Après plus d’un mois depuis l'installation du parlement en Algérie issu du scrutin du 10 mai, le nouveau gouvernement n'a toujours pas encore été annoncé, ce qui laisse planer des interrogations sur ce retard. En fait, il n'existe aucun article dans la Constitution algérienne qui fixe un délai pour la désignation d'un gouvernement après l'installation de l'Assemblée Populaire Nationale (APN). En revanche, il est de tradition que le Premier ministre en exercice dépose la démission de son cabinet juste après la mise en place du Parlement. Peu après, le président de la République nomme un nouveau gouvernement. Ce qui n’a pas été le cas pour ces législatives. Les crises internes que traversent actuellement certains partis politiques majeurs et qui ont eu de l'impact sur l'annonce d'un nouvel exécutif pourraient être l'une des raisons, mais n'explique pas à elle seule la situation. Jusqu’à présent il n’y a pas eu d'agenda spécifique pour l'annonce du gouvernement. Selon les observateurs, le changement de gouvernement n'aurait pas lieu avant la prochaine rentrée sociale. Il faut attendre que les épreuves du bac et les festivités du 5 Juillet et le mois sacré du Ramadhan passent pour procéder probablement à un changement d’équipe. A propos de la composante du futur exécutif, le président Abdelaziz Bouteflika cherche à former un gouvernement de compétences où les ministres défaillants dans leurs gestions seraient tout simplement écartés. D’ailleurs chaque ministre doit présenter un rapport détaillé concernant son secteur, qui sera examiné à la loupe par le président de la République qui décidera du sort de chacun d’eux. Selon toute vraisemblance, le président de la république Abdelaziz Bouteflika veut imprimer ses marques, avant tout changement de Gouvernement et ces nouvelles mesures, visent surement à tester les performances et les défaillances de chaque ministre.

Peuple déraciné !
