REFLEXION

Guéant, Mehenni et la clique



Quand on sait que la politique de la droite française envers l’Algérie, ne s’inscrit que dans le cadre de l’exercice de pression et du chantage, nous avons du mal à comprendre la venue à Alger dans les prochains jours du secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant. En effet, ces deux dernières années, les choses se sont enlisées et l’espoir de voir un jour un réchauffement dans les relations algéro-françaises s’amenuise. Si le président de la République avait assisté au sommet France-Afrique, cela ne veut nullement dire que les choses ont évolué ou évolueront dans un proche avenir, pour la simple raison que la France officielle continue à jouer avec le feu et persiste dans son jeu du chat et de la souris, en permettant tout dernièrement à quelqu’un considéré comme un réfugié politique à mener publiquement des activités politiques sur son sol, en violation de la condition d’octroi du statut de réfugié, qu’est l’engagement du demandeur de s’abstenir à toute activisme. Mais comme la situation est au plus mal, Sarkozy, imprévisible et lunatique comme il est, tente de mettre tous les atouts de son côté pour faire pression sur les autorités algériennes à revenir sur la table des négociations. Ce qu’il faut comprendre, aujourd’hui, l’Algérie n’est pas le Maroc, ni la Tunisie avec tout le respect que nous devons à ces deux pays frères, et encore moins le Mali, pour qu’une quelconque pression par personne ou Etat interposés, pourrait avoir raison de la détermination des Algériens à sauvegarder leurs intérêts suprêmes et le respect des constantes de la République et de la Nation. Des traitres comme F.M, il en existe à la pelle est partout, ce n’est pas une spécificité algérienne et comme l’avait si bien dit le premier ministre Ahmed Ouyahia, ce n’est que du ‘tintamarre ni plus ni moins’. Les autorités algériennes attendent toujours un signal fort des Français, si vraiment ces derniers entendent comme ils le prétendent rétablir un dialogue sérieux et fructueux. Faut-il savoir aussi, que ce dialogue soit emprunt pleinement de la confiance qui lui est due, à savoir mettre un terme à ces marionnettes qui ne cessent de spéculer sur des dossiers dont ils n’ont aucune emprise et mettre sur la table les véritables divergences à l’image de la libre circulation des personnes, le Sahara Occidental, l’immigration et les investissements. Pour ne pas s’étaler trop longtemps sur le sujet, on n’y abordera que le volet de l’immigration. Entre 8% et 10% des immigrés reconduits à la frontière sont des algériens, ces derniers mois ont été marqués par une augmentation sensible du nombre d’expulsions d’Algériens de France. Pour les algériens, ce durcissement est lié aux négociations actuelles sur l’accord bilatéral de 1968, donc victimes collatérales de ces négociations. Paris veut le réviser mais Alger refuse. Les négociations pourraient durer de nombreux mois, un accord sur le dossier sera difficile à trouver. Alors Guéant réussira t-il là où, Kouchner s’est cassé les dents ?

Amara Mohamed
Jeudi 10 Juin 2010 - 00:01
Lu 445 fois
CHRONIQUE
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 07-12-2016.pdf
3.31 Mo - 06/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+