peine capitale pour le mis en cause. La défense a demandé, quant à elle, la requalification de l’acte en coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans l’intention de la donner. Un plaidoyer visant à minimiser les faits pour réduire la peine du client. Une thèse réfutable, dans la mesure où l’auteur du meurtre n’a pas donné un, deux ou trois coups de couteau, mais neuf coups dont plusieurs pouvaient être mortels. Le décès ne pouvait donc être fortuit. Si le mis en cause avait frappé à plusieurs reprises, ce n’était que pour tuer. Après délibérations, les membres du tribunal criminel n’ont pas tenu compte de la thèse avancée par la défense et ont condamné l’accusé à la réclusion criminelle à perpétuité.

A. Salim
Vendredi 26 Novembre 2010 - 18:28
Lu 285 fois
RÉGION
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 08-12-2016.pdf
2.77 Mo - 07/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+