REFLEXION

GHRISS-MASCARA : Un projet de plusieurs centaines de millions tombe à l’eau

Douar Ouled Si Habib dans la commune de Makda, daïra de Ghriss , il est distant de 11 km du chef de la commune, 11 km du chef lieu de la daïra et 6 km de la commune de Bénian. Le douar est relié à la R.N 93 par plusieurs pistes qui sont impraticables durant les journées pluvieuses, ce qui provoque un genre d’isolement de ces lieux pendant les hivers surtout.



Ce douar est formé de plusieurs groupes d’habitations, sa population est d’environ 500 âmes vivant tous de l’agriculture et de l’élevage et c’est ce qui les retient en place malgré que d’autres douars ont préférés rejoindre les villes et les villages durant la décennie noire sans retour, les habitants de douar Ouled Si Habib ont agit autrement, pour revenir sur leurs  terres, où ils ont bénéficié d’aides à l’habitat rural, leur souci actuellement c’est le projet d’alimentation en eau potable de ce douar, qui a échoué faute d’un travail bâclé de l’entreprise réalisatrice. Le projet en question disent les habitants est déclaré comme achevé or qu’une fontaine parmi celles placées  à des endroits  jugés inadéquats, ne fonctionnent pas à  ce jour, la canalisation n’est pas raccordé  et puis comme disait H. Mohamed, l’entrepreneur a commencé de la tête vers les pieds au lieu du contraire, en plus, les habitants de ce douar parlent de la route, les pistes existantes posent problème en particulier pour les enfants scolarisés./ Ces pistes à certains endroits sont impraticables vu les flaques d’eau qui se forment empêchant les passants de transiter, en plus le douar est traversé par une vallée qui coupe la route durant les journées pluvieuses empêchant également les enfants de se rendre à l’école. L’établissement scolaire qui existe au niveau du douar a été construit vers les années 1945, l’ensemble des habitants âgés de ce douar ont été scolarisés dans cet établissement dont la plupart d’entre eux ont rejoint le maquis durant la Révolution. Dans cet établissement trois nouvelles classes ont été construites mais présentent une dégradation indescriptible. Les habitants disent « nous remercions monsieur le Wali d’avoir ordonné l’ouverture de cette école pour nos enfants qui se déplaçaient auparavant jusqu’à Sidi Ali Benaoumeur voir plus de 10 km, aujourd’hui malgré ce qui manque, mais nous devons  nous estimer heureux  que cette école nous soit ouverte, certains élèves  parcourent une distance de plus de 3 km pour la rejoindre mais c’est quand même un demi mal. Ce que nous avons constaté sur place, c’est l’alimentation de l’école en eau par un colporteur comme l’ensemble du douar, en dehors de ceux qui s’alimentent auprès des puits privés. Cette eau ne présente elle pas un danger pour les écoliers puisque la citerne est exposée au soleil durant toute la journée ? Les jeunes du douar qui sont  nombreux, posent le problème vis-à-vis de l’APC car aucun d’entre eux n’a bénéficié du filet social, sachant que ces jeunes travaillent auprès des fellahs durant les campagnes, le reste  du temps, ils le passent au chômage. D’un autre côté, les habitants d’Ouled Si Habib, vivent disent ils le problème de la baisse de tension électrique surtout durant l’été et cherchent  à avoir une augmentation de tension dans cette localité. Notre problème premier disait Si Hadj Mohamed c’est l’alimentation du douar en alimentation en eau potable, nous savons que M. Le wali a fait le nécessaire pour inscrire pour notre douar un projet, mais comme les responsables locaux ne sont pas mobilisés  pour le suivi, ce projet a consommé des sommes importantes sans que l’eau n’arrive dans nos foyers ou du moins à proximité de nos foyers, regardez cette femme qui porte son jerrican à la main, elle a 90 ans, vivant seule et pour avoir un peu d’eau elle doit se déplacer sur plusieurs dizaines de mètres. A son âge parfois, quand les jeunes ne sont pas là, elle fait plus d’une heure pour amener le jerrican chez elle. Le second problème c’est la route, on ne cherche pas a avoir du tapis, mais au moins des pistes en tuf qui nous permettent de communiquer entre nous, le reste, nous sommes tous des fellahs, nous travaillons nos terres, même nos enfants sont à côté de nous pour apprendre l’amour de la terre, nous remercions également M. Le wali pour nous avoir attribué des aides  à l’habitat rural et nous l’invitons  à nous rendre visite, il est le bienvenu.

B.Boufaden
Mercredi 6 Mars 2013 - 09:07
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