REFLEXION

FORNAKA : Les tribulations de la population du douar « Ayacha »



« La piste rocailleuse qui traverse notre douar, du nord au sud, et qui s’étale sur une distance de 1500 mètres a été utilisée par nos pères, grands pères et arrières grands pères, sans qu’aucun responsable n’ait daigné réagir pour permettre, à la rigueur, aux élèves de rejoindre leur école et aux femmes, enfants et vieillards de vaquer à leurs occupations. Puis un jour nous apprenons que l’Etat avait programmé une tranche de 500 mètres dans l’attente d’un second tronçon, au prochain plan quinquennal. Mais grande fut notre surprise, lorsque l’entreprise chargée des travaux réalisa 300 mètres sur la piste en question et les 200 mètres restants furent déviés, de l’autre côté de l’école primaire, pour ouvrir une seconde piste pour des raisons que seuls les responsables sur place pourront expliquer. » M. K.L., notre interlocuteur, en présence de plusieurs habitants qui se sont attroupés autour de nous, continua sur la lancée : «Le comble de l’ironie est l’histoire incroyable de la salle de soins et de consultations, qui a été inaugurée, en grande pompe, par M Aek Zoukh, l’ex-wali de Mostaganem, un certain jour du 23 Mai 2004, puis elle fut vidée de son mobilier flambant neuf et fermée le lendemain. Cela fait 6 années et 6 mois que ses portes sont closes et seules quelques colombes y ont trouvé refuge. » Puis les langues se délièrent, en présence de M Rachid Med, le président de la fédération de wilaya des associations de quartiers et de la société civile de Mostaganem, qui assura les présents que toutes leurs doléances seront communiquées a qui de droit, et sans aucune complaisance ,car les explications des autorités municipales ou de celles de Monsieur le chef de daïra, pourraient répondre à leur sollicitudes, et autres interrogations ,sur les problèmes de l’emploi ,de l éclairage public quasi inexistant pour la cinquantaine de familles qui se terrent dans leurs demeures, dès la tombée du jour ,de la dizaine de foyers non pourvus d’électricité à ce jour, qui ont été sommés, par la Sonelgaz, de payer eux mêmes les poteaux, pour bénéficier des bienfaits de la modernité, sinon la célèbre bougie de cire aura un grand avenir, devant elle, au douar des Ayachas, distant de quelques encablures de la nouvelle zone industrielle de Fornaka.

B.Cherifi
Samedi 2 Octobre 2010 - 00:01
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MOSTAGANEM
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