REFLEXION

FLAMBEE DES PRIX DES LOGEMENTS : Deux décisions à l'origine des tensions sur le marché immobilier



FLAMBEE DES PRIX DES LOGEMENTS : Deux décisions à l'origine des tensions sur le marché immobilier
Les prix des logements dans les grandes villes n’arrêtent pas d’augmenter ces dernières années. Les logements neufs sont hors de portée des salariés. A Alger, le prix d’un trois pièces commence à partir de 10 millions de dinars et peut atteindre les 30 millions de dinars, voir plus dans certains quartiers dit huppés comme Hydra ou Staoueli. Les prix des logements neufs varient, selon la qualité, le promoteur et le quartier mais ils restent inaccessibles pour des cadres qui gagnent 50.000 ou même 100.000 dinars par mois. Seuls les spéculateurs et les tenants de l’économie informelle peuvent acheter des logements décents dans la capitale. Le phénomène a gagné aussi Oran, la deuxième ville du pays. Les promoteurs immobiliers y proposent aussi des logements promotionnels à 100.000 dinars le m2 et trouvent facilement des acheteurs qui en profitent pour blanchir de l’argent, souvent gagné dans le commerce informel ou illégal. « Les prix pratiqués ces dernières années par les promoteurs sont pas raisonnables », déplore le président de l’Union nationale des promoteurs immobiliers, Larbi Chemmam, lui-même surpris par la hausse vertigineuse des prix de l’immobilier. Cette hausse des prix intervient alors que l’Etat a lancé d’importants programmes de logements aidés comme le logement social participatif (LSP), le logement location-vente AADL. Un programme de construction d’un million de logements a été en effet lancé en 2004 et achevé en 2010. Mais la crise du logement n’a pas été résolue en raison de la faiblesse de l’offre et la forte demande sur le marché de l’immobilier. La décision d’interdire aux acquéreurs de logements LSP et location-vente de vendre leurs logements a fortement contribué à l’aggravation de la tension sur le marché. « Tant que le marché n’est pas suffisamment alimenté, la crise perdurera », soutient M. Chemmam. En fait, la construction de centaines de milliers de logements aidés par l’état n’a pas contribué à réduire la demande sur le marché du logement, notamment dans les grandes villes. A Alger, près de 200.000 demandes de logements ne sont pas encore satisfaites. A la pénurie de logements s’est ajoutée une autre décision du gouvernement : la baisse du taux d’intérêt bancaire à 1% pour les crédits immobiliers. Cette mesure a fait augmenter brutalement le nombre de demandeurs de logements, au moment où l’offre n’a pas évolué. « Il y a des gens qui se présentent pour acheter des logements en affirmant pouvoir payer à crédit grâce à un emprunt bancaire. Mais l’offre de logements est insuffisante, ce qui a contribué à la hausse des prix. C’est la loi de l’offre et de la demande», explique M. Chemmam.

Yacine
Jeudi 11 Novembre 2010 - 00:01
Lu 815 fois
ACTUALITÉ
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 03-12-2016.pdf
2.91 Mo - 03/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+