REFLEXION

Grippe A (H1 N1) : Faut-il ou ne faut-il pas en parler ?

L’organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé, vendredi dernier, des chiffres qui font froid au dos : 378 223 cas de contamination dont au moins 4525 décès chez des personnes ayant contracté le virus de la grippe porcine à travers le monde, avec une hausse de 417 décès par rapport au bilan précédent publié il y a une semaine.



Malgré toutes les précautions prises et les recherches effectuées par les différents laboratoires de par le monde, tendant à la découverte du vaccin susceptible de parvenir à bout du virus, celui-ci continue de faire des victimes. Certains pays sont plus touchés que d’autres. Par ailleurs, l’OMS a mis en garde, dimanche 04 Octobre 2009, à Istanbul (Turquie), contre le risque éventuel de l’irruption du virus de la grippe A (H1 N1) dans les pays pauvres. Selon une experte de l’OMS, Julie Hall « le virus A (H1 N1) est en train de commencer à pénétrer dans certaines des communautés les plus pauvres du monde », a-t-elle annoncé lors d’une conférence de presse donnée en marge de l’assemblée du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque Mondiale (BM). Les médias, pour leur part, font état régulièrement des nouveaux cas de contamination et de décès de par le monde. C’est ainsi que dans la journée du mercredi 07-10-2009 cinq personnes, dont deux vénézuéliens, un espagnol et deux émigrés algériens furent mis en quarantaine au sein de l’établissement hospitalier universitaire (EHU) d’Oran. Ces dernières, atteintes du virus de la grippe A, ont été interceptées au niveau de l’aéroport international d’Es-Senia grâce aux caméras thermiques. Le 18 mai 2009, lors d’un débat qui s’est déroulé à l’amphithéâtre de l’école paramédicale de Mostaganem, dans le cadre des portes ouvertes, les orateurs, deux médecins du secteur, avaient déclaré qu’aucun cas n’était signalé à travers l’ensemble du territoire national et que toutes les précautions étaient prises par le gouvernement pour face à une éventuelle apparition de cas suspects. Et d’ajouter qu’il n’y avait pas lieu d’alarmer la population. Mais depuis, la situation a changé et on parle déjà de cas suspectés chez nous. Même si le nombre de personnes contaminées semble minime par rapport aux pays les plus touchés, n’y a-t-il pas lieu de procéder à la sensibilisation la population avant qu’il ne soit trop tard. Puisque les responsables locaux d’Ain Defla, à l’initiative de l’APW, avec la collaboration de la direction de la santé et de la population, ont eu la sagesse d’amorcer le débat avec la population de leur wilaya, à travers une campagne de sensibilisation, sur la menace de la grippe porcine, pourquoi les autres wilayas n’en feraient-elles pas autant ? Les moyens et les organes d’information existent. Est- il besoin de rappeler que l’hiver est proche et qu’une grippe et vie attrapée. La sensibilisation de la population coûte presque rien par rapport à la prise en charge des personnes contaminées et le risque de propagation du virus. D’autant plus que les scientifiques conseillent vivement la prévention par la simple manière de se protéger contre les gouttelettes aéro projetées des sujets atteints responsables de la transmission directe via les muqueuses, ou par la voie de la manutention, les mains plus particulièrement. Chez nous les lieux de contamination sont nombreux à savoir : les cafés, les marchés hebdomadaires, les gares routières, la rue où les gens oisifs se rassemblent à longueur de journée, ainsi que certains services publics comme la poste et les banques qui connaissent une affluence quasi importante.


M. Bentahar
Dimanche 18 Octobre 2009 - 22:51
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ACTUALITÉ
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