REFLEXION

HABITAT ET MARCHE IMMOBILIER : Le prix de base du m² à la hausse

Le logement connait des dysfonctionnements qui ont fini par influer considérablement sur les prix. Il est difficile de trouver à Oran ou dans une autre grande ville du pays un logement décent en-dessous de 6 millions de Dinars.



HABITAT ET MARCHE IMMOBILIER : Le prix de base du m² à la hausse
En effet l’on assiste à une véritable envolée des prix du logement quel que soit sa superficie et l’endroit où il a été construit même les autorités publiques ont procédé à un réajustement des tarifs en causant les sites construits par catégories et zones. Le prix de base du m2 a été revu aussi à la hausse pour les logements sociaux dont les bénéficiaires souhaitent devenir propriétaires. Ce prix commence à 14000DA le m2 pour les logements se trouvant dans les wilayas de l’intérieur du pays. C’est une politique tarifaire qui a été décidée à la suite des augmentations constatées sur les d’œuvre souvent étrangère. Si certains ont pu profiter des logements AADL à partir de 1.900.000 Dinars, il est difficile aujourd’hui de trouver un appartement à ce prix sur le marché. Certains spéculateurs ont même procédé à la sous-location des logements ADDL à des tarifs faramineux 35.000 à 40.000 DA pour ceux de la capitale de l’ouest ce qui est formellement interdit par la législation. Les pressions démographiques qui s’exercent actuellement sur la hausse des occupations illégales de terrains et au développement des quartiers périphériques non aménagés une véritable exclusion des familles qui devient en réalité au vu et au su des autorités. Il faut parfois l'implication de tous les membres de la famille pour construire une maison individuelle. Le projet prend également du temps. Ce qui explique d'ailleurs le nombre effarant de maisons non encore achevées et des constructions" illicites sans permis de construire. Des quartiers entiers ont dû attendre des années pour pouvoir vendre ou louer leur logement d’où la nécessité de revoir le texte de loi sur la location pour stimuler le marché de la location car une ancienne disposition interdit aux propriétaires de faire sortir un locataire qui loue au-delà de 24 mois professionnaliser pour créer un véritable marché sachant que la demande existe réellement. Il suffit de trouver les mécanismes et les conditions appropriées. La fédération nationale des agences immobilières a du pain sur la planche attendre des années pour bénéficier de voiries et de réseaux d'assainissement. Le taux élevé de célibat est un autre indicateur de la situation de crise de logement. Recensement fait, les pouvoirs publics rencontrent un grand problème de l'habitat qui contitue un véritable casse -tète chinois pour les citoyens. Aucun des gouvernements qui se sont succès n'a réussi à gérer convenablement ce secteur qui enregistre un déficit de plus de 2 millions de logements. Selon le dernier rapport du conseil national économique et social (CNES) la demande ne cesse de croitre et la poussée démographique aggrave encore la crise. Aujourd’hui on estime à environ 5 millions le nombre d’Algériens qui attendent un logement.

N.Bentifour
Lundi 15 Août 2011 - 10:29
Lu 544 fois
Oran
               Partager Partager

Oran






Edition du 08-12-2016.pdf
2.77 Mo - 07/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+