REFLEXION

Femme courage



Si depuis sa création en 1910, par l’allemande Clara Zetkin, la journée internationale de la femme constitue l’opportunité pour les femmes, à travers le monde afin de revendiquer plus de droits et de reconnaissances, il n’en demeure pas moins qu’en Algérie, elle est réduite à une demi-journée de fête ponctuée par des après-midi récréatifs, agrémentés par des collations. En effet, la célébration de la journée internationale de la femme a été à l’initiative de la journaliste Clara Zetkim à l’effet de faire valoir le droit de vote à la femme, et c’est ainsi que le 8 mars 1914, les femmes allemandes qui ont réclamé le droit de vote, l’ont obtenu le 12 novembre 1918. Le but essentiel de cette journée, en plus de la revendication du droit de vote est l’aboutissement à de meilleures conditions dans la société, le droit au travail et une égalité entre les hommes et les femmes. En Algérie cette journée est réduite à une symbolique fête, dont la majeure partie des femmes algérienne ignorent l’origine et la portée fortement significative de cette journée, mais il ne faut ignorer qu’aujourd’hui, la femme algérienne est devenue un acteur incontournable dans l’édification du pays, pour s’en convaincre, il suffit de constater le nombre très appréciable de femmes en activité dans la société, parfois elles sont plus nombreuses que les hommes dans certains secteurs, tels que la justice, le barreau national, la santé et l’enseignement. Aujourd’hui ces femmes « bâtisseuse d’avenir » gardiennes des traditions « femmes boniches » « femmes potiches », les épithètes fleuris pour décrire « la condition féminine » relèvent du passé. Le statut de la femme, ne cesse d’être revalorisé, dans l’objectif de son épanouissement dans la société. L’élévation du taux de scolarité des filles, l’accroissement du nombre de femme à l’université, l’accès à des professions et métiers traditionnellement occupés par des hommes, l’essor du niveau culturel, les espacements de naissances, ont ouvert d’immenses perspectives, en faveur de la promotion et de l’émancipation féminine. Dans la vie pratique, le statut de la femme est égal à celui de l’homme, quoique, la femme au foyer est considérée en tout que telle. En Algérie le sens de cet évènement, tire son essence de l’histoire, où le combat continue au fil des années pour la légalité des droits de la justice des deux sexes, et la lutte contre la violence. La symbolique du 8 mars appréciée par la gente féminine, s’impose dans la société algérienne, qui ne cesse de vivre de profonds changements. Mais faudrait-il que les leviers de la décision politique, ne restent pas exclusivement entre les mains des hommes Certes, il reste beaucoup à faire, mais la femme algérienne aujourd’hui fait la différence partout.

S.A.A
Mercredi 9 Mars 2011 - 10:47
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CHRONIQUE
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