REFLEXION

GESTION DU FILET SOCIAL : Un filet social révolu…. !



GESTION DU FILET SOCIAL : Un filet social révolu…. !
En face d’une détérioration du pouvoir d’achat, sans cesse grandissante et criarde de jour en jour, le filet social, l’unique formule proposée par le pouvoir, ne parvient plus à satisfaire de par son offre financière, les dépenses des ménages de ses bénéficiaires qui ne parviennent jamais à joindre les deux bouts et fuir l’endettement qui les assomme. Cette formule selon les observateurs vient d’atteindre ses limites au bout de sa quinzaine d’années d’existence et se déclarer hors de cette folle course contre le déguisement d’un chômage galopant et une misère rampante. A Mostaganem et ses 32 communes, lors de son lancement au cours des années 90, le filet a été d’un secours inestimable pour les couches défavorisées et surtout pour les élus, qui se sont empressés de recruter les voisins, les voisines, les proches de la famille, beaucoup de jeunes ont bénéficié de ses maigres apports financiers, qui ne dépassaient guère les 3000 dinars au mois, d’autres se sont contentés d’empocher ses sommes sans rien faire. Cette situation qui s’est distinguée par une gestion anarchique, a fini par soulever l’ire de certains citoyens, qui n’ont pas hésité à la dénoncer aux autorités concernées, qui finirent par réagir, en soumettant les réserves émises à la tutelle, qui y apporta des rectificatifs, en adressant de nouvelles instructions pour son application. Après ses nouvelles mises au point, le filet social connait une nouvelle dynamique, qui lui permet de résorber le taux de chômage sévissant au sein des communes, en accordant pour la première fois la priorité aux chefs de ménages, dont les pères de famille, et les veuves, qui occupèrent des postes d’intérêt public, dans l’entretien des écoles primaires et le gardiennage de ces lieux, activités très utiles, qui ont permis aux collectivités locales qui souffraient du manque de recrutement en nouveaux postes, malheureusement les bénéficiaires finirent par protester contre l’absence flagrante de promotion ou d’augmentation de la pension, malgré le labeur effectué ne diffère point des autres taches effectuées au sein des autres secteurs économiques. L’un de ces bénéficiaires, rencontré au sein de sa piaule de gardiennage d’une école primaire, s’inquiète énormément de son avenir professionnel, dont rien ne change depuis presque 10 années, sa pension reste plafonnée à 3000 dinars depuis son recrutement, mais, selon ses sages déclarations « tous les produits alimentaires ont connu une hausse vertigineuse, même le sel , sauf ma modique somme stagne et ne veut point changer malgré le coût de la vie qui m’étrangle sans corde… » Le filet social a fait sa révolution, il a pris de l’âge et ne répond plus aux aspirations de ses bénéficiaires qui se soucient de leur mesquine carrière professionnelle qui n’évolue point selon leurs vœux, malgré que le travail réalisé ressemble en tous points aux travaux effectués ailleurs, la rémunération salariale les blessent énormément et touche à leur dignité sociale, ils se sentent marginalisés et oubliés par les textes qui régissent le monde du travail en cette énième fête des travailleurs…. !

L.Ammar
Lundi 3 Mai 2010 - 16:30
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MOSTAGANEM
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