REFLEXION

IL A PASSE 34 ANS A L’HOPITAL PSYCHIATRIQUE DE TIARET : Un malade mental enterré sous le nom de ‘’X-Frenda’’ ?!



Une véritable illustration de l’indifférence qui a rongé notre société vient de faire surface et de laisser les intelligences les plus hardies sous l’effet de choc, et le « stress » de la surprise. En effet, « Réflexion » vient d’être encore témoin d’un défaitisme social des plus criards. En visite à l’établissement hospitalier de santé psychiatrique « EHSP » de Tiaret, lequel est à vocation régionale regroupant les wilayas de Tiaret, Naâma, Ghardaïa, Bayadh, Tissemsilt et Saida, Mr le directeur Lebbani Mekrari, nous a exprimé son deuil après le décès d’un malade mental, connu sous le nom de « X-Frenda », et même son dossier médical ne porte aucun nom ni aucune affiliation voire aucune pièce d’identité et tout ce qu’il y a, c’est qu’il a été hospitalisé le 26 septembre 1981, et qu’il a été admis à cet hôpital après avoir été évacué par les services de la protection civile de Frenda, et depuis cette date, toute la documentation qui lui a été affiliée c’était sous le nom de « X-Frenda ». Selon le directeur, cette personne souffrait d’une maladie mentale chronique et était aussi un « sourd-muet ». Et avançant nos investigations, l’on apprend « qu’il n’a jamais reçu de visites familiales et qu’il a séjourné 34 ans au sein de cet hôpital psychiatrique, et triste nouvelle pour tout le staff de cet établissement lorsque « X-Frenda » a rendu l’âme ce dimanche 10 janvier 2016, et a été enterré au cimetière d’Ain-Guesma de Tiaret sous le nom « X-Frenda ». Toujours selon le directeur de l’E.H.S.P de Tiaret, son établissement recense quelques 20 cas similaires cependant le record de séjour a été relevé chez « X-Frenda », et dans ce sens, le directeur tire la sonnette d’alarme en déclarant : « les familles veulent coûte-que-coûte se débarrasser des malades mentaux. Notre religion réfute ce comportement, et actuellement notre établissement recense 140 malades mentaux dont 20 femmes, et que les emplacements ne se font que suite aux décisions des walis concernés après qu’une commission de santé mentale émet ses propos… », Conclut le directeur. Pour rappel, les malades mentaux à Tiaret sont proies à beaucoup de difficultés et n’ont que la rue comme fenêtre de clémence. Nous y reviendrons.

Abdelkader Berrebiha
Vendredi 15 Janvier 2016 - 16:31
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RÉGION
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