REFLEXION

Heurts entre commerçants squatteurs et policiers à Mostaganem : 4 policiers et 2 civils blessés, 26 interpellations



Heurts entre commerçants  squatteurs et policiers à Mostaganem : 4 policiers et 2 civils blessés,  26  interpellations
Des heurts entre commerçants squatteurs et policiers se sont produits au centre-ville de Mostaganem durant plusieurs heures dans la journée d’hier. Ces heurts ont atteint leur Zénith aux environs de midi et ont fait 4 blessés du côté des forces de l’ordre et 2 blessés du côté civil. Le communiqué de presse de la police fait état de 26 interpellations.
Au départ environ 100 à 150 personnes se sont rassemblées hier aux environs de 11 heures, représentant pour la majorité les commerçants du marché informel d’Ain-Sefra, à la rue Kelbez Mohamed, qui leur servait illégalement, depuis des années de place commerçante, où le commerce informel s’y est installé et a fleuri au fil des années, gagnant d’autres endroits à l’image de la place du 17 Octobre et les alentours du marché d’Ain-Sefra, sans qu’il y ait de réaction de la part des services publics. Les heurts ont démarré, justement de la place du 17 Octobre, située sous le pont dit « Dallas » pour remonter vers la place de la mairie et gagner pratiquement le centre ville. Mais cette jonction n’a pu être établie, la police empêchant ses manifestants à pénétrer dans le centre ville pour pouvoir protéger les biens publics. Les violences opposant ces commerçants squatteurs aux forces de l’ordre ont rapidement dégénéré en émeute. Devant cet état de fait, et la gravité des événements, des renforts policiers ont été dépêchés sur les lieux pour venir à bout de cette émeute, en utilisant des grenades lacrymogènes à l’effet de disperser les manifestants. Ces derniers, ont été rejoints par des fauteurs de troubles et autres casseurs, qui n’attendaient que d’être servis pour saccager des édifices publics et autres institutions ; Ces actes de vandalisme ont touché la banque du développement agricole (B.A.D.R), dont la facade vitrée a été complètement saccagée, le siège de la Sonelgaz situé en face de l’esplanade de l’hôtel de ville également, les devantures de magasins situés en plein centre ville, ainsi que plusieurs véhicules dont les pare-brises brisés à coup de pierres, appartenant à des particuliers qui, malheureusement étaient au mauvais moment et au mauvais endroit. Selon des témoins oculaires, des ex militants de l’AIS et ex repentis se sont mêlés à ces émeutes dans le but de mieux encadrer la manifestation et inciter ces commerçants à plus de casse. Après une matinée très tendue, la situation s’est allégée vers l’après midi. Selon le communiqué de presse diffusé par la cellule de communication de la sûreté de wilaya, des troubles à l’ordre public ont eu lieu suite au nouveau plan de circulation mis en place le vendredi dernier, ils ont fait six blessés dont quatre policiers. Ces heurts, selon les informations recueillies, ont été la conséquence directe de la décision d’expulser des commerçant squattant la rue kelbez Mohamed et la place du 17 Octobre et ce depuis des années. Cette expulsion, qui leur a été notifiée le samedi matin, vient à la suite de la mise en place du nouveau plan de la circulation décidé par les autorités locales et qui est entré en vigueur le vendredi dernier. Selon le témoignage des premiers concernés, ces derniers se sont exécutés et ont quitté la rue squattée. Mais devant cette situation, qu’ils qualifient de préoccupante, ces derniers ont transmis une pétition signée par pas moins de quarante commerçants squatteurs à Madame Le Wali, une demande d’audience au Chef de Daïra pour exposer leur problème toute en sollicitant de ces autorités une délocalisation, à un endroit où ils pourraient exercer leur commerce, mais aucune suite ne leur a été réservée à ce jour, selon eux. Et c’est ce mutisme, qui a fait que la goutte de trop déborde, provoquant la colère de ces jeunes commerçants squatteurs. Ces jeunes squattaient ces endroits depuis plusieurs années déjà, au vu et au su de tout le monde, y compris des autorités locales à tous les échelons. Le commerce informel a fleuri pendant toute cette période sans que ses auteurs ne soient inquiétés, c’est peut-être la raison pour laquelle, ces squatteurs se sentaient en sécurité et croyaient même qu’ils allaient être délocalisés et non expulsés.

Riad
Lundi 11 Mai 2009 - 01:36
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1.Posté par bekouche le 29/09/2012 21:19

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