REFLEXION

Haboucha - Mascara : La localité martyre

Haboucha est une localité située à quelques 3 km du chef lieu de la commune de Menaouer dont elle dépend territorialement, c’est un petit bourg qui a été martyrisé durant la période coloniale pour avoir servi de fief pour la Révolution du 1erNovembre 1954, ces lieux servirent de transit pour l’armée de l’ALN.



Haboucha - Mascara : La localité martyre
En 1957, plusieurs opérations ont été préparées sur les lieux par les héros de la région comme Si Mahmoud, Si Zaatout et d’autres.  Haboucha avait son statut de Commune Mixte durant la période coloniale.  Pendant le découpage administratif de 1984, cette localité fût déchue et c’est le village de Menaouer qui prend le relai pour devenir chef  lieu de la Commune. Les habitants de cette localité où règne un tribalisme ouvert entre les différents douars qui la composent, se sont présentés au niveau de notre Bureau de Mascara pour exposer plusieurs points dont : Le retard ou l’annulation de la stèle prévue au niveau du village pour laquelle, la première pierre a été déposée  par le wali de Mascara en 1997 avec laquelle était prévu un village agricole sur les 12 ha de terre appartenant à la commune et à ce jour rien n’a été fait. On se demande, pourquoi, disent-ils. Le chef de la daïra que nous avons contacté, nous a promis de voir où en sont les choses mais rien n’a été fait, d’autre part, on se demande pourquoi  les terres de l’APC sont  à  l’abandon au niveau de Haboucha, alors que le maire paye des terrains privés au niveau du chef lieu de la commune à coup de milliards ? Le lycée prévu sur le même endroit a fait l’objet de transfert de dernière minute  par les élus vers un autre endroit, favorisant une zone au  détriment d’une autre, l’obligation pour les gens du village qui ont bénéficié  de l’aide à  l’habitat rural de démolir leurs habitations, hors que cette décision n’est pas appliquée  pour le reste des douars de la localité, un genre de deux poids et deux mesures. Le manque d’eau que vit la localité, on reçoit cette denrée deux fois par semaine disent ils  mais seulement une heure chaque jour, les fontainiers favorisent une partie du village au détriment de l’autre, l’éclairage public qui fait énormément défaut malgré que les lampes existent, le problème de santé  se pose, puisque le centre existant n’ouvre ses portes que rarement, les visites une fois par semaine, les cas urgents ou les accouchements doivent se faire soit au niveau d’el Bordj ou Tighennif, les gens qui ne sont pas véhiculés rencontrent d’énormes problèmes. La population de la localité attend patiemment la visite de M.  le wali qui pourra  faire le constat par lui-même sur tous les points que nous exposons, et il saura que nos revendications sont fondées. Les habitants de Haboucha ont un grand souci pour la route qui n’a pas fait l’objet de réfection malgré les promesses qui  leur fut données, celle-ci empêche pour le moment plusieurs familles de rejoindre leurs douars faute de moyens de transport, les gens continuent à se déplacer à dos ânes ou à pied pour aller  à leurs préoccupations quotidiennes le jour et retournés au village le soir, parce que disent ils on ne veut pas priver nos enfants de l’école et si on rejoint les douars ces derniers ne peuvent s’y rendre faute de moyens de transport. Les transporteurs ne veulent pas s’aventurer sur une piste par crainte de la destruction de leur matériel. Cette localité qui a vécu les affres de la période de la décennie noire continue avec des séquelles, malgré qu’une population est plus que décidée  à y vivre et produire, les gens cherchent à rejoindre leur domicile dans les douars environnants si les moindres commodités leurs seront offertes comme l’eau, la route et l’éclairage public. Hadj Ali disait « les élus  font la sourde oreille et la plupart d’entre eux travaillent pour leurs douars et leurs proches et c’est ce qui a créé un genre de tribalisme entre les douars, sachez que durant la révolution, Haboucha était  l’endroit le plus sur pour les Moudjahidine tellement que toutes les populations qui existaient  à l’époque avaient une seule et unique idée combattre le colonialisme, aujourd’hui, nos élus sont là avec l’idée de diviser pour gouverner et c’est un phénomène grave pour notre société, l’Algérie appartient  à  tous les Algériens sans distinction alors, nous demandons à nos élus ou plu tôt à nos futurs élus d’éviter les erreurs commises par leurs prédécesseurs ». Suite à cette entrevue avec les habitants de Haboucha, on a tenté de prendre contact avec le maire, mais celui ci semble, être continuellement préoccupé suivant les déclarations de ces agents, côté téléphone l’APC semble être isolée puisque malgré les nombreux appels aucune réponse.

B.Boufaden
Mercredi 18 Juillet 2012 - 23:19
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RÉGION
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1.Posté par Hattab Djelloul le 22/07/2012 13:09
Bonjour, c'est avec plaisir que je viens de lire cet article sur Haboucha mon petit douar natal où je suis né en 1956 en pleine guerre de libération. Je vis en France depuis 1964 . Depuis 10 ans je passe un mois de vacances à Haboucha tous les mois de juillet, sauf cette année. J'approuve tout ce que je viens de lire, c'est dommage que ce petit coin de paradis soit oublié par les autorités.
Merci encore pour votre article que j'ai eu le plaisir de lire

2.Posté par azzouz amine le 05/12/2012 17:36
bonjour. j.approuve tout ce que je viens de lire. je propose a mens hattab djelloule de me contacter sur 0560048722 merci a vous

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