REFLEXION

HABITAT PRECAIRE A MOSTAGANEM : A cause du logement, une famille déchirée

Lors d’une visite au 3 rue Mouffok Ahmed face à la daïra, une mère de famille âgée de 56 ans la dénommée Belhadj Djelloul divorcée depuis 1983 et a toujours vécu dans cette appartement qui risque de s’effondrer à tout moment.



HABITAT PRECAIRE A MOSTAGANEM : A cause du logement, une famille déchirée
Cette mère a 4 enfants dont 3 garçons et 1 fille,  subit le calvaire d’une situation très critique, vivant avec un maigre salaire tout juste de quoi survivre, ne sait à quel saint se vouer si ce n’est que l’on daigne prendre son problème en charge. Aujourd’hui, après des années de privation et de sacrifice, voila que ses enfants ont grandi voire devenus des adultes. Selon cette femme, la charge de sa famille et le salaire dérisoire, n’ont pu lui permettre d’entretenir son logement, qui a fini par se dégrader littéralement, voire inhabitable.  Le constat est des plus choquant, lorsque l’on pénètre à l’intérieur des trois pièces, celles-ci sont inondées par les eaux de pluie à chaque fois, se par les traces qui sont visibles sur les murs. Autre fait à signaler, c’est la situation en elle-même, d’où cette indescriptible peur à chaque fois que l’eau atteignait les prises électrique causant des courts circuits. Selon toujours cette femme, qui nous expliquera en pleurant : « Durant ces nuits blanches, il nous est impossible de dormir, puisque nous n’avons aucune autre pièce pour nous abrité, suites aux infiltrations des eaux qui se déversent des plafonds. Comment voulez vous avoir le sommeil dans un cas pareil ? » «  Le 27 avril 2009, un plafond s’est effondré sur l’un de mes fils qui a été évacué en urgence par les éléments de la protection civile de Mostaganem à l’hôpital et je pense qu’il subsiste des écrits, pour ce qui est de l’intervention, qui a sauvé in extrémis mon fils.  Cependant malgré cette situation il y a lieu de constater qu’aucune réaction n’a été enregistrée par les responsables concernées et comme vous voyez, nous continuons à vivre dans l’indifférence totale. Aussi fait-il attendre qu’il arrive un drame, en conséquence  mort d’homme pour qu’ils réagissent ». Certains documents présentés par cette femme en larme, prouve que cette dernière a fait toutes les démarches nécessaires, pour que les autorités prennent acte, face à une situation un peu particulière qui demande une évacuation des plus urgente. Prise entre le marteau et l’enclume, de par l’impossibilité de trouver une solution de rechange pour sa fille, qui est en âge de se marier, pour se préoccuper des ont dit et qui devra la quitter, pour ajouter à sa détresse du fait que ses trois enfants ont quitté la maison. Elle  nous précisera que l’un d’eux vit sur la terrasse avec sa femme et sa fille de 3 ans dans une buanderie! Le deuxième a du loué un logement à prix exorbitant, quant au plus jeune il  passe la nuit dans le  magasin ou il est employé. Un triste destin d’une famille qui attend depuis plus de 25 ans un logement et qui s’est disloquée, à cause de cette pénible situation qui a entrainé des conséquences graves, se retrouvant du jour au lendemain toute  seule. Elle nous dira :  « Je ne comprend pas pourquoi on nous ignore, franchement c’est injuste quand on sait que certains ont bénéficié de logements sociaux qu’ils louent ou qu’ils ont revendu au prix fort,  et qu’on nous disent pas qu’il n’y a pas un silence  complice de la part de certains responsables qui ne veulent pas  admettre et comprendre que certains vivent dans des situations critiques et que c’est une question de vie ou de mort pour eux, ils n’ont pas le temps d’attendre, car en ces endroit il faut s’attendre à de nombreux drames, car la mort pourrait frapper à n’importe quel moment, conclut –elle. Elle nous prévient quant à notre descente des escaliers en nous prévenant de faire attention, car ils ne sont pas assez solides, franchement  nous dit elle je n’ai pas ou aller sinon j’aurais quitté cette maison qui peut être un jour s’écroulera sur nous et alors se sera trop tard.                                            

M. HOUCINE
Samedi 18 Décembre 2010 - 10:51
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MOSTAGANEM
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