REFLEXION

HABITANT LES VILLAGES ‘’SONATRACH’’ DE LA DAÏRA DE BETHIOUA : Des citoyens attendent leurs actes de propriété depuis 30 ans

C’est un cri de détresse que vient de lancer un collectif de six associations, représentant six villages Sonatrach de la commune d’Ain El Bia dans la daïra de Bethioua aux pouvoirs publics, afin qu’ils prennent en charge leurs doléances liées à l’amélioration du cadre de vie des citoyens de cette région.



Dans une déclaration adressée au wali  d’Oran, les habitants de ces  villages, des camps 04,07,11 ,08,09,H et Haï Essalem  dans la daïra de Bethioua,  appellent le Premier responsable de la wilaya à intervenir auprès des services concernés pour  la régularisation de leurs actes de propriété qui tardent à venir depuis 30 ans à ce jour, ils n’ont rien reçu à part les promesses non tenues des pouvoirs  publics pour des motifs inconnus .Le second point celui de la concrétisation des projets de développement inscrits ou promis au profit de ces localités. A titre d’exemple : le non raccordement au réseau du gaz de ville, eaux usées à ciel ouvert, absence de téléphone fixe et d’Internet et l’indisponibilité d’un hôpital. « Nos localités sont laissées en marge du développement local. Cela fait plusieurs années que nous revendiquons le raccordement au réseau du gaz naturel, au profit d’une population de  plus de 2. 500 âmes, mais en vain. En 2013, on nous a promis le raccordement de nos foyers au gaz de ville, alors on a effectué la délimitation des assiettes de terrain des localités concernées pour le passage de la conduite d’alimentation en gaz de ville. En 2014 et afin de gagner du temps, les habitants ont établi des plans de masse et de situation par leur propre argent, toutefois, cette promesse n’est pas concrétisée à ce jour », déplore  un résident  du camp 04.L’autre problème soulevé par ce collectif d’associations est lié à l’absence d’une évacuation saine des eaux usées, ce qui constitue, selon lui, un danger sur la santé publique. « Faute d’une canalisation saine, les eaux usées continuent de couler à ciel ouvert au niveau de la grande cité de Hai  Essalem regrette encore notre interlocuteur. Par ailleurs, les habitants de ces villages « défavorisés » réclament le lancement du projet d’un  hôpital de proximité  60 lits inscrit au profit de cette région en 2008 et dont les travaux tardent à voir le jour.. Dans le secteur de la communication, ce collectif d’associations réitère son appel aux responsables des PTT pour procéder au raccordement de ces villages au réseau téléphonique  fixe, tant attendu par la population locale. « Cela fait  30 ans que nous attendons le raccordement de nos villages au réseau téléphonique fixe, mais en vain », a-t-on déclaré. En dernier lieu, ces protestataires qui dénoncent « le laxisme des autorités locales » et menacent de recourir à des actions « draconiennes » pour faire aboutir leurs doléances, réclament l’installation des abribus au niveau des points d’arrêts du transport en commun qui dessert leurs localités. « Nous avons épuisé toutes les voies administratives et de dialogue pour revendiquer nos droits. Si rien ne sera fait dans un délai d’un mois, nous descendrons dans la rue », a-t-on avertit.

Medjadji H.
Mercredi 12 Février 2014 - 18:16
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Oran
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