REFLEXION

HAUSSE DES PRIX DES PRODUITS ALIMENTAIRES DE LARGE CONSOMMATION : Conséquence de l’approvisionnement des libyens en Algérie ?

Les prix de plusieurs produits alimentaires de large consommation ont, depuis un certain temps, pris une certaine envolée, à l’instar de l’eau minérale, les boissons gazeuses, le sucre, le café et les légumes secs. Cela pour une raison, croit-on savoir, liée à la forte demande du peuple libyen.



HAUSSE DES PRIX DES PRODUITS ALIMENTAIRES DE LARGE CONSOMMATION : Conséquence de l’approvisionnement   des libyens en Algérie ?
En effet, des camions semi-remorque auraient pris d’assaut les grossistes de l’alimentation générale, au niveau des plus grandes wilayas du pays, à l’instar de la capitale de l’Ouest, et son quartier de Sidi El Hasni, connu par son grand nombre de grossiste de produits alimentaires. Un de ces commerçants nous précisera que chaque jour, une quinzaine de camions, immatriculés en Libye, arrivent, s’approvisionner et reprennent la route vers la Libye. Il nous ajoutera, par ailleurs, qu’il a eu un petit entretien avec l’un des chauffeurs libyens qui lui a affirmé que le peuple libyen s’approvisionne de la Tunisie et surtout de l’Algérie, vu que le premier a, lui aussi, vécu le printemps arabe, et par conséquent, l’alimentation est devenue très précieuse pour les tunisiens, qui ont, depuis quelques semaines, refusé de dépasser un certain quota de produits pour la Libye. D’un autre coté, le même commerçant libyen lui a affirmé que les prix de l’alimentation en Algérie sont nettement moins élevés qu’en Libye, et c’est la raison qui a fait que les commerçants libyens choisissent l’Algérie, pour s’approvisionner en différents produits alimentaires, surtout les pattes, les boissons gazeuses et l’eau minérale. Il y a aussi le sucre, le café et le thé qui enregistre une très forte demande de la part des habitants du pays de Kadhafi. Sur le même registre, les commerçants libyens travaillent, de nos jours, et à cause de la situation critique que vit la Libye, avec leur peuple à crédit. « On ne peut pas forcer les gens à payer cash, car on sait que les gens ne travaillent plus et, n’ont plus de revenus. Mais cela ne va pas durer, car toute la population recevra un rappel, dès que le régime de Kadhafi tombera, et là, chaque libyen payera les dus à son commerçant » dira ce dernier à son collègue commerçant d’Oran.

Les oranais payent le prix fort
Donc, à avec cette nouvelle « mode », et comme d’habitude, ce sont uniquement les oranais qui payent la sauce, sachant que les prix des produits alimentaire de large consommation ont pris une certaine envolée, comme le sucre qui a atteint les 105 DA/kg, les 125g de café qui se vendent de nos jours entre 75 et 90 DA, la bouteille en plastique d’un litre de boisson gazeuse qui est cédée entre 65 et 70 DA l’unité (exemple COCA COLA et Hammoud Bouâlam).Les pattes alimentaires, production locale sont vendues entre 70 et 85 DA le sachet, sans parler des légumes secs, comme les poids cassés, les haricots, les lentilles, le pois chiche…, qui sont devenus inaccessibles pour les familles pauvres. Nous avons essayé d’avoir quelques explications de chez les grossistes de Sidi El Hasni, qui nous ont donnés plusieurs arguments. Premièrement, dira H.M., ce sont les importateurs et les producteurs, qui ont élevé les prix. La marge bénéficiaire est restée, quant à elle, pour les grossistes, la même. « La bouteille en verre d’un litre de COCA est cédée, dans les magasins à 45 DA, alors que quelques mois auparavant, elle se vendait à 30 DA » continuera notre même interlocuteur, et d’ajouter que « les pattes sont devenues l’un des produits les plus consommés en Libye, raison pour laquelle leur prix s’est envolé à partir des usines de production. Pour ce qui est des produits importés, à l’instar de la mayonnaise, la moutarde, et différentes sauces d’accompagnement, et autres produits, ce sont les « mafiosos » de l’import-export qui commandent, et nous on ne fait que suivre les règles ». De l’autre coté, ce sont aussi les prix des fruits et légumes, et des viandes blanches et rouges qui ont enregistré une hausse, à l’instar de la pomme de terre qui a atteint, ces derniers temps à Oran les 65 DA/kg, la tomate cédée à 150 DA/kg, alors que pour les viandes, il vaudrait mieux ne pas en parler, car ça fait un peut trop, surtout que l’Aïd El Adha est proche.

Quelle est la solution ?
Notre interlocuteur, lui aussi touché par la hausse des prix, sachant qu’il se déplace aussi dans les marchés pour s’approvisionner en fruits et légumes, nous a déclarés que le gouvernement peut faire beaucoup de chose pour mettre fin à cette crise de hausse des prix. Premièrement, l’Etat algérien n’a rien à faire avec cette taxe d’importation, et par conséquent, elle peut facilement être supprimée. Il y a aussi la taxe de production, les impôts et autres faux frais qui, eux, contribuent à la hausse des prix des produits alimentaires, et comme ça, l’algérien n’aura pas à payer le prix fort. Pour ce qui est des grossistes libyens qui s’approvisionnent en Algérie, le gouvernement peut aider en envoyant des aides humanitaires, vue que la population libyenne est musulmane, et que tous les musulmans sont des frères et sœurs. « Regardez les européens comme ils sont solidaires, alors que cette attitude fait partie des principes de l’Islam, et cela nous fait mal » conclura notre interlocuteur.

A.Yzidi
Dimanche 11 Septembre 2011 - 10:28
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