REFLEXION

Histoire bouleversante d’une famille survécue aux affres du GIA : Nacira, une mère de cinq enfants a défié les émirs.



Histoire bouleversante d’une famille survécue aux affres du GIA : Nacira, une mère de cinq enfants a défié les émirs.
Comme un malheur n’arrive jamais seul, décidément, le malaise qui frappe profondément la famille « Hamdache », s’accentue pour se propager et confiner à son paroxysme, exigences astreignantes de la vie, oblige.
Seul un embryonnaire espoir demeure exister et permet de donner tant bien que mal, la force de résister, de croire et de se cramponner à la vie.
La pauvre mère Nacira, au visage ridé, la physionomie cacochyme, le sourire disparu depuis fort longtemps était un exemple indubitable de patience, et de courage. Inséparable de sa progéniture, composée du petit « Amir » au visage angélique plein d’innocence enfantine, et ses différentes sœurs, poursuivent leur traversée dans cette vie, tracée par leur destin, mais le but recherché reste incertain, voire inatteignable. Quant au père, seul le rêve lui permet d’y croire, et de s’obstiner à résister aux évènements fâcheux et itératifs qui secouent sa tendre famille.
Personne ne pourrait s’imaginait que cette famille a connu par le passé, onze années jour pour jour, une opération terroriste, ou une voiture piégée, bourrée d’explosifs, fut explosée tout prés du lieu ou elle habite, terrassant ainsi un de leur voisin qui y laissa la vie. Le même scénario, se répète des années après, causant la mort à trois innocentes personnes, deux policiers et un citoyen demeurant à Thenia. Ce nouvel attentat a causé des dégâts considérables à leur habitation. Les habitants de cette bourgade, très attachés à leur origine s’obstinent et refusent de déménager malgré tous les dangers qui sévissaient. L a sérénité à peine retrouvée, quelques temps après, alors qu’un inattendu tremblement de terre ébranla toute la région ce fatidique jour du 21 mai 2003. Les habitations se sont endommagées, même celle de la famille « Hamdache ». Aidée par les responsables locaux, cette dernière procéda à quelques réparations et rafistolages, du fait qu’elle n’a pas bénéficié d’un chalet. Le chef de cette famille, très soucieux, très inquiet pour tous les évènements fâcheux qui ont frappé sa région, ressent en lui ce grand désir de partir, prendre sa famille et déménagé le plus loin du monde. Ayant perdu l’appétit, ce père de famille poussait à l’inquiétude de sa famille. Silencieux, taciturne, impassible, personne ne s’attendait que se fut les dernières minutes de sa vie. Hélas la mort était au rendez-vous, ce malheureux père quitta la vie en silence, laissant derrière lui six orphelins, comme l’eut vécu lui-même d’ailleurs. Un destin effroyable voulant ainsi que ce malheureux mourra en martyrs dans un nouvel attentat explosif causé par les semeurs de la mort. Heureusement qu’aucun membres de sa famille ne fut été touché par cette déflagration.Même l’arrivée des secours alertés par sa petite fille n’ont pas servi à grand-chose, agonisant quelques instant ne prononça aucun murmure. Toutes les habitations se sont lézardées, d’autres plus grave encore ont carrément été effondrées, ou brulées. Quant à la demeure de la famille Hamdache a été totalement brulée, et rien n’a été épargné, même pas les choses élémentaires. La commission crée après ce fâcheux évènement, n’a pas servi à grande chose, dépassée, aucune prise en charge sérieuse n’est intervenue. L’une des filles de cette famille Hamdache, très bon niveau d’instruction, crie sa rage contre la « hogra », en tant que femmes sans défense, n’ont que leur crie pour dénoncer la lenteur des responsables, et le mépris qu’ils ont toujours manifesté à l’égard des malheureux comme son père, qui a vécu toutes sa vie dans le malheur et mourut dans le malheur. Manale, silencieuse toujours sous le choc pour ce qui venait d’arriver à son père, rien n’était possible d’apaiser sa douleur.
Toujours attachée au lien familial, cette famille refuse de déménager pour habiter à Ouled Moussa. L’idée de quitter leur fief, et partir loin de leur famille était carrément inacceptable. La mère Nacira et ses filles, un peu courroucées , disent se battre inlassablement contre la hogra, pour pouvoir vivre décemment comme tous le monde. Le souvenir est encore vivace de leur modeste habitation qui est devenue qu’un amas en ruine. Ce lieu ou a grandi toutes les filles de Hamdache, Manal et Wassila deux universitaires, Sana et Hadjer deux élèves du CEM, et aussi Soumia l’ainée. Après trois jours de l’attentat, les larmes restent encore collées à leurs paupières. Les yeux exorbités par les pleurs, du fait qu’elles venaient de perdre leur cher père dans des conditions qu’elles n’ont pas choisies. Tous abandonner et partir loin, vers une autre destination située à cinquante kms était une vaine tentation. Abritée momentanément chez leur oncle, qui n’a ménagé aucun effort pour leur venir en aide, faire tout ce qui peut être possible de les soulager, partager avec la triste mère et ses enfants les mêmes peines et la même tristesse.
Nacira, la mère très déchirée, par la perte cruelle de son mari, pense désespérément à la lourde tache qui se dessine déjà à ses yeux , celle de pouvoir prendre en charge toute seule la responsabilité de ses enfants, cinq filles et un garçon âgé à peine de sept ans. Quant au petit Amir, sept ans à peine, ne cessa d’ harceler sa mère de question, « Où est mon père ?, », « Pourquoi n’est ‘il pas venu avec nous chez mon oncle ? », « Ou est’ il parti », « Pourquoi, nous a-t-il laissé seul ? » tant de question qui taraude l’esprit d’un enfant innocent, car il ne pourra jamais savoir , ou peut être plus tard , qu’une horde sauvage venait de lui ôter son père, ces aliénés adorateurs du chaos et de la destruction qui ont semé la mort de partout même dans les esprits des enfants innocents comme le petit Amir, qui malgré toutes ces vicissitudes, continuera à vivre et à grandir bercé par l’amour de sa mère pour atteindre peut être des lendemains meilleurs.

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Dimanche 24 Mai 2009 - 23:57
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