REFLEXION

FEU PRESIDENT HOUARI BOUMEDIENE : Il y a 37 ans…un Zaïm s’en va

Les héros ne meurent pas, ils disparaissent de nos écrans radars pour mieux réapparaître de nos consciences, pour guider nos pas vers un futur meilleur. La grandeur du feu président Houari Boumediene ne tient pas à son acte, mais à l’honnêteté et le nationalisme conçue par les grands faits qu’il a su accomplir, parce que c’est à travers sa ‘’ Watania’’ que ce héros défunt, continue à nous rappeler, le ‘’Nif Algérien’’ …



Houari Boumediene, de son vrai nom Mohamed Ben Brahim Boukharouba était un militaire promu colonel et un homme politique, qui est né le 23 août 1932 à Guelma et mort le 27 décembre 1978 à Alger. Il vécut dans une famille pauvre du Constantinois, Boumédiène connut déjà très jeune les événements sanglants du 8 mai 1945 à Sétif et à Guelma.
Durant les années quarante, il entreprit des études coraniques à l'institut Kettania de Constantine, puis les poursuivit à l'institut Zitouna de Tunis ; il se dirigea par la suite vers l'institut al-Azhar du Caire. En 1955, il retourne en Algérie où il rejoint les rangs de l'ALN Très vite, il se fait remarquer et occupe le poste de Chef d'état-major. Une fois l'indépendance acquise, il devint vice-président et ministre de la Défense du Conseil de la Révolution qui est alors présidé par Ben Bella. Ne partageant pas les orientations politiques de ce dernier, il décide le 19 juin 1965 de mener un coup d'État au terme duquel il devient le nouveau président de l'Algérie. Sous sa direction, il entreprit plusieurs actions en vue d'estomper sur le plan intérieur, les tensions nées de la guerre d'indépendance. En 1968, il réussit à faire évacuer la dernière base militaire occupée par la France à Mers el Kébir (Oran) ; alors que sur le plan économique, il opte pour le modèle socialiste, il construisit sur la base de ce choix beaucoup d'usines et d'écoles, et contribua surtout, le 24 février 1971, au nom du principe de la récupération des richesses nationales, à la nationalisation des hydrocarbures, au grand dam de la France.
Sur le plan politique international, Boumediene, était un leader des arabes et il a réussi avec mettre en œuvre une machine diplomatique importante de dimension internationale. Le défunt Boumediene avait réussi là où l'Iranien Mossadegh avait échoué. L’année 1973 lui donne une nouvelle fois l’occasion d’affirmer son influence sur le plan international en organisant avec succès le sommet des non-alignés auquel les plus grands dirigeants du Tiers-Monde de l’époque ont assisté, il s’en suit dès lors une période durant laquelle l’Algérie de Boumédiène offrit un soutien très actif aux différents mouvements de libération d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine, et c’est en véritable leader du Tiers Monde qu’il se déplaça en 1974 à New York, pour prendre part à une réunion spéciale de l’Assemblée générale de l’ONU sur les matières premières qu’il a lui-même convoquée au nom des non-alignés, il prononça à cette occasion un discours par lequel il exposa une doctrine économique, appelant entre autres à l’établissement d’un nouvel ordre économique international plus juste, qui prendrait en compte les intérêts du Tiers Monde. En 1975 il accueille le premier sommet de l'OPEP par le biais duquel les membres du cartel ont pu définir une politique pétrolière concertée. Dans le sillage de cette même réunion, il parvint à sceller la paix entre l'Iran du Chah et l'Irak de Saddam Hussein. Sur le plan intérieur, il fit voter en 1976 une charte en vertu de laquelle il promulgue la constitution d'une Assemblée législative ainsi que la création du poste de président de la République, soumis au suffrage universel.
La thèse de l’assassinat et la main du Mossad !
La mort de Boumediene a été qualifiée par plusieurs sources politiques et médiatique de « suspecte », mais ce que l’on sait aujourd’hui et que l’hospitalisation du président Boumediene à l’ex-URSS avait été entourée d’un secret extraordinaire. Après la mort de Boumediene, plusieurs révolutionnaires dans le monde sont morts dans le secret absolu, et même si Chavez et Arafat et avant eux Boumediene sont morts suite à un cancer selon la version médicale, la thèse de l’assassinat plane toujours du moment où le mobile du crime n’est autre que d’éliminer les portes paroles des mouvements de résistance dans le monde, c’est pourquoi il serait liquidé par l’ennemi N°1 des pays arabes et musulmans, Israël.
Le défunt Houari Boumediene soutenait activement les révolutions dans tous les pays du Tiers Monde et prônait une indépendance économique et la nationalisation des hydrocarbures, ce qui constituait une atteinte aux intérêts stratégiques de l’Occident et à leur tête Israël. C’est pourquoi tous les soupçons se dirigent vers Israël et ses traitres dans le monde arabe. Selon plusieurs medias occidentaux, Boumediene aurait été victime d'un empoisonnement lors de son séjour en Syrie. Le Mossad l'aurait contaminé avec du polonium. Selon, l’hebdomadaire britannique Sunday Express, qui cite une source française, les médecins ont détecté une hématurie, caractérisée par des traces de sang dans les urines. L’Iraq aussi, avait appuyé la thèse de l’assassinat. Selon l'ex-ministre des Affaires étrangères irakien Hamed Jabori, Boumediene a été empoisonné par les services irakiens avec du thallium.  Les spécialistes russes, avaient la maladie de Waldenström, une infection rare du sang découverte par un chercheur suédois qui lui a donné son nom. Enfin, tôt ou tard, l’histoire nous dira les 4 vérités sur la mort du Zaïm

 

Riad
Samedi 26 Décembre 2015 - 18:14
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