REFLEXION

GNL 16 OU L’APRES PETROLE : Théories de la « belle époque »

Bientôt, la deuxième capitale de l’Algérie, Oran, sera au rendez-vous de la grande rencontre internationale, sur le Gaz Naturel, Le Ministre Algérien Mr Chakib Khalil, a entre les mains le dossier le plus chaud de la planète ‘’GNL 16’’. Le sujet n’est point facile à débattre, et l’Algérie doit se montrer digne du testament de ses martyrs.



GNL 16   OU L’APRES  PETROLE : Théories de la « belle époque »
Riche en pétrole et en gaz naturel, l’Algérie songe désormais à ménager ces deux ressources qui sont à la base de son développement. Ses responsables pensent qu’il est grand temps de ne plus compter exclusivement sur les hydrocarbures et de promouvoir de nouvelles formes d’énergie à l’instar d’autres pays industrialisés.
Lors d’une rencontre avec le Ministre Chakib Khalil, à ce sujet, il a répondu, que l’Algérie commence à se préoccuper sérieusement de son avenir énergétique qui, jusqu’à une date récente, ne semblait pas poser de problèmes. Le Président Bouteflika, a défini les grandes orientations d’une nouvelle politique en la matière et jeté les bases d’un plan à long terme concernant l’énergie. A l’origine de cet ensemble de décisions, une constatation : Les réserves de pétrole et de gaz, véritables moteurs de l’économie nationale, ne sont pas inépuisables. Les responsables de la Sonatrach, tirent d’ailleurs la sonnette d’alarme à ce sujet depuis des années.
Déjà, les exportations de brut ont été réduites, tandis que les perspectives de production de gaz naturel ont été abaissées, du fait certes de la conjoncture internationale mais aussi du souci de préserver l’avenir.
Alors que parmi les décisions prises par le Chef d’Etat : L’élimination du gaspillage et l’établissement d’un programme d’action destiné à améliorer la conservation, la constitution et l’enrichissement du patrimoine énergétique. L’absence d’investissement dans la prospection, durant des années, cumulée avec une exploitation forcenée des gisements au cours de ces années, n’a pas permis un renouvellement suffisant des réserves pétrolières (à chaque tonne de pétrole extraite devrait correspondre la découverte d’une quantité équivalente).
C’est pour remédier à cette situation que la Sonatrach a demandée, aux compagnies pétrolières étrangère de s’associer à elle dans la recherche pétrolière. Plusieurs accords ont déjà été signés dans ce sens prévoyant des apports de fonds par les partenaires étrangers.. Cet appel aux compagnies pétrolières étrangères pour la recherche traduit le besoin d’un apport extérieur de compétences et d’équipements.
En deuxième lieu, Le Chef de l’Etat, lui-même s’est préoccupé de mieux répartir les investissements publics et surtout d’améliorer la gestion du secteur. Durant les dix dernières années, l’industrie et l’énergie se sont toujours taillé, sur le plan financier, la « part du lion ». Ces deux secteurs avaient multiplié les contacts avec les firmes étrangères, ce qui avait considérablement alourdi la dette extérieure de l’Algérie durant les années quatre-vingt,sans que pour autant cela se traduise par de véritables gains de productivité.
Toutes ces constatations ont amené le Président Bouteflika, à décider des réformes importantes dans le domaine de la gestion. C’est ainsi qu’il est aux responsables du secteur de l’énergie des efforts supplémentaires pour atteindre une meilleure rentabilité des équipements.
D’autres parts, pour éviter que ce secteur ne fasse ses choix en fonction de ses critères propres et de ses seuls intérêts, Le Chef de l’Etat avait décidé la création d’une institution supérieure de l’énergie, capable de prendre en charge la nécessité de la politique énergétique à court, moyen et long termes.
L’Algérie ne doit pas brader une richesse qui représente sa véritable chance pour un meilleur développement. Par ailleurs, la Sonatrach qui comprend plusieurs milliers de travailleurs et après la dernière restructuration, s’est vue fortement encouragée dans l’action qu’elle mène pour une meilleure valorisation du Gaz naturel exporté. On sait que certains clients de l’Algérie tentaient toujours de « jouer avec les prix » suite à des flous dans des contrats, néanmoins le Ministre Chakib Khalil sur orientation du Président, a réussit à déjouer ces tentatives, le cas par exemple du client Espagnole. L’Algérie tout compte fait, il vaut mieux garder le gaz naturel en réserve plutôt que de le brader à un prix insuffisant, c’est à partir de cette base que Mr Chakib Khalil doit se prononcer l’or de la prochaine rencontre GNL 16, diront les spécialistes. D’autant que l’Algérie ne compte pas tellement sur son gaz pour financer son développement et rembourser ses dettes, mais plutôt sur son pétrole. La fiscalité pétrolière ne doit-elle pas rapporter chaque année des milliards de dollars, l’équivalent de 70% environ du budget de l’Etat. A cette préoccupation nouvelle de ne pas brader une richesse qui représente pour l’Algérie sa véritable chance s’ajoute désormais celle de promouvoir des énergies nouvelles dont le développement permettra de ne plus dépendre exclusivement des hydrocarbures.
Bien que timide, si l’on considère les énormes potentialités du pays en la matière, le recours à l’énergie solaire commence à sortir du strict domaine expérimental. On n a déjà envisagé l’installation de plusieurs centrales et même la réalisation de villages entiers alimentés en totalité par l’énergie solaire, surtout au sud du pays. De même, des études ont été menées concernant le développement de sources d’énergie d’origine éolienne et géothermique. Mais le plus important des projets réalisés pourrait bien être le développement à plus long terme du secteur nucléaire. L’Algérie se prépare ainsi activement à l’ère de l’après-pétrole qui devait survenir dans une génération. .


Aek Ben Brik
Dimanche 3 Janvier 2010 - 23:01
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ACTUALITÉ
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