REFLEXION

FLN au musée



Depuis l’indépendance du pays, l’Algérien a toujours vécu des parodies d’élections. Liste unique dans un premier temps sous couvert de liste d’union, puis simulacre de démocratie avec des résultats truqués et des scores dignes des républiques bananières. L’Algérie se prévalait de cet ordre. Jamais l’Algérien, en 40 ans, n’a pu exercer son droit de citoyen, en choisissant librement ses élus. Cette marginalisation a marqué et continuera de marquer durablement les esprits. Il faudrait du temps et beaucoup d’efforts de la part de nos hommes politiques pour redonner confiance au citoyen dans l’opération électorale. La nature même des prochaines élections n’est pas la plus indiquée pour mobiliser les foules. Pour des élections libres, il aurait été plus judicieux et certainement plus mobilisateur de commencer par le jumelage des élections présidentielles et législatives, d’autant plus que les débats auxquels on a eu droit jusqu’à maintenant ont été plutôt «techniques» et en tout cas hors de portée d’un grand nombre d’Algériens malgré l’importance de ces échéances qui conditionneront, en grande partie, notre avenir et l’avenir de nos enfants de par le projet de société qui en sortira. Il est bon de préciser que l’Algérien est face à un choix crucial. Soit il opte pour le projet de société moderniste que l’Algérie a choisi depuis un demi-siècle ; soit il fait le choix d’un projet obscurantiste qui ferait le lit d’une dictature encore plus terrible que celle que nous avons connue après l’indépendance. Paradoxalement, le nombre élevé de partis politiques ne s’est pas traduit par une plus grande mobilisation des électeurs. Les chamailleries, les querelles sans fin et le recours au chantage à la chaise vide de certains représentants au sein des commissions de surveillance des élections ont fini par désabuser un grand nombre d’Algériens et jeter le discrédit sur la classe politique, soupçonnée à juste titre de récupérer le ral bol du peuple à des fins partisanes. Sans aller jusqu’à généraliser cette attitude condamnable, certains, par leurs comportements irresponsables, mettent en danger le processus démocratique. Dès lors comment s’étonner de la désaffection d’un grand nombre d’Algériens pour les élections législatives de 2007? La diabolisation du front de libération nationale (FLN) a fait qu’un nombre important de ses adhérents l’ont déserté et donc exclus de prétendre à un mandat électoral sauf surprise. Le fait de ne pas avoir encore jugé les principaux responsables de ce parti et de faire la distinction entre le militant de base à qui on ne peut rien reprocher et ceux qui sont responsables de la dérive mafieuse qu’a connue le pays sous la conduite du FLN, a eu pour conséquence de marginaliser des milliers d’adhérents qui aujourd’hui font à leur manière de la résistance en s’occupant de leur jardin.

Charef Slamani
Lundi 5 Septembre 2011 - 10:49
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CHRONIQUE
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