REFLEXION

HASSI BOUNIF : Les abattoirs clandestins poussent comme des champignons

Si, auparavant, certains auto-constructeurs réservaient un local du rez-de-chaussée pour ouvrir un magasin de vente de produits alimentaires ou une quincaillerie, actuellement, de nombreux propriétaires utilisent ces espaces pour l'abattage clandestin de la volaille sans se soucier des règles d'hygiène ni des désagréments causés aux voisins.



Chaque jour, l'abattage prend des proportions alarmantes dans les différentes agglomérations de la commune, plus particulièrement à haï Chahid Mahmoud. Il ne s'agit pas uniquement d’abattoirs clandestins d'ovins et de bovins, qui se trouvent au bord du chemin de wilaya qui relie Bir El Djir à Hassi Bounif, ou de ceux qui se trouvent au niveau de la zone industrielle, mais de dizaines d'abattoirs clandestins de volailles qui fleurissent en milieu urbain, et dont  les propriétaires ne se cachent pas. Ils travaillent ouvertement et dans des conditions d'hygiène qui laissent à désirer. En effet, pour ne citer qu'un cas parmi tant d'autres, à haï Chahid Mahmoud, dans un grand garage dont les murs sont encore en parpaing, des dizaines de poulets de chair, vivants, sont parqués dans une partie par une clôture en grillage, alors que l'autre partie du garage sert à l'abattage. La table de découpe est d'une saleté repoussante, elle ressemble beaucoup plus à celle d'un mécanicien plutôt qu'a celle d'un boucher. Des riverains incommodés par les odeurs nauséabondes qui se dégagent de cet abattoir se demandent ce que fait le service d'hygiène de la commune. Cette situation n'incommode pas uniquement les riverains, elle risque de porter atteinte à la santé des consommateurs, du fait que cette viande est destinée à certaines boucheries de la ville d'Oran et certains restaurants. L'activité dégrade également le réseau d'assainissement des eaux usées dans lequel tous les déchets sont déversés. De nombreuses personnes se demandent pourquoi la lutte contre le commerce informel ne touche que ceux qui occupent la voie publique, alors qu'on ferme l'œil sur les centaines de locaux qui abritent des activités clandestines liées aux produits alimentaires et qui échappent à tout contrôle tels que les abattoirs, les vinaigreries, les fromageries, dont les étiquettes portent des adresses inconnues et de faux numéros de téléphone, et des confiseries.
 

Medjadji H
Samedi 26 Janvier 2013 - 00:00
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Oran
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Oran






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