REFLEXION

HOMMAGE A LA PLUME BRISEE DU DAHRA : Sid Ahmed Hadjar, la plume brisée …. !



HOMMAGE A  LA  PLUME  BRISEE DU DAHRA : Sid Ahmed Hadjar, la plume brisée …. !
En ce jour où la presse célèbre sa journée mondiale de la liberté d’expression, la ville des mimosas se remémorera et sans doute pleurera encore l’un de ses meilleurs chevaliers de la plume, qui n’a pas cessé de lui rendre toute l’éloge qu’il mérite pour son immense culture et sa riche histoire, et la défendre coûte que coûte en dénonçant ses maux sociaux à travers ses célèbres chroniques quotidiennes « cartes sur tables » et d’autres écrits à travers la presse et des émissions culturelles diffusées sur les ondes de la Radio… ! Natif de Mostaganem, Sid Ahmed (Abdelkader)Hadjar a vu le jour un 04 Octobre de l’année 1958 à Mostaganem. L’aîné d’une famille de 04 enfants (02 garçons et 02 filles),fit ses premiers pas d’écolier à la mission française à l’école primaire « Voltaire »et les clôtura au lycée Zerrouki ,et s’orienta vers l’école normale où il obtient un diplôme d’instituteur et se perfectionna d’année en année pour finir d’obtenir un autre diplôme de professeur en langues françaises, il enseigna en dehors de Mostaganem, à Yellel (Relizane),et revint à la ville en occupant le poste de professeur de français au Plateau ;Sidi Othmane,et finit par se faire recruter, après l’obtention de sa licence aux lycées de Khemisti,et de Ould Kablia,,où il se distingua par sa bonté excessive envers ses élèves et son aide matérielle et morale des élèves nécessiteux. En parallèle de ses activités professionnelles qu’il exerçait avec beaucoup de dévouement, il s’engagea au sein du mouvement associatif, par une participation active, consistant en la création de nouvelles associations pour la relance et la renaissance de l’action culturelle et sportive de la ville, et d’autres association de bienfaisance, Sid Ahmed était doué d’une volonté inébranlable et jouissait de fortes capacités d’endurance. Il était partout à travers la ville, il était infatigable, toujours occupé à faire du bien ou a lancer une nouvelle idée qui lui a germé dans la tête, pour sauvegarder ou relance un bout de l’immense patrimoine culturel de la ville de Sidi Saïd, une ville qu’il adorait follement et qu’il cherchait par tous les moyens a faire rayonner de jour en jour… !Pour réaliser davantage son projet de rayonnement culturel de sa ville, il n’hésita point a se perfectionner en journalisme, en s’inscrivant à une école de journalisme de renommée mondiale en Belgique, qui lui assura a ses dépens financiers, une formation par correspondance en ce domaine, un diplôme qui lui ouvrira davantage, grandes les portes de la presse écrite et audiovisuelle, où il débuta, à El Hadef,l’hebdomadaire devenu quotidien sportif ,en l’alimentant en commentaires et autres articles de l’actualité sportive mostaganemoise,il se distingua fortement et devient par célèbre par sa signature « S.A.H » par l’écriture quotidienne d’une chronique régulière, sous le titre de « cartes sur table »publié par le quotidien oranais « Ouest-tribune »,une chronique où il dénonçait sans cesse les maux de la société et les amères constatations qui la caractérisent négativement de jour en jour, sa liberté de ton et d’expression a fini par lui valoir de se retrouver à deux reprises, pour s’expliquer et justifier ses déclarations « mal interprétées » et « mal comprises » et jugées diffamatoires par deux directions ,celles de la culture et de la santé, à travers les vastes salles d’audience de la cour de justice, il ne se découragea point, il multipliera ses collaborations journalistiques avec d’autres titres de la presse écrite, dont le « Soir » et « Le Matin » et continuera d’animer des émissions culturelles sur la « Chaîne III »,avec l’une de ses célèbres émissions matinales ,qui s’intitulait « Réveil –Matin » où il était question surtout de culture et sa meilleure émission radiophonique, qui fait référence à travers les annales inestimables de la chaîne III, reste cette série de haute valeur, qui fait référence d’histoire du festival du théâtre amateur de Mostaganem, et demeure l’unique rétrospective complète, jamais réalisée sur le théâtre amateur, un travail méticuleux qui lui a pris énormément de temps pour le concevoir et le réaliser, une œuvre magnifique faite de reportages et d’interviews de personnalités qui ont marque l’histoire du 4ème art et son festival, doyen des festivals du pays. Si Abdelkader ne se limita pas a écrire, il se solidarisa avec le monde de la bienfaisance, il était de toutes les batailles de combat pour le bien être des citoyens, il collectait des dons de nourriture pour les nécessiteux au mois de Ramadhan ,se rendait à l’hôpital « Che Guevara » consoler les malades, et leur offrir les médicaments qui leur manquer, sa dernière action reste son soutien au « Lion’s Club « de la ville de Mostaganem, il était le parrain d’une opération d’une grande envergure ;la dotation en lunettes des écoliers non –voyants de toute la wilaya, une formidable initiative qui s’est soldée par une totale réussite grâce aux dons de bienfaiteurs et par une superbe fête organisée par le « Lion’s Club » qui a remis des centaines de lunettes aux élèves démunis des écoles de la wilaya,une fête où il n’a pas pu être ,et où seuls, sa mère El Hadja en pleurs, son frère cadet, qui retenait mal ses larmes, et ses deux fils Ali qui est âgé de 13 ans, et Ghali, de 07 ans, étaient là, écouter Mr Kara ,remercie à titre posthume ce parrain, que la mal a fini par emporter…. ! Tel a était le parcours de ce chevalier de la plume et ce digne et talentueux fils de la ville de Mostaganem ,que « Réflexion »,a soutenu de bout en bout ,lors de sa maladie, et republier quelques de sa magnifique chronique « Cartes sur table » et qui s’est éteint, à 06 jours de son cinquantième anniversaire, un 10/10/2008,sur son lit d’hôpital, où il tenait de sa main libre ,un stylo et écrivait encore une de ses « cartes sur table »,une collection qui a été remis au directeur de la radio « El Dahra » pour sa publication en un livre, dont le revenu de vente sera offert à l’aide de l’enfance abandonnée ,selon ses vœux ,un de ses rêves, qui ne s’est encore pas réalisé, et que la famille « Hadjar » prie toute personne qui se sent concerné de l’aider a faire paraître ce livre, bien de tous les Mostaganémois,qui ne fera qu’ enrichir le patrimoine culturel de la ville par cette acquisition livresque de l’un de ses enfants qui s’est battu à fond pour elle, mais ,qui a fini par se faire ronger par l’affreux mal qui n’a pu l’épargner et lui offrir d’autres jours supplémentaires pour écrire éloges sur la culture et dénoncer d’autres maux qui menacent sa ville natale, Mostaganem qui se perd, de conquête en conquête par le monde de l’argent et la perte continue de ses valeurs ancestrales et traditionnelles, qui faisait d’elle, la merveilleuse ville de la culture et de l’hospitalité…. ! Sid Ahmed, mérite, que cette ville qu’il aime le plus au monde, daigne lui offrir pour la postérité, son nom de l’une de ses maisons de cultures dont il défendait farouchement la protection et la sauvegarde de son patrimoine, ou à la maison de la presse pour qui, il a tant donné… !

L. Ammar
Mercredi 5 Mai 2010 - 11:26
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MOSTAGANEM
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