REFLEXION

Gérard Vackier veut nous enseigner notre histoire

LE PRESIDENT DU RASSEMBLEMENT NATIONAL DES FRANÇAIS D'ALGERIE ECRIT A REFLEXION



Gérard Vackier veut nous enseigner notre histoire
Décidément monsieur Gérard Vackier , déclare que l’histoire serait fausse : « Vous écrivez que le 19 Mars 1962 les accords d'Evian ont été signés par le GPRA,Pour votre gouverne, et je sais de quoi je parle, aucun membre du GPRA n'a signé ce document. Un membre du FLN a signé contre l'avis du FLN en Général et du GPRA » .Est-il concevable de recevoir des leçons d’histoire d’un homme qui a été contre le cessez le feu, cherchant à légitimer une guerre des plus sales et les crimes perpétrés par ses compatriotes pieds noirs, il est vrai que le regret et la repentance, n’est pas pour demain pour tous les pieds noirs, mais il est clair que l’on cherche à travestir volontairement la réalité, lorsqu’il affirme qu’ il n'y avait pas deux états en mars 1962. Que ne faut-il inventer, pour ces nostalgiques de l’Algérie française, qui veulent jeter le doute même après plus de 49 ans après l’indépendance, oubliant que c’est la France qui a colonisé un pays souverain en 1830, aussi pour répondre à son email d’où la réaction et l’intérêt que suscite notre journal Réflexion et qui semble-t-il dérange au plus haut point surtout les pieds noirs d’outre mer. S’agissant du cessez le feu et des accords d’Evian il y a lieu de préciser, que c’est en 1961, que les négociations entre le GPRA et le gouvernement français sont ouvertes officiellement. Saad Dahlab va en être l’élément moteur. En août de la même année il est ministre des Affaires étrangères du GPRA, ce qui lui donne plus de poids aux pourparlers avec le partenaire français. L’appel aux armes du Premier novembre 1954 n’a jamais fermé la porte aux négociations, bien au contraire cher monsieur. Les premiers contacts entre le FLN et le gouvernement français eurent lieu à plusieurs reprises de façon secrète et officieuse au courant de l’année 1956, mais c’est le GPRA qui représentait le FLN. Elles se poursuivront pendant plus d’un an, jusqu’au cessez-le-feu du 19 mars 1962. C’est l’idée de «table ronde» qui est reprise et non le principe d’un FLN «représentant unique de la Résistance» Le désaccord est profond entre la conception gaulliste de l’autodétermination et celle du GPRA qui avait posé pour préalable des conditions politiques et militaires à remplir avant d’arriver à l’autodétermination. Il faut qu’il y ait cessez-le-feu d’abord, et le cessez-le-feu ne peut se concevoir sans l’accord préalable et c’est sur ces conditions, que les premiers contacts entre délégués français et délégués du GPRA se solderont par l’échec de Melun (25/29 juin 1960) où de Gaulle demande ni plus ni moins la capitulation de l’ALN, rejetée ipso facto par le GPRA. Le GPRA refuse de discuter séparément du cessez-le-feu et des garanties d’application de l’autodétermination. Il ne veut pas réitérer Melun. Il rejette la «trêve» qui est la cessation des actions militaires entre deux parties, tandis que le cessez-le-feu règle au préalable les problèmes politiques et militaires, et n’est que l’aboutissement de discussions plus ou moins longues avec le GPRA et repousse l’idée des «tendances» qui est un moyen de division afin d’isoler le FLN , car que se soit le FLN ou le GPRA celui-ci représentera la nation algérienne formée d’un même peuple, façonnée depuis des siècles par une histoire et une culture arabo-islamique communes qui ont donné à l’Algérie son vrai visage et sa personnalité renforcée dans la lutte anticolonialiste.

Benyahia Aek
Mardi 1 Novembre 2011 - 20:32
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