REFLEXION

France – ALGERIE : Le dérapage de Kouchner



«La génération de l'indépendance algérienne est encore au pouvoir. Après elle, ce sera peut-être plus simple», a déclaré M. Kouchner au Journal de dimanche, paru ce samedi, en réponse à une question concernant la réparation des relations entre les deux pays. «Nos rapports avec l'Algérie ont été à ce point sentimentaux, violents et affectifs que tout est très difficile et très douloureux.
L'Algérie a été vécue comme française en France, quand elle était une colonie de peuplement», dit-il en rappelant que l'anticolonialisme a été son «premier engagement».
Refusant jusque-là, avec obstination, de reconnaître le caractère abject de la période coloniale, voilà que la France va plus loin encore dans sa fuite en avant, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, en réduisant tout le problème à la présence à la tête de l’Etat algérien de responsables de «la génération de l’indépendance». Selon ce raccourci surprenant, il n’y aura plus de problème ni de revendication algérienne une fois que ces responsables seront remplacés.
Outre que cette déclaration s’assimile à une ingérence inacceptable dans les affaires internes de l’Algérie, elle est pour le moins insultante pour la mémoire de nos milliers de martyrs mais aussi pour tout un peuple dont aujourd’hui, un travail colossal d’acculturation, d’appauvrissement et d’asservissement ayant duré un siècle et demi, est tout simplement dénié. C’est comme si Kouchner s’attend à ce que les responsables qui vont succéder à ceux de «la génération de l’indépendance» soient frappés d’amnésie ! Ou peut-être qu’il s’attend à ce qu’ils servent les intérêts français au détriment de leur propre pays. Mais au-delà de cette déclaration de Kouchner, c’est toute la position française par rapport à son passé colonial, faite de dénis et de fuites en avant, qui continue d’empoisonner les rapports algéro-français.
Tout récemment, ces derniers ont ouvert le dossier de leurs essais nucléaires en Algérie, accusant leurs responsables militaires de l’époque de s’être servis de soldats français comme cobayes et apportant des témoignages de victimes de ces essais sans souffler mot sur les victimes civiles algériennes, qui aujourd’hui encore vivent des séquelles atroces d’essais qui ne les concernaient ni de près ni de loin et qui leur ont été imposés sur leur sol.

Mehdi
Dimanche 21 Février 2010 - 10:35
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ACTUALITÉ
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