REFLEXION

Giplait, une laiterie en pleine expansion.

Pendant que de grandes entreprises mettent les clés sous le paillasson par les temps qui courent, d'autres reprennent de la vitalité grâce à des hommes intègres et consciencieux.



Giplait, une laiterie en pleine expansion.
L'unité de Mostaganem, avec à sa tête M. ZEGGANE Farid, Président Directeur Général, installé en octobre 2005, fonctionne sur de nouvelles bases grâce à la bonne volonté de son responsable qui a tout fait pour la remettre sur les rails. M. ZEGGANE nous a confié qu'il a hérité d'une situation plus que catastrophique, une usine dans un état lamentable et des dettes colossales.

Créée en 1987, l'unité de production de lait, a connu d'énormes difficultés financières auxquelles elle n'a jamais pu faire face. De 1987 jusqu'à 2006 cette unité n'a réalisé aucun bénéficiaire. Bien au contraire, elle a toujours été déficitaire. Située à la Salamandre, sur une superficie de 30.254 m2, la laiterie « Orolait » a tourné dans le vide le plus total puisqu'elle n'a réalité aucun bénéfice. Face à la crise interne que connaissait la laiterie, l'état a décidé de mettre fin à cette situation qui n'avait que trop duré. Restructuré en octobre 1997, « Orolait » devient « Giplait », l'un des 3 offices ou groupes régionaux formant le groupe national portant le même nom. Ces trois groupes jouissent de l'autonomie financière : une gestion décentralisée avec un conseil d'administration au niveau de chaque unité.

L'unité de Mostaganem, avec à sa tête M. ZEGGANE Farid, président directeur général, installé en octobre 2005, fonctionne sur de nouvelles bases grâce à la bonne volonté de son responsable qui a tout fait pour la remettre sur les rails. M. ZEGGANE nous a confié qu'il avait hérité d'une situation plus que catastrophique, une usine dans un état lamentable et des dettes colossales. En 1997 le déficit était de l'ordre de 87.746.826 de dinars. En 2000 le déficit est passé à 257.256.593 de dinars. Ceci pour dire que la situation financière n'était guère encourageante au moment de la restructuration de l'Orolait en 1997.

Selon le PDG de Giplait, les 3 offices fonctionnent sur la même ligne suivant une politique nationale élaborée en haut heu. Cette ligne politique nationale a pour but l'autosuffisance de chaque groupe (office) régional. Y-a-t-il une relation entre les différents groupes ? Oui, Mostaganem est tenue de livrer le lait à Oran, Relizane, Oued R'hiou et Mascara. Depuis la fermeture définitive de la laiterie « CLO », nous assurons la livraison de lait à Oran qui est prioritaire, nous confie M. ZEGGANE, précisant par ailleurs, que l'unité de Mostaganem était sur le point de fermer après la CLO d'Oran. Il fallait donc, coûte que coûte, relever le défi pour que notre unité ne ferme pas. Il fallait trouver une solution pour permettre à l'unité de Mostaganem de continuer à fonctionner. C'est alors que nous avions opté pour le lait cru étant donné que nous venions d'acquérir les deux centres de collectéede lait cru de Debdaba et de Sig qui nous ont été cédés. Il n'y avait pas d'autres créneaux en dehors du lait cru pour sauver l'unité. J'avais confiance au lait cru, dira M. ZEGGANE. Tout au début, nous avons commencé avec seulement 60 litres de lait cru par jour provenant de la collecte. C'était insuffisant mais il fallait travailler pour sauver la filiale de Mostaganem. << C'était le seul moyen, dira-t-il en substance. Je peux vous assurer que c'est le lait cru qui nous a sauvés >>. Dans le même sillage, il est à signaler que l'unité a démarré avec seulement 2 collecteurs de lait cru, certains collecteurs desservent Sidi Saâda. Aujourd'hui leur nombre est passé à 12. Ce sont des collecteurs privés agréés. L'unité s'approvisionne également auprès des éleveurs. Pour encourager ces derniers la Giplait leur fournit l'aliment de bétail. En dehors du lait en sachet, l'unité produit d'autres produits dérivés tels le petit lait (leben), le lait caillé (le raib) et le lait conditionné. Ces produits ont été lancés en 2006 alors qu'auparavant l'Orolait ne produisait que deux produits. Nous produisons également de la crème fraîche et nous projetons de fabriquer du fromage en portion, ajoute M. ZEGGANE. Pour cela, nous attendons l'acquisition du matériel approprié pour lancer cette gramme de produits. Ceci, pour changer de mentalité. Il n'y a plus de mentalité Orolait. C'était la vache à traire, dira M. ZEGGANE. Et d'ajouter : ça, les ouvriers l'ont compris. La Giplait fonctionne actuellement avec 102 ouvriers dont 12 chauffeurs, 03 laborantins et 15 agents d'administration et de gestion.

Actuellement la Giplait travaille avec deux catégories de partenaires, d'une part, les collecteurs et les éleveurs qui nous approvisionnent en lait cru et d''autre part les clients, c'est-à-dire les détaillants, auxquels nous livrons le lait en sachet et les produits dérivés. << Au 4ème trimestre de l'année 2005 nous avons débuté avec seulement 60 litres de lait cru, affirme le directeur. C'était plus qu'insuffisant. En ce qui concerne les prévisions de production de lait en sachet, pour l'année 2009, la direction de Giplait projette d'atteindre 5 millions de litres, voire même plus. En 2008, la production a atteint les 4 millions de litres >>. L'été dernier, vers la fin du mois d'août, le lait en sachet avait un arrière goût de graisse. A quoi cela est il dû ? << Tout d'abord, je voudrais rassurer les consommateurs quant à la qualité du lait. Le goût n'avait aucun rapport avec la qualité mais provenait de la poudre de lait elle-même. Sachez que nous avons différents fournisseurs étrangers auprès desquels nous nous approvisionnons. Le goût provient donc de la nature du parfum que contient la poudre, selon tel ou tel pays d'Europe. Nous avons un laboratoire au niveau de Hassi Mamèche qui se charge du contrôle et auquel nous faisons entièrement confiance. Une fois le lait produit nous en contrôlons le taux d'acidité. La poudre de lait, en tant que produit de base est conforme aux normes, tient à préciser M. ZEGGANE >>. Par ailleurs, il tient à signaler que certains commerçants exposent leur lait au devant de leurs magasins, sur le trottoir, et en pleine chaleur. De cette manière ils ne respectent nullement les conditions de stockage ni les normes de température (froid). Une fois que le lait aura tourné, ils le vendent en qualité de raib (lait caillé) au prix de 40 et même 45 dinars, alors que le sachet de lait ne vaut que 25 dinars. Il s'agit là d'un problème dont nous n'assumons pas la responsabilité, ajoute t-il.

La GIPLAIT dispose d'un laboratoire sur place, au niveau de l'unité même afin d'assurer un contrôle permanent du lait et des produits dérivés. De même que l'unité dispose de chambres froides destinées au stockage de ces produits.

Depuis 2007, après de gros efforts, et une gestion efficace, la GIPLAIT réalise des bénéfices assez importants en égard aux années précédentes.

En 2007 le chiffre d'affaires a atteint plus de 35, 6 millions de dinars et en 2008 le bénéfice provisoire avoisine les 40 millions de dinars étant donné que le bilan financer n'a pas été arrêté.



BENTAHAR
Mardi 10 Février 2009 - 10:01
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MOSTAGANEM
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