REFLEXION

Gouvernement…que fais-tu ?



Le gouvernement ne communique pas et quand il communique il le fait souvent mal. Les grands projets d’infrastructure autoroutière et autres qui visent les zones non côtières afin de les amener à pouvoir abriter une économie plus diversifiée et plus pourvoyeuse d’emplois et les nouveaux secteurs stratégiques pour l’emploi devraient redonner de l’espoir à notre jeunesse. Seulement cela nécessite un nouveau discours politique en phase avec les gens et leur préoccupation afin que l’espoir, moteur de toutes les réalisations, renaisse. Des états généraux de l’emploi seraient le cadre idoine d’une telle réflexion. Il faut lutter contre le sentiment d’injustice qui menace notre cohésion nationale. Quand on recrute dans la fonction publique et dans les grandes entreprises du privé, il faut le faire en toute transparence et selon les critères du mérite et aussi d’une discrimination positive pour les plus démunis. Mais dans les faits c’est souvent les jeunes bien nés qui raflent la mise. La justice est le fondement de la cité. Cette sentence d’Ibn Khaldoun est d’une brulante actualité.
Faut-il dire, enfin, que si la colère est légitime, la violence ne l’est pas du tout. Mais condamner la violence ne suffit pas à résoudre le problème, car la violence vient, en partie, de cette absence d’une société civile citoyenne dans laquelle chaque Algérien peut apporter sa pierre dans l’édifice national. Nous ne voulons pas amplifier les évènements qui se produisent dans certaines localités du pays. C’est vrai que la plupart des citoyens de ces régions ne sont pas sortis dans la rue, mais refuser d’écouter ceux qui ont exprimé leur colère serait une faute politique grave. Ces évènements révèlent les réussites et les difficultés d’une société en mutation. Leur signification dépasse de loin les facteurs qui les ont déclenchés. C’est une crise de développement, mais c’est aussi et surtout une crise de démocratisation. Et c’est enfin une crise bénéfique car elle nous permettra de revoir certains de nos choix et de renouveler radicalement notre discours politique et médiatique. Toute crise est une preuve de vie et de vitalité. Cherchons dans ces évènements, une fois les esprits calmés, les ressorts pour construire ensemble un meilleur avenir pour nos enfants. Le pays n’a pas intérêt « citoyens, société civile, partis politiques, pouvoirs publics » à minorer ce qui s’est passé, ni l’instrumentaliser à des fins politiques en exacerbant les tensions et en jouant sur les divisions. Il y va de nos acquis de l’avenir de notre jeunesse et de l’invulnérabilité de l’Algérie.

Charef Slamani
Lundi 29 Août 2011 - 10:58
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CHRONIQUE
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